Tiramisù en mode vegan …

IMG_2832.jpg

Depuis quelques semaines, me voilà toute excitée par une nouvelle passion, la pâtisserie  végan.

Phénomène trendy, certes, mais réelle envie de se faire plaisir avec des ingrédients de choix, totalement green.

Alors pour relever le défi, quoi de plus naturel que de laisser parler mes origines italiennes, et d’orienter mon choix  vers un dessert phare, mille et une fois décliné, bombe calorique, ayant une fâcheuse tendance à faire rétrécir nos jeans : le tiramisù.

Celui-là même qui te fait prendre 300 calories aux 100 grammes, à condition de n’en manger QUE 100 grammes, celui-là même qui t’a appris la signification du mot CULPABILITE…mais du mot TUERIE, aussi…Rien qu’en prononçant son nom, dont la traduction littérale signifie « remonte-moi.. le moral » tu comprends qu’il va falloir le garder le moral, pour marcher, courir, danser, nager, pédaler, transpirer, dans l’espoir de gommer  les traces de son impact sur tes hanches.

Mais sur H&C, on prend soin des filles, normal ce sont des princesses, et on a résolument adopté la version plus glamour, et plus green, tout aussi réconfortante, « so creamy », qui, au lieu de saturer notre organisme de sucre raffiné et de mauvaises graisses, de jouer méchamment avec notre glycémie et notre taux de cholestérol, nous apporte, des calories, certes, mais aussi de bons nutriments, des vitamines et minéraux, des fibres, et surtout du plaisir…

Alors, un tiramisù gluten free, sans oeufs, sans sucre raffiné, sans la moindre lichette de mascarpone et autre crème fraiche, vous n’y croyez pas? Impossible n’est pas vegan, les filles 🙂

L110031thumb.jpg

Ce qu’il me faut  (pour 4 personnes) :

  • pour le biscuit : 
    • 60 g d’amandes ou noisettes
    • 75 g de dattes
    • 30 ml de lait d’amande
  • pour la crème au café :
    • 125 g de noix de cajou trempées au moins 12 heures
    • 60 g de dattes
    • 50 ml d’eau
    • 30 ml d’huile de coco
    • 3 cs de café « ristretto »  (moi je remplace par du déca)
  • pour la crème mascarpone sans mascarpone :
    • 150 g de noix de cajou trempées 12 heures au moins
    • 150 ml de lait d’amande
    • 1 cc d’huile de coco fondue
    • 1 cc de vanille en poudre
    • 1 à 2 cs de cacao cru

C’est parti :

IMG_2763.JPG

La veille au soir, pense à mettre à tremper tes noix de cajou dans un grand bol d’eau.

Tu peux faire une grande quantité de tiramisù et le stocker au frais quelques jours; L’absence d’oeufs et de crème augmente la durée de vie des tiramisù …enfin en théorie…

Le jour « j »

Il n’y a pas plus simple et plus rapide,  si tu sais te servir de ton mixer, tu sais réaliser le tiramisù…

Commence par rassembler tous les ingrédients entrant dans la composition du biscuit (amandes, dattes, lait d’amande) et mixe-les jusqu’à obtenir une consistance « crumble ».

Ensuite prépare la crème café en mixant les noix de cajou trempées que tu égouteras, les dattes, l’eau, l’huile de coco, et le café (ou déca) refroidi. N’hésite pas à adapter la recette en fonction de tes goûts, moi je mets moins de dattes, pour un effet moins sucré. Le résultat doit être onctueux et homogène.

Enfin prépare la crème vanille, en mixant les noix de cajou trempées et égoutées, la vanille, le lait d’amande et l’huile de coco. Tu obtiendras un appareil crémeux à souhait et léger comme de la neige.

Ensuite, deux options, soit tu utilises un grand plat à gratin, soit des petites tasses, ou coupelles individuelles. Moi je préfère la 2ème solution et je conseille de faire de toutes petites quantités de tiramisù, pour accompagner ton petit thé ou café d’après repas.

IMG_2844.JPG

Tu commences par une couche de biscuit, sans trop aplatir, ensuite une couche de crème café, et une couche de crème vanille, et pour finir tu saupoudres d’un peu de cacao cru, à l’aide d’une passoire. Techniquement il est plus simple de remplir avec précision les coupelles si tu utilises des poches à douille remplies de tes deux versions de crèmes, mais si tu n’en a pas tu peux le faire à la spatule.

IMG_2767.JPG

Tu filmes chaque petites merveilles et hop au frigo pendant au moins 4 heures.

IMG_2768.jpg

Buonissimo… et bluffant…

Alors, dés ce soir, les filles, petite halte à la Biocoop pour acheter les ingrédients, et ce week-end, tiramisù vegan per tutti !!!…venez ensuite partager votre expérience sur le blog, les photos seront les bienvenues 🙂

IMG_2833.jpg

Envoyez-moi les photos de vos jolis tiramisù vegan, je les partagerai avec joie 😉

IMG_2436.jpeg

Bravo Nadine pour ton tiramisù creamy et yummy à souhait !

Ma salade tiède potimarron, roquette, kale…

IMG_2712.JPG

C’est bien connu, nous les filles on est fan de salades, car dans nos jolis petits cerveaux de princesses, une seule idée en point de mire : le bikini-impact, oui parfaitement, même en plein mois de janvier…Et je dirais même, surtout en plein mois de janvier…car un corps de rêve en août sur la plage, ça s’anticipe, Monsieur, ça se travaille dés maintenant, là tout de suite!! Sans parler des plus chanceuses d’entre vous, qui dans quelques semaines, à l’autre bout du monde, n’hésiteront pas à exhiber sur une plage de sable fin leur plastique à faire pleurer de rage Gisele Bündchen…Je ne cite personne…elles sauront se reconnaitre!

Je disais donc, une salade, oui mais une salade toute tiède, pour ne pas risquer de refroidir nos petits métabolismes déjà bien assez affairés à déclarer la guerre à tous ces vilains virus qui les menacent en ce moment.

L’idée c’est de mélanger du cru,  pour les vitamines, avec la reine des salades, la roquette :   petit gout piquant, 11 calories aux 100 g, THE aliment minceur par excellence, et du cuit, avec de jolis légumes racines, colorés et joyeux. En plus de nous faire des hanches toutes fines, la roquette s’occupe aussi de notre peau  grâce aux vitamines A, C, et E qu’elle contient et des flavonoïdes qui luttent contre les méfaits du soleil et du vieillissement.

Pour réchauffer notre petite salade et lui donner un petit côté crunchy on va faire rôtir le potimarron, et la betterave chioggia notre super best friend antioxydante, et ajouter des feuilles de kale pour les vitamines A et K, le calcium, le magnésium, et le potassium.

Ce qu’il me faut pour un méga bowl de bonne humeur :

IMG_2698.JPG

  • 1/4 de potimarron bio
  • une grosse poignée de roquette
  • une betterave Chioggia crue
  • 2 cm de gingembre
  • 4 feuilles de kale
  • 2 cs de quinoa cuit
  • quelques graines de grenade (les miennes sont déshydratées)
  • 2 cuillères à soupe d’huile de coco liquéfiée
  • quelques graines de courge
  • des noisettes torréfiées et concassées
  • une pince de crabe décortiquée (en option)
  • pour l’assaisonnement : 2 cs d’huile de chanvre ou de noisette+1 cs de vinaigre de cidre de pommes+1cc de moutarde

C’est parti :

  • tu fais préchauffer ton four à 180°
  • tu épluches la betterave que tu coupes en grosses allumettes, tu en fais de même avec le potimarron non épluché.
  • tu récupères les feuilles uniquement des branches de kale, les parties centrales étant trop dures.
  • tu disposes tout ce petit monde sur une plaque allant au four, et recouverte d’un papier sulfurisé, et tu les badigeonnes d’huile de coco, de gingembre râpé, et de sel et poivre

img_2699

  • tu fais cuire 20 à 30 minutes en surveillant car selon la grosseur des morceaux la cuisson sera plus ou moins rapide
  • ensuite tu prépares ta vinaigrette avec tous les ingrédients ci-dessus
  • et tu disposes dans un joli bowl (ou une assiette creuse) la roquette, les légumes rôtis, le quinoa déjà cuit, les graines de courge, les noisettes torréfiées et concassées, les graines de grenade, la vinaigrette, et voila une super salade veggie 😉
  • pour une version plus iodée tu peux ajouter une pince de crabe décortiquée, ou quelques crevettes.

img_2705

Sur ce même principe, tu peux rôtir tous les légumes de ton choix (courges, brocolis, patates douces, carottes, betteraves, panais, topinambours, céleris-rave, navets, fenouils, choux-fleurs…).Tu les enduis d’huile de coco, et hop environ 20 petites minutes au four à 180°. Tu peux ensuite faire une petite sauce avec :

  • 2 cs de Tahini, tu sais la purée de graines de sésame,
  • 1/2 cc de gingembre râpé,
  • 1 cc de miso (ou de tamarin),
  • une gousse d’ail écrasée,
  • le jus d’1/2 citron,
  • et 2CS d’eau,
  • du sel du poivre,
  • et des graines de chanvre pour le crunchy

Ou bien pour une version plus Bollywood, tu peux tout simplement les saupoudrer de curry et de noix de cajou concassées  😉

IMG_2736.jpg

IMG_2737.jpg

Déguste vite avant que ça ne refroidisse !

Zodio-Avignon-soiree-privee-je-suis-une-princesse-et-j-assume.jpg

Crédit Photos : Lisa Berrocal

Soyons dans le « flow »…

 

http://yogae.fr

Depuis que je suis tombée, par hasard, sur cette vidéo, je n’arrête pas de la regarder en boucle. Outre la douce voix de Viola Martinsson, et le message qu’elle véhicule, qui pourrait nous servir de mantra, à nous les filles  :

« You can try but never stop me (tu peux tenter, mais tu ne m’arrêteras jamais)
This is what I’m made of (c’est ce dont je suis faite)
I will never ever let go (je ne lâcherai jamais)
This is what I’m made of (c’est ce dont je suis faite)
No one can control me (personne ne peut me contrôler)
Cause this is what I’m made of (parce que c’est ce dont je suis faite)
You can hit but never break me (tu peux frapper mais jamais tu ne me briseras)
This is what I’m made of « (c’est ce dont je suis faite)

…il y a la beauté du corps et du geste. Il y a Marie…

La représentation incontestable de ce qu’est le « flow ». Ce flux qui rend la séquence si fluide, si majestueuse, si belle. Les postures s’enchainent comme les vagues ondulent, avec pour seule cadence, celle de la musique et du souffle. Et puis peu à peu l’énergie  monte et accompagne la posture, l’intensifie, la ponctue avec justesse, la pose, alignée, dans l’instant présent. Une sorte de chorégraphie, trait-d’union entre le corps et l’âme, faisant circuler la vie. Instant de grâce, où le cerveau cesse d’émettre, pour se concentrer sur l’équilibre, la perfection.

Cette notion de « flow » n’avait jusqu’à maintenant, à mes yeux, qu’une signification empirique, j’ignorais totalement qu’elle avait aussi un fondement scientifique en psychologie, où elle désigne un état d’immersion dans l’action de manière optimale. On ne fait plus qu’un avec l’action elle-même, sans plus penser, sans plus réfléchir, en totale cohérence avec son corps et son souffle, animé par cette énergie quasi-instinctive, quasi-primitive, quasi-animale, qui nous happe, nous absorbe, nous englouti dans les abysses du bien être. Une sorte d’instant de grâce qui suspend le temps, les émotions négatives, la peine, la colère, la douleur..

Ce concept, élaboré par le psychologue  hongrois Mihály Csíkszentmihályi, a été largement repris dans de nombreux domaines, du sport à la spiritualité en passant par les activités aussi diverses que variées telles que lecture, musique, arts créatifs, bricolage…

Dans son livre, l’auteur nous apprend que « pour atteindre le bonheur, il est important de multiplier les expériences optimales de manière à recréer et préserver son équilibre mental. » Il souligne également « l’importance d’avoir un fil conducteur à ces multiples expériences optimales pour éviter la désorientation et donner réellement un sens à sa vie. »

http://livre.fnac.com/a1476861/Mihaly-Csikszentmihalyi-Vivre

images.png

N’avez-vous jamais vécu ces minutes folles, de plaisir et bonheur mélés, où l’on a l’impression de sortir de soi-même, quitter son corps, pour n’être qu’âme, concentrée sur le geste, le mot, le son…Personnellement il m’arrive de ressentir ces minutes bleues lorsque j’exécute certaines postures de yoga, lorsque je visualise cette vague alimentée par mon souffle,  qui traverse mon corps de l’intérieur pour le nettoyer, le dépolluer de ses ressentis, de ses peurs, de ses pensées négatives…Mais aussi, lorsque, les semences pénètrent le bois, au rythme du métronome, à l’atelier de tapisserie d’Hélène, où les heures sont des secondes, où seule compte la précision du geste, le tomber de l’étoffe, le toucher des outils, l’énergie positive de nous toutes, mélange de bienveillance et gratitude…

Atteindre le « flow » c’est « être dans la zone » c’est chaque fois que l’on ressent cette douce chaleur qui nous envahit, absorbés par une activité qui nous captive,  qui mobilise toute notre concentration, pendant laquelle on met notre vécu entre parenthèses, plus rien n’a d’importance que l’ardeur extrême mise dans la perfection du geste.

Le paradoxe  c’est que bien que le « le flow » soit un état de contrôle, il est aussi vécu comme un état second, une sorte de perte de conscience de soi, les sportifs sont unanimes pour dire que ce n’est pas un état dans lequel on peut se mettre, mais plutôt un état que l’on trouve, une sorte de graal divin qui nous tombe dessus, et que l’on déguste. En pratiquant le yoga, il n’ est pas rare  de parvenir à cet état d’hyper-concentration, vectorisé par la respiration et les techniques de visualisation, nous menant à cette connection intime et bienfaisante.

C’est un état totalement centré sur la motivation, un voyage intérieur, qui représente peut-être l’expérience suprême, en employant les émotions au service de la performance et de l’apprentissage. Dans le « flow », les émotions ne sont pas seulement contenues et canalisées, mais elles sont rendues positives, stimulantes, et en coordination avec la tâche accomplie, elles font monter en nous un sentiment de joie, d’extase.

Et du « flow » au bonheur il n’y a qu’un pas, Mihály Csíkszentmihályi, l’a prouvé, il s’est rendu compte que les gens heureux n’étaient généralement pas au bord d’une piscine  sirotant un cocktail, mais bien en train d’effectuer une activité qu’ils appréciaient.

Alors les filles, déroulez vos tapis, sortez vos aiguilles à tricoter, à vos perceuses, à vos marteaux, dégustez un moment de lecture, écoutez des chants tibétains, chaussez vos baskets et parcourez des kilomètres sur une plage déserte… soyez heureuses et avancez dans le flow…

IMG_2747.jpg