Veggie cremoso…

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Vous n’avez pas pu passer à côté de la tendance émergente du moment : le « fromage végétal ».

Ce phénomène est la réponse adéquate aux besoins d’une communauté de plus en plus nombreuse, comprenant les vegan certes, mais pas que.

Il fédère également toutes les personnes que le lactose incommode et elles sont bien plus nombreuses qu’on ne le pense.

Le lactose est un sucre naturellement présent dans le lait, qui nécessite, pour être bien digéré une enzyme appelée lactase, que tous les mammifères sécrètent à la naissance et  dont la production s’arrête presque complètement après le sevrage.

Dans le cas des humains, cette enzyme décroît en moyenne de 90 % à 95 % au début de la petite enfance créant chez certains une intolérance qui engendre un inconfort intestinal.

Il ne s’agit pas d’une allergie car le système immunitaire n’est pas en cause, mais simplement d’une incapacité à digérer les produits dérivés du lait.

Du coup, le lactose non assimilé descend directement dans le gros intestin où il est fermenté par des bactéries, entrainant ballonnements et troubles digestifs, mais aussi divers symptômes systémiques comme maux de tête, problèmes de concentration, fatigue chronique, palpitations, aphtes…

La prévalence de l’intolérance varie selon les ethnies :

  • 40% d’intolérants en France,
  • prés de 70% en Suisse
  • et 100 %  de la population en Asie.

Alors à vous de voir où vous vous situez.

Il n’est pas nécessaire de renoncer à votre petit morceau de Beaufort d’Alpage, ou de Camembert, si cela vous met en joie, dans la mesure où leur consommation ne met pas vos intestins en vrac…

Le fromage étant très addictif on ne le sait que trop, l’idée c’est peut-être d’en freiner la consommation, pour en faire un véritable moment plaisir, et dans l’intervalle, céder sans modération à l’alternative végétale pour une expérience vraiment bluffante.

« Vromage » pour les uns, « faux-mage » ou « frawmage » pour les autres, la règlementation stricto sensu, n’autorise l’utilisation du terme  fromage, « que si le produit a été réalisé à base de lait de vache, brebis ou chèvre. »

Difficile, donc, même par le biais d’une interprétation  très extensive des textes, de qualifier cette petite spécialité pseudo lactée de  » fromage », alors qu’elle ne provient d’aucun pis, si ce n’est de la traite pure et simple d’oléagineux bienfaisants ?

Mais a-t-on besoin d’une appellation déterminée pour goûter aux avantages de ces petites pépites moulées, qui ont déjà su gagner leur légitimité à force de crémeux et d’onctuosité ?

Non. Il suffit d’envisager le « veggie cheese » comme une entité à part, délicieuse et réconfortante, et la noix de cajou avec son extrême richesse en magnésium n’est pas complètement étrangère à cette action feel good…

S’abandonner à ce petit délice à tartiner ou à déguster seul, ou accompagné d’un coeur de sucrine bien croquant, ou d’un coulis généreux…

A parsemer de noix, de baies roses, ou de fines herbes, bref, encore un espace vierge où laisser s’exprimer sa créativité.

Et de la créativité, Claire Vallée, la talentueuse chef du restaurant ONA, n’en manque pas. Elle a su éveiller en moi, étonnement et désir, grâce à son délicieux vromage.

https://healthyandcrunchy.com/2018/05/20/ona-le-green-chic-explorateur-de-gouts-et-agitateur-de-consciences/

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J’ai eu envie de retrouver cette saveur généreuse et lactée, proche de celle d’un Brillat Savarin bien affiné 😉

Après de nombreux essais,  j’en suis arrivée à ce résultat qui me satisfait et semble se rapprocher de la version proposée par Claire.

On dit que la Chef utiliserait un ingrédient improbable et peu connu : le lupin.

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Autrefois consommé comme une légumineuse, le lupin est aujourd’hui majoritairement utilisé sous forme de farine, mais peut aussi se consommer directement en graines .

  • Le lupin contient 40 % de protéines (bon pour nos muscles, ongles et cheveux).
  • Il a un index glycémique bas (il freine la production de sucre dans l’organisme).
  • Il a un petit goût de noisette à tomber !
  • Il est sans gluten.
Et pour la préparation de nos petits crémeux, c’est pile poile ce qu’il faut, pour relever le tout et faire que les papilles s’émoustillent dans un ballet sensuel et cadencé.

Ce qu’il me faut pour un joli petit cremoso  :

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  1. 50 g de noix de cajou nature.
  2. 50 g de lupins décortiqués.
  3. 1 trait de jus de citron.
  4. un peu d’eau.
  5. 1/2 cc de sel
  6. 1 cs de levure alimentaire en paillettes.
  7. des fines herbes, des baies roses, du poivre noir, des noix concassées, des graines…Bref tout ce qu’il vous plaira pour aromatiser votre petit crémoso.

Un petit moule ou plutôt un cercle ou carré en inox, un bon robot pour mixer et voilà tout !

C’est parti :

  • je commence par éplucher les graines de lupin
  • puis je les mets dans le robot avec les noix de cajou que j’aurai préalablement fait tremper quelques heures
  • j’ajoute le jus de citron
  • le sel
  • la levure alimentaire qui apportera en plus de ses nombreuses vitamines du groupe B, indispensables à l’entrée de l’automne pour freiner la chute capillaire, son petit goût fromager.

https://healthyandcrunchy.com/2017/11/06/la-levure-nutritionnelle-la-star-des-paillettes/

  • je mixe jusqu’à obtenir une crème veloutée et onctueuse, mais ferme, je rajoute un peu d’eau si nécessaire.
  • il ne me reste plus qu’à mouler mon crémoso et l’abandonner quelques heures au frais pour qu’il fige.

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  • au moment de le démouler je parsème de quelques herbes, de noix concassées, de baies roses, sésame noir….

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Son petit goût frais est à tomber !

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Pour les amateurs de sensations fortes il est possible d’ajouter piment d’espelette, ail…

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Sachez que votre petit cremoso se conservera jusqu’à 3 ou 4 jours au frais.

Mais on parie que vous n’attendrez pas jusque là pour le dévorer?

 

Veggie bolo …

 

DSC_0181.JPGPas de temps à perdre c’est la rentrée !

Qui dit rentrée, dit course.

Course aux fournitures scolaires, course aux rendez-vous, aux inscriptions, course contre la montre, course à pied pour les plus courageuses, bref, reprise de la routine et donc pas forcément le temps de cuisiner sain.

Et pourtant s’il y a bien deux périodes incontournables dans le calendrier, où l’on a l’impression de reprendre sa vie en main, de gommer les erreurs du passé et de voguer vers un avenir tout neuf, c’est bien janvier et …septembre !

Une remise à zéro des compteurs physiques et émotionnels, un nouveau départ, une page blanche, sur laquelle laisser s’exprimer en toute liberté et en toute conscience, nos nouvelles envies.

Mais attention, le but n’est pas de prendre des engagements que l’on ne pourra pas tenir.

Inutile de tout remettre en question, parfois il suffit d’un petit recadrage de ses anciennes habitudes pour être en totale cohérence avec ses besoins actuels.

Adoucir chaque matin en posant avec bienveillance une intention, peut contribuer à rendre enivrantes, fleuries et lumineuses comme un jardin d’été, chacune de nos journées…

Se contenter d’être ce que l’on est, et l’être complètement, car au fond le but ce n’est pas d’atteindre la version 2.0 de nous-même, de tout détruire, révolutionner, bouleverser, faire exploser…pour finalement reconstruire à l’identique, car, il faut bien l’avouer, les vieilles habitudes ont tendance à s’accrocher, comme les coquillages sur le dos des baleines…

Prenons plutôt conscience de ce qui vit en nous, cultivons notre différence, aménageons de petites béquilles en bois flotté qui nous aideront à traverser les difficulté avec sérénité, humour.

Repeindre les heures noires et bleu, apprendre à s’aimer, postulat de base, si l’on veut être en mesure d’aimer les autres…

Et il en va de même pour ce que nous mangeons. Il n’est nullement question de faire table rase de nos anciens principes, qui font écho à notre éducation, notre histoire personnelle, nos goûts, notre culture, notre philosophie, notre éthique…

Repenser les contours des tendances que l’on voudrait leur donner, rester sourd à toute forme de manipulation commerciale et ne laisser aucun individu influencer notre ligne de conduite.

Car au fond la seule personne qui sait vraiment ce qui est bon pour elle, c’est bien nous, non?

Alors, faisons-nous confiance !

Et ouvrons-nous, ouvrons-nous aux possibles…Faisons voler en éclat les postulats, les règles, et partons à l’aventure !

Pour preuve : cette recette de bolognaise.

Les omnivores y verront une expérience nouvelle, la découverte d’une étape  non carnée mais délicieuse, les autres enrichiront peut-être leur paysage culinaire d’une inspiration nouvelle.

La cuisine regorge de mondes à explorer, de sentiers aux allures inaccessibles, menant à de petits paradis goûteux et parfumés, alors à vos boussoles, enfilons nos chaussures de randonnée, et soyons les nouveaux explorateurs du goût !

Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

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  • 200 g de lentilles
  • 3 carottes
  • 600 g de tomates fraiches
  • 1 poireau
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre,
  • 1 cc de fenouil en poudre
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • basilic
  • 2 cs de levure nutritionnelle
  • pâtes (sans gluten en ce qui me concerne)
C’est parti !
  1. Emincer d’abord finement le poireau puis le mettre dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.
  2. Couper ensuite les carottes en brunoise très fine puis les ajouter au poireau quand il a commencé à cuire .
  3. Rincer alors les lentilles que vous aurez fait tremper la veille, et cuisez-les 20 à 30 minutes avec une algue kombu pour accélérer la cuisson et les rendre plus digestes.
  4. Dans une sauteuse, faire revenir les tomates fraiches et coupées en morceaux, les carottes, les poireaux, ainsi que les lentilles cuites, assaisonnez et faites mijoter en remuant de temps en temps, pour que les saveurs et les parfums se mêlent, et que les lentilles prennent une texture souple.
  5. Il ne vous reste plus qu’à faire bouillir de l’eau salée pour y cuire, al dente, des fusilli ou des spaghetti…

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Incorporez-y ensuite votre sauces sublime et soyez heureux!

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N’hésitez pas à vous approprier cette recette en y ajoutant des olives finement émincées, ou des câpres…Ah! et n’oubliez pas le basilic, frais de préférence 😉

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La sauce est généreuse et comble parfaitement l’absence de viande, vous pouvez saupoudrer de levure nutritionnelle pour un petit goût relevé de parmesan…

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On parie que vous en reprendrez ?

Patate douce surprise …

 

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Parce que l’on n’a pas toujours le temps ni l’envie, de passer des heures en cuisine…
Parce que les choses les plus saines et les plus simples, s’avèrent toujours être les meilleures…
Parce que l’été touche à sa fin et que les moments privilégiés de partage, en famille ou entre amis restent, à juste titre notre priorité.
Des aliments sains et délicieux, vite préparés et qui nous aident en douceur à refermer l’album de vacances pour se caler à nouveau sur le rythme de la rentrée, voilà ce dont nous avons besoin.

 

Quitter le yang, saison estivale où l’énergie avait atteint son maximum, des jours longs,  une chaleur puissante, soleil, abondance, pour se diriger lentement vers l’automne, saison yin, plus fraîche, lunaire, espace de transition, véritable choc entre l’apogée de l’énergie estivale et celle du calme abordant l’hiver.

Saison d’intériorisation.

La nature elle aussi ralenti son rythme.

Les journées se font plus brèves, les matins plus frais, les chants d’oiseaux plus lointains.

Chaque rayon de soleil s’envisage comme un cadeau, un oubli de l’été, un crayon de couleur tombé du cartable qui diffuse du bleu sur notre horizon.

Comment basculer de l’été à l’automne sans filet ?

Difficile d’accepter la logique improbable du calendrier qui en vingt-quatre heures voudrait nous faire changer de saison, en nous retirant tout ce qui a fait notre bonheur des semaines durant, pour soudain nous mettre au gris.

Heureusement il existe ce que les uns appellent l’intersaison, et les autres la 5ème saison, trait d’union entre ce qu’il faut laisser partir, ce qui n’a plus lieu d’être, et ce qui vient, mais n’est pas encore là…

Comme une passerelle, une petite échelle de bois, que l’on déroulerait au gré du courant pour traverser la rivière sans mouiller nos chaussures.

Passer de la saison mourante à celle naissante….En douceur…

Equilibrer les déséquilibres de nos états énergétiques grâce à l’enracinement à la terre, notre point d’ancrage, pour tempérer et harmoniser, tout en s’allégeant du superflu.

 

Ecouter son corps, ses envies de douceur, de couleur, de réconfort, et se faire plaisir, avec tous les aliments qui nous font du bien.

Et la patate douce, sensuelle et suave, petite boule d’énergie, et de lumière, en fait partie.

Elle se logera volontiers dans nos lunch box de rentrée, pour célébrer la fin de l’été de manière complète, festive et joyeuse et aborder l’automne avec enthousiasme.

Pourquoi on va l’adorer ?

Parce qu’elle se décline en mille  recettes, et parce que sa peau solide et sa chair onctueuse peuvent servir d’embarcation d’un jour, à de jolis légumes et céréales pour une escapade healthy…

Pépite nutritionnelle, elle est riche en cuivre, manganèse, vitamines A et B6, elles déborde d’anthocyanine réputée  diminuer les risques de développer un cancer du côlon, et de bêta-carotène pour conserver son joli teint de vacances.

 

Aliment beauté grâce à son super pouvoir antioxydant, elle répare notre peau soumise aux agressions du soleil, vent et sel, et réduit le mauvais cholestérol.
Protecteur  hépatique, antidiabétique elle booste notre système immunitaire tout entier et en cette période de transition climatique il est bon de se savoir protégé.

Association gagnante avec le quinoa, qui nous permet de faire le plein de protéines végétales puisqu’il est l’un des rares à  posséder tous les acides aminés essentiels à l’organisme. Dans la majorité des cas, seuls les produits d’origine animale assurent un apport en acides aminés aussi complet.

Pour résumer, disons que la petite graine des Andes fait le même job que la viande, mais en mieux puisqu’elle est plus digeste, et beaucoup moins grasse.

Sans oublier les nombreux minéraux et vitamines qu’elle contient, notamment du groupe B, qui permettent au corps de mieux assimiler les protéines.

Jugez plutôt :

  • riche en magnésium, le quinoa détend les muscles, aide à réguler la tension artérielle, à abaisser le taux de stress, et permet un sommeil de meilleure qualité. Autant d’actions positives pour conserver ou retrouver un bon moral.
  • riche en tryptophane, un acide aminé essentiel qui favorise également un sommeil réparateur et améliore l’humeur en stimulant la production de sérotonine, un neurotransmetteur appelé hormone du plaisir ou de la bonne humeur.
  • à index glycémique bas, le quinoa est également un véritable allié de la digestion.
  • riche en fibres il rassasie et stimule doucement le transit.
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Les crudités tels que le chou rouge et l’avocat apporteront leurs vitamines et leur fraicheur contrastante avec la chair de la pomme de terre juste rôtie…
L’expérience vous tente ?
Ce qu’il me faut pour 4 personnes :
  • 4 patates douces de taille moyenne
  • 150 g de quinoa cuit
  • 65g de noix
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 2 cs d’huile d’olive
  • Sel & poivre
  • 1 cc de cumin
  • 1 cc de gingembre râpé
  • 1 cc de graines de fenouil
  • 2 cs de graines de sésame noir
  • 1/4 de chou rouge râpé
  • 2 avocats mûrs
  • 3 cs de pois chiches cuits et égouttés
  • quelques feuilles de menthe
  • 1-2 cuil. à soupe d’eau
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C’est parti !
  1. Préchauffer le four à 200 C. Percer les patates douces plusieurs fois avec une fourchette. Recouvrir une plaque de papier sulfurisé et y déposer les patates douces. Enfourner pendant une heure ou plus si besoin, jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres et rôties.
  2. Pour la garniture de quinoa-noix : placer les noix dans un mixeur et pulser 2 ou 3 fois pour les couper en tout petit morceaux.
  3. Faire chauffer de l’huile dans une large poêle, puis ajouter le quinoa cuit, les noix  l’ail, les épices ainsi qu’un peu d’eau pour humidifier l’ensemble. Faire mijoter quelques minutes à feu moyen.
  4. Râper ensuite le chou rouge
  5. Pour la crème d’avocat : placer tous les ingrédients (avocat, menthe, sel, poivre, pois chiches, eau) dans un blender et mixer jusqu’à l’obtention d’une consistance douce et crémeuse.
  6. Assembler les patates douces en les coupant en deux dans le sens de la longueur et en les garnissant du mélange noix-quinoa. Réhausser de la crème d’avocat et ajouter le chou rouge, saupoudrez de sésame noir, et dégustez sans attendre !

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La texture fondante et sucrée de la patate, viendra se marier à merveille avec le croquant du chou rouge, pendant que les petits grains de quinoa exploseront en bouche, suavement nappés de crème d’avocat et soulignés par les éclats de noix… Goûtez c’est une expérience unique qui vous attend 😉

 

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Tout ce qu’il vous faut pour faire le plein de protéines végétales avec l’association pseudo céréales (quinoa) et légumineuses (pois chiches), des légumes joyeux et colorés pour la bonne humeur, du goût, du crunchy, le bonheur quoi 😉