Fricassée de cèpes, sur dahl de lentilles corail…

 

DSC_0159.JPG

Connaissez-vous ces étranges petits êtres vivants, qui n’appartiennent ni au règne végétal ni à celui animal, nés d’un baiser de soleil posé le long d’un sous bois humide et chaud?

Ils élisent domicile au pied d’un châtaignier, d’un chêne ou d’un hêtre, et s’installent sporadiquement avant les premières gelées pour s’imprégner de la sagesse de ces grands philosophes séculaires et vivre en symbiose avec leurs racines.

Ce règne à part, c’est celui des champignons.

Ces petits lutins ventripotents et bien chapeautés n’ont pas leur pareil pour titiller tous nos sens, déchainer passions et convoitise, appétit, envie, avidité, curiosité.

Leur pousse très rapide, résulte, d’après les scientifiques, d’un phénomène de fermentation, suite à une hydrométrie, une température et un ensoleillement adéquats, mais la réalité est sûrement toute autre, plus fascinante, mystérieuse, fantasmagorique.

Un miracle elfique vieux comme le monde, qui, pourtant, ne manque pas de nous émouvoir à chaque fois, de nous captiver.

Et c’est ainsi que peu avant l’hiver, lorsque les arbres pleurent leurs feuilles, que la terre ivre des dernières pluies d’automne offre ses sous-bois dorés et odorants aux timides rayons du soleil, que la lune y ajoute fraîcheur et mystère, qu’éclosent des milliers de petites créatures caméléon, rusées, joueuses et joyeuses.

Sourdes à nos appels, elles savent cependant se faire entendre et nous montrer le chemin au moyen d’un  lexique non verbal, fait de codes, signes, usages, légendes et chants d’oiseaux.

D’autres fois, elle se plaisent à volontairement brouiller les pistes, se confondant alors à des parterres brodés d’or, des dentelles de fougères, ou à de précieux camées de glands.

Elle nous obligent à nous engager d’avantage.

Avancer.

Revenir sur nos pas, au risque de nous perdre…

Leurs messages secrets ne sont audibles que par l’initié.

Celui qui, avec ses yeux et son coeur  sait reconnaître un trésor d’un leurre, un cèpe d’une amanite, une vie, un coeur qui bât, sous un tapis de feuilles mortes, celui qui s’émeut, s’émerveille du vrai, du pur, en totale communion avec cette nature, féconde et généreuse.

Et subitement lorsque tout est en harmonie, à sa place, et que l’on se retrouve en situation d’adhésion face à la vie, nait alors un sentiment merveilleux de joie de plénitude qui efface le temps, stabilise la conscience et nous fait sentir vivant.

Enfin.

La même émotion jaillit lorsque d’un geste franc le couteau coupe la base du pied, et que le bolet céde, quitte la terre nourricière pour abandonner sa rondeur, ses courbes régulières et généreuses, ses effluves forestières dans nos mains reconnaissantes.

Autrement dit, c’est lorsqu’on lâche enfin le contrôle, lorsqu’on accepte la vie dans ce qu’elle a de plus imprévisible, de plus sublime, de plus simple, que surgit  le vrai, l’indicible.

« Quand le désir de prendre disparaît, les joyaux apparaissent » (Yoga Sutras Patanjali Chap II-37).

Et à mesure que l’on avance, respectueux des profondeurs boisées, les trésors se révèlent.

Des colonies de champignons s’offrent à nos yeux émerveillés, remplissant nos paniers aussi vite que nos coeurs, d’une belle énergie vitale.

DSC_0209.JPG

Le cèpe ne peut être semé, arrosé, cultivé.

Il est farouche, indomptable, libre.

Tout comme ces petits bonheurs, ces heures bleues, ces cadeaux de la vie, qui nous tombent dessus à l’improviste.

Retenir son souffle pour habiter l’instant, s’agenouiller pour exprimer sa gratitude, cueillir et savourer.

Apprécier pleinement, ces joyeuses minutes en suspension, où nos pieds ne touchaient  plus le sol.

Tout comme cette recette née d’un retour de promenade en forêt, au petit matin, et d’un rêve éveillé d’évasion de l’autre côté du Gange…

Rencontre improbable entre deux continents, deux cultures, deux traditions pour un instant de réconfort universel, savoureux et coloré.

Capture d_écran 2018-11-29 à 16.44.58

Le dahl à base de lentilles corail, et d’épices est un véritable cadeau.

Préparé rapidement il ne renferme que des ingrédients bienfaisants pour le corps qu’il nourrit et l’esprit qu’il apaise.

Et en tête de liste se trouve le ghee, ce beurre clarifié, composant phare de la gastronomie indienne et de la cuisine ayurvédique, issu d’un beurre classique duquel on a éliminé l’eau, le lactose et les protéines, véritable aliment noble, quasi sacré.

Pourquoi on va l’adorer ?

  • Tout d’abord, contrairement au beurre, le ghee ne s’oxyde pas.

En effet, le processus de clarification du beurre permet de ne garder qu’une partie de ses composants, ceux-ci ayant la particularité de se conserver bien plus longtemps qu’un beurre classique, même à température ambiante.

  • Il résiste aux cuissons même à haute température.
  • Il est dépourvu de lactose, le beurre ayant été clarifié, il ne contient plus de protéines de lait.

En ayurveda, le ghee est estimé pour ses vertus régénérantes, nutritives et nettoyantes. Rééquilibrant, il facilite le processus digestif. Riche en antioxydants phénoliques, il est également recommandé pour éliminer les toxines et renforcer le système immunitaire.

Le ghee contribue également à l’amélioration de la mémoire, apporte l’élasticité à la peau, nourrit le système osseux et les tissus nerveux, améliore considérablement le sommeil, produit des effets rajeunissants car il provoque la régénération intensive des nouvelles cellules et des tissus.

Bref sa pureté, sa luminosité, sa légèreté et sa transparence font de lui un aliment en or.

Ne vous fiez pas aux apparences, bien qu’entièrement veggie, ce plat n’est pas dépourvu de proteines.

En effet, l’association légumineuse (lentilles) céréales (riz complet) permet l’absorption d’acides aminés de qualités.

Les céréales ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels, les légumineuses non plus : les premières manquent de lysine, les secondes de méthionine. Chacune possède,  celle qui manque à l’autre.

La solution : les associer dans un même repas 😉

DSC_0147.JPG

Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

  • 200 g de lentilles corail
  • 100 g de riz basmati complet
  • 1/4 de potimarron détaillé en petits cubes
  • 10 cl de crème de coco
  • 1 cs de ghee (beurre clarifié)
  • 1 oignon
  • 1 poignée d’épinards en branches
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre frais
  • quelques feuilles de coriandre fraiche
  • 1 cs de graines de fenouil
  • 3 gousses de cardamome
  • 1 cc de curry
  • 1 cc de curcuma
  • Une pointe de Piment (facultatif)
  • 1 cs de coco en poudre
  • 2 ou 3 cèpes
  • 1 poignée de noix de cajou
  • sel

C’est parti !

  • Je commence par rincer les lentilles, et le riz et les laisse tremper 1 h puis une fois égoutés je fais cuire le riz dans deux fois son volume d’eau.

DSC_0144

  • Dans une cocotte, je fais revenir l’oignon émincé dans le ghee, puis j’ajoute les épices, le gingembre, l’ail, les graines de cardamome débarrassées de leur coque, les dés de courge et les lentilles.
  • Je remue bien et verse de l’eau jusqu’à couvrir le mélange.
  • Porter à ébullition et faire cuire une quinzaine de minutes environ
  • Ajouter en fin de cuisson les épinards frais, la crème de coco et laisser mijoter encore 2 minutes.

DSC_0150.JPG

  • Pendant ce temps, je fais cuire les cèpes brossés, et coupés grossièrement, dans une poêle huilée, après avoir pressé une gousse d’ail.

DSC_0151.JPG

  • Une fois que les champignons sont bien dorés, il ne me reste plus qu’à dresser l’assiette ou le bol, au choix, en incorporant le riz au  dahl ou en le présentant séparément.

DSC_0155

  • Quelques feuilles de coriandre, une pincée de noix de coco râpée, et quelques noix de cajou, et c’est prêt !

DSC_0194.JPG

Voici de quoi vous entraîner à repérer un petit bonheur lorsqu’il se présente  😉

DSC_0190.JPG

La texture gourmande des cèpes apporte profondeur, élégance et originalité à ce dahl…

DSC_0156.JPG

Et si vous ne trouvez pas de champignons des bois, vous pourrez toujours vous rabattre sur des champignons de Paris, ou des shitakés 😉

Velouté pâtisson, crème d’amande et gingembre…

DSC_0163.JPG

Les premiers frimas sont là.

L’automne se consume peu à peu, comme la bûche que l’on dépose dans l’âtre, en espérant qu’elle nous tiendra chaud encore quelques heures.

L’été indien que l’on pensait apprivoiser s’en est allé.

Parti adoucir d’autres latitudes, il cède désormais sa place à un hiver taiseux et impatient.

L’hiver est une saison qui mobilise beaucoup d’énergie. L’organisme doit affronter le froid, les jours raccourcis, le manque de lumière, la pluie, les épidémies….

Rechercher le repli,  le calme, le retour à soi, après de si belles envolées estivales est nécessaire.

Cloner la nature dans ce qu’elle a de plus vrai, plonger à nouveau ses racines dans la terre nourricière pour résister aux vents froids et se régénérer.

Déposer ses bagages, pour goûter à l’état de sérénité qu’offre le repos, le lâcher prise.

Ralentir le rythme et faire vibrer à nouveau les routines que la belle saison avait mises en sommeil, celles qui font qu’en dépit de tout, l’hiver nous inspire…

Se glisser à nouveau dans un pull confortable et douillet, sentir le contact apaisant et moelleux d’une écharpe, d’un bonnet.

Frissonner avec délice.

Se rassembler à l’intérieur ; à l’intérieur de soi aussi…

Faire un feu et observer avec enchantement la magie opérer, des craquements du bois jusqu’aux premières étincelles, les contours de la flamme qui danse, hésite, au rythme d’un soupir imperceptible et léger.

Le feu respire de notre souffle coupé.

Il nous émeut, nous captive, nous hypnotise.

Il sublime l’ordinaire.

Confectionner ainsi de petites scènes d’hiver, comme nous avions su honorer l’été, et aimer éperdument ce retour à la maison, en toute sérénité, à l’abri du reste du monde.

Finalement, l’hiver se révèle être une saison bien plus hédoniste qu’on ne le croit puisque tout pousse à la volupté, aux plaisirs simples, comme regarder tomber la pluie, se glisser dans un bain chaud, ou poser amoureusement ses mains autour d’un bol de soupe fumante pour se réchauffer…

Les potages crémeux font écho à ce besoin de réconfort, de douceur.

Ils nous ancrent dans nos sensations en toute conscience, mobilisent tout notre être à éprouver un plaisir simple et délicieux.

Véritables armes de destruction massive contre les radicaux libres, les soupes permettent aussi grâce à leur richesse en légumes d’apporter les nutriments et les antioxydants nécessaires à notre bien-être tout en nous hydratant.

Anti-fatigue, anti-grise mine, anti-rhume, anti-déprime, coupe-faim, détox, les soupes, selon la version choisie, ont chacune mille et un messages à nous transmettre.

Délicieuses petites pépites réconfortantes, à nous de savoir les exploiter au mieux pour en retirer tous les bienfaits.

Chaque légume permet d’atteindre des sommets de plaisir, et le pâtisson, variété quelque peu oubliée n’échappe pas à la règle.

Il propose généreusement sa pulpe ferme, d’un blanc laiteux, légèrement sucrée, dont la saveur évoque celle de l’artichaut, à la réalisation d’un velouté tendre et suave, à consommer sans modération comme antidote à l’hiver.

Très riche en eau et particulièrement digeste, ce ne sont pas ses 16 kcal/100 g qui vont nous faire rougir.

Contenant beaucoup de minéraux, en particulier du potassium qui assure le bon développement des cellules nerveuses et musculaires, il n’est pas en reste côté vitamines et notamment celles du groupe C et B9.

Pour conserver tous les bénéfices des soupes et autres veloutés, il est important de respecter quelques règles simples :

  • ne pas faire tremper trop longtemps les légumes pour éviter la « fuite » des nutriments dans l’eau de trempage.
  • limiter le temps de cuisson pour empêcher la dénaturation des nutriments.
  • favoriser une cuisson à la vapeur douce (95°) pour conserver intactes toutes les vitamines.
  • ne pas découper les légumes à l’avance pour lutter contre l’oxydation de la vitamine C.

DSC_0144

Ce qu’il me faut :

  • un joli pâtisson
  • 2 cs de purée d’amande
  • 80 cl environ de bouillon de légumes
  • 1 cm de gingembre frais
  • une poignée d’amandes pelées
  • quelques feuilles de cerfeuil
  • 1 cs de kasha (sarrasin torréfié)

C’est parti !

  • La veille au soir, je fais tremper dans un bol d’eau filtrée les amandes, non pelées, non grillées et non salées, pour faciliter leur épluchage, certes, mais pas que.

En effet, l’acide phytique et les tanins de la peau rendent les amandes plus difficiles à digérer, et inhibent l’absorption des nutriments. Le trempage et l’élimination de la peau suppriment ces inconvénients et optimisent l’assimilation des minéraux présents dans les aliments consommés tout en prenant soin des estomacs sensibles.

En plus d’être riches en calcium, magnésium et fibres, les amandes présentent une teneur en protéine élevée ainsi que de bonnes graisses, les fameux oméga 3.

  • Je fais ensuite cuire à la vapeur douce une dizaine de minutes le pâtisson afin de l’attendrir, cela facilitera le découpage.

IMG_E9062.JPG

  • Puis, délicatement, je l’incise sur le dessus et après avoir ôté toutes les graines, je creuse avec une cuillère à soupe pour en récupérer la chair.
  • Je la mets ensuite dans un mixer, avec le bouillon de légumes chaud, le gingembre, l’estragon, et la purée d’amande, et je mixe jusqu’à l’obtention d’un velouté so creamy 😉

DSC_0169.jpg

Il ne me reste plus qu’à le verser dans sa belle embarcation d’origine, ou directement dans un mug pour le déguster, bien chaud, parsemé de cerfeuil, d’amandes pelées, et de graines de sarrasin torréfiées pour le côté crunchy .

DSC_0140.JPG

Prêtes pour l’hiver 😉

Galette d’automne, avocado cream et carottes rainbow…

DSC_0145.JPG

Une pluie de miel caresse désormais les jardins.

La lumière douce apparait en filigrane derrière chaque branche d’arbre, et même si officiellement l’été s’en est allé, ces derniers jours, il nous a semblé qu’il rebroussait chemin pour venir chercher les rayons qu’un soleil bienveillant avait laissé tomber par mégarde.

Il suffit de se promener en forêt  pour ressentir des émois quasi primaires au contact de cette somptueuse nature automnale.

Respirer à pleins poumons l’odeur de l’humus, se délecter des craquements de feuilles et de glands sous nos pas, écouter ce silence si grandiose fait de mille petits bruits imperceptibles.

S’immerger.

Prendre un grand bain de nature, de couleurs, de vie, comme on plonge du haut d’une falaise dans les eaux iodées et vivifiantes de l’océan.

Les camaïeux terracotta, bruns, pourpre qui caressent les feuilles des arbres, font danser tous nos sens, imprimant dans chacune de nos cellules leur belle énergie, l’ADN de la vie, et à mesure que les branches se dénudent dans une chorégraphie pudique et subtile, nous restons là, éblouis, face à ce spectacle divin.

Dans quelques semaines, comme l’été l’a fait avant lui, l’automne tirera sa révérence pour laisser doucement s’installer l’hiver, et tout comme nous le fûmes de la belle saison, celle qui lui succèdera, nous laissera nostalgiques.

Nostalgiques de ses couleurs, de sa douceur, de tous les jolis souvenirs que nous y avions tricotés.

DSC_0223.JPG

Le passé possède le pouvoir de faire d’un simple souvenir un moment féérique, d’une simple absence, un abîme.

Les détails de notre quotidien se succèdent, et nous n’avons pas toujours conscience que, de la manière dont nous  les aborderons aujourd’hui, dépendront nos états d’âme de demain.

Enchainer les instants de vie comme on croque dans une pomme juste pour calmer sa faim, sans conscience, sans conséquence, sans prendre le temps de sentir couler doucement chaque goutte de sucre dans sa gorge, sans apprécier la texture ferme et légèrement granuleuse du fruit, la rondeur de sa chair, ses notes acidulées, c’est s’exposer à un risque.

Celui de regretter.

Regretter de ne pas avoir su profiter d’une occasion, aussi anodine soit-elle, et que cet évènement consommé par omission, vienne demain nous hanter, nourrir notre mélancolie, notre spleen.

Et aussi vrai que l’automne est le printemps de l’hiver, l’instant qui précède est toujours le printemps de celui qui suit, alors soyons attentifs, ouverts à chaque proposition et vivons-la réellement comme un cadeau, un « présent » 😉

Entourons chaque petit instant de vie, le plus beau comme le plus pénible, d’un ruban de soie rose et parcourons-le avec attention, conscience, amour, bienveillance.

Traversons dés aujourd’hui toutes ces scènes, exactement comme on aura envie de s’en souvenir dans dix ou vingt ans, histoire de ne pas avoir, le moment venu, à regarder par dessus l’épaule 😉

Et pour éviter d’être nostalgique quand viendra l’hiver, célébrons tout de suite l’automne dans ce qu’il a de plus festif, de plus flamboyant avec une recette haute en couleurs, une envolée de saveurs, de textures, de promesses…

Une base légère et facile à réaliser inspirée de la socca de Nice, ma ville de coeur, et d’une crème verte et soyeuse sur laquelle faire éclore un arc en ciel de couleurs.

 

DSC_0164.JPG

Des carottes multicolores, des betteraves, légumes racine reliés directement à la terre l’élément fort de la saison, riches en anthocyanes, des pigments naturels, source de vitamine E, bons pour notre peau, mais aussi des vitamines A et C pour un effet antioxydant maximal.

De la farine de pois chiche, qui conserve toutes les propriétés de cette  légumineuse à très haute teneur en protéines et en lipides assimilables, des fibres, des vitamines dont la vitamine B9 indispensable au bon fonctionnement de nos globules rouges.

Mais aussi des oligo-éléments nécessaires au bon développement du métabolisme, agents protecteurs majeurs contre les radicaux libres dont le manganèse et le cuivre présents à profusion.

Ils interviennent dans de nombreux processus métaboliques, en particulier dans la préservation de la membrane entourant les cellules de l’organisme, une protection indispensable pour lutter contre le stress oxydatif responsable de certains cancers, des maladies coronariennes, neurodégénératives et du vieillissement cutané.

Précisons que la farine de pois chiches est totalement dépourvue de gluten.

DSC_0213.JPG

Ce qu’il me faut pour 4 personnes 

La galette :

  • 60 g de farine de pois chiches
  • 10 cl d’eau
  • 2 cs d’huile d’olive
  • sel, poivre
  • 1 cc de graines de fenouil
  • 2 cs d’estragon émincé
  • 2 cm de gingembre râpé

La crème :

  • 2 avocats mûrs
  • le jus d’1/2 citron vert
  • 100 g de pois chiches cuits et égouttés
  • 1 cs de tahini
  • sel, poivre

La garniture :

  • 1 carotte pourpre
  • 1 carotte jaune
  • 1 carotte orange
  • 1/2 betterave Chioggia
  • quelques feuilles de coriandre
  • une poignée d’amandes effilées ou de pignons de pin

DSC_0190

C’est parti !

J’allume le four à 200° et prépare ensuite la galette en mélangeant les ingrédients qui s’y rapportent dans un bol, pour verser ensuite la préparation dans un moule à tarte recouvert d’un papier sulfurisé.

Je laisse cuire environ 5 min, la galette doit être bien dorée.

Pendant ce temps je prépare la crème, qui s’apparente à une sorte de houmous d’avocat.

Pour cela il me suffit de mixer les pois chiches égouttés avec les avocats, le tahini, le jus de citron,  le sel et le poivre.

Bien entendu, vous pouvez ajouter de l’ail si vous aimez ça, ou du piment, moi je préfère une version plus soft.

Mixez jusqu’à obtenir une crème lisse et soyeuse, n’hésitez pas à ajouter un peu d’eau si ce n’est pas le cas.

Puis déposez là dans une poche à douille.

Une fois la galette refroidie, il ne reste plus qu’à la garnir avec le houmous d’avocat, pour y faire fleurir de jolies pétales de carottes rainbow ponctuées de betterave Chioggia. Pour cela il suffit de découper à l’économe de longs rubans que vous roulerez sur eux-mêmes.

DSC_0141.JPG

Quelques pluches de coriandre, et pourquoi pas quelques amandes effilées juste dorées à la poelle ou quelques pignons et vous pourrez croquer dans cette galette généreuse et réconfortante.

DSC_0150.JPG

La preuve que l’on peut toujours combattre la grisaille, quelle que soit la saison, idem dans vos coeurs et quel que soit le terreau de base.

Laissez s’envoler les mauvaises pensées et tout ce qui vous encombre au vent d’automne pour ne cultiver que bienveillance, joie et bonne humeur 😉