Bocerno, une belle aventure familiale…

DSC04160-2.JPG

Charlotte et moi avons une passion commune : le yoga, c’est donc tout naturellement que nos tapis se sont déroulés côte à côte dans les locaux du très cosy Yoga With You, à Bordeaux.

Adeptes de nourriture saine, tant du corps que de l’esprit, nos conversations ont très vite débordé de l’asana, à la noix…

Elle m’a raconté son parcours, si riche malgré son jeune âge et ce joli projet qui la portait depuis quelques mois : créer son huile de noix bio et gastronomique, à partir de la plantation familiale.

Charlotte possède un fort ancrage à la terre.

Elle y puise ses racines, sa force, mais aussi l’inspiration, à l’origine de cette belle aventure.

Tout en elle s’inscrit dans une volonté délibérée de perpétrer les traditions, en y apportant une touche de modernité afin de proposer un produit de qualité, parfaitement abouti, qui s’inscrira dans l’histoire.

Utiliser ce que la nature et ses aïeux lui ont transmis et le transformer, avec ses compétences, son savoir.

C’est donc tout naturellement que ses valeurs et son étique l’ont guidée vers la voie d’une production Biologique et d’un pressage à froid, pour conserver les qualités gustatives et nutritionnelles du fruit.

Et dans cette démarche respectueuse de l’environnement, Charlotte ne recule devant rien.

Le coffret de présentation des huiles ainsi que les étiquettes sont fabriqués à partir de carton et papier biodégradables et recyclables labellisés FSC.

Le tourteau, ce résidu de noix issu du pressage, est à l’étude pour être peut-être un jour, commercialisé sous forme de farine.

Exempt de gluten, riche en protéines et en vitamines, il se prête parfaitement à la réalisation de recettes aussi diverses que variées telles que des galettes de légumes, cakes, cookies ou granolas …

Il faut savoir que l’engagement motive chacun des choix de Charlotte, la  sincérité chacune de ses démarches et l’intention positive chacune de ses actions.

Inspirante et lumineuse, son discours sonne juste, et derrière Bocerno, se cache une véritable solidarité familiale portée par une passion commune celle de l’agriculture biologique et des produits du terroir Français.

L’huile de noix pressée et commercialisée par Charlotte  est une véritable pépite.

Incroyablement riche, suave, précieuse, pure et raffinée dans son bel écrin de verre, elle ajoute  un arôme subtil, et transforme en or tout ce qu’elle caresse.

– Qui est Charlotte Castel ? 

0.jpeg

Née à Bordeaux il y a 27 ans, elle est le fruit de la mixité : un grand-père paternel fils d’immigrés espagnols, une grand-mère bordelaise, et des grands-parents maternels d’Alsace et de Lorraine, ont tatoué en elle l’empreinte du voyage et le goût de l’aventure.

Petite fille de vigneron et fille de négociant en vin, elle a depuis son enfance baigné dans le monde viticole et si cette passion familiale ne l’a pas gagnée « je ne bois pas même une goutte de ce nectar « avoue-t-elle, son père lui a transmis son amour de la nature et des arbres.

Après un traditionnel parcours au lycée général, il lui a fallu choisir sa voie professionnelle.

« Ne sachant pas du tout vers quelles études m’orienter, je suis partie à Vancouver cinq mois pour apprendre les bases de l’anglais. Une fois de retour en France, je me suis un peu perdue dans mes choix de formation. Après avoir essayé lettres et droit, sans réelle conviction, j’ai décidé de repartir un mois au Burkina Faso et un mois au Cambodge pour des missions humanitaires. Cela a été l’occasion pour moi de prendre du recul sur ma situation. »

De retour à Bordeaux, elle rejoint l’entreprise familiale pour y travailler en tant qu’opératrice de ligne d’embouteillage avant d’intégrer le service qualité.

« Cette dernière expérience a été déterminante, puisqu’elle a éveillé en moi un fort attrait pour l’univers agroalimentaire.

Les différents scandales qui l’ont entaché ces dernières années, ne sont à mon avis pas  incompatible avec une recherche de qualité ainsi qu’une volonté de respecter les matières premières. Je suis convaincue que les abus faits par certains grands groupes agroalimentaires ne représentent pas notre avenir et qu’une prise de conscience générale est en train de se mettre en place, incitant les consommateurs à rechercher plus de qualité, traçabilité, et un meilleur respect de l’environnement. »

Ces perspectives ont ainsi amené Charlotte à vouloir fabriquer des produits transformés naturels et goûteux à la fois, dans une démarche écoresponsable.

« C’est donc de cette façon que j’ai tout d’abord choisi d’effectuer une prépa en BTS diététique pour acquérir des bases en nutrition, avant de réaliser un BTS Sciences et Techniques des Aliments. J’ai enfin complété ma formation par un Master en Logistique Agroalimentaire en alternance. »

A l’issue de ses études, en septembre 2018, elle s’est immédiatement lancée dans le projet Bocerno, dans lequel elle y a mis toute son énergie, toutes ses compétences, tout son coeur.

DSC04464-2-2.JPG

– Comment est née l’aventure « BOCERNO» ?

« L’aventure Bocerno est née d’un projet familial. Mes parents, amoureux de la Dordogne, ont acheté des terres agricoles dans le Périgord Noir sur lesquelles ils ont décidé de planter des noyers. Le choix de cette variété d’arbres n’est pas un hasard puisque le Périgord est l’un des deux bassins historiques français de la culture de la noix.

Noyeraie 2.jpg

De mon côté, j’avais depuis longtemps l’idée et surtout l’envie de créer un produit qui me corresponde. Cette opportunité de mise en place de verger a de suite fait écho en moi.

En y associant mon goût pour l’agroalimentaire et la gastronomie, j’y ai immédiatement vu l’occasion unique de réaliser un rêve avec le soutien de ma famille et l’aide de mon cousin, Charles Fricker, qui me complète dans sa réalisation. »

DSC04233-2.JPG

– Pourquoi avoir choisi l’huile de noix ?

« Les vertus nutritionnelles et les qualités organoleptiques de la noix font de son huile un véritable élixir santé, d’une grande finesse gastronomique. Au-delà du lien avec le développement de nos vergers, c’est donc la richesse de son potentiel qui m’a amené à vouloir sublimer la noix en produit gastronomique. C’est pour cela aussi que j’ai fait le choix d’un processus de production à froid, qui permet de révéler toute la fraîcheur du fruit. »

DSC04970-2.JPG

Riche en omégas 3 et acides gras poly-insaturés, elle met à profit ce bon gras pour prévenir les maladies cardiovasculaires en réduisant le taux de mauvais cholestérol dans le sang.

Grâce à ses polyphénols , stérols végétaux, vitamines, acide linolénique, et manganèse, elle possède un pouvoir anti-oxydant très efficace qui aide notre organisme à lutter contre les attaques des radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire.

Côté vitamines l’huile de noix permet de se ressourcer en :

  • fer
  • phosphore
  • magnésium
  • cuivre
  • vitamines B1, B6
  • et en folate.

Bref, vous l’aurez compris, la noix préserve la santé de notre corps et la jeunesse de notre peau, son éclat et son élasticité.

« J’ajouterai enfin, qu’en plus d’être un fruit traditionnellement produit en France, elle permet de tisser un lien très fort avec l’histoire de notre territoire. »

– Peux-tu nous expliquer le procédé de fabrication de Bocerno?

« Pour produire mon huile j’ai choisi un procédé de pression à froid car c’est celui qui, d’après moi, révèle véritablement toute la fraîcheur de la noix, son délicat parfum de fruit.

La technique est assez simple :

Les cerneaux sont broyés, puis très légèrement chauffés par un tunnel (40°C environ) avant d’être pressés par un système de vis sans fin.

L’huile qui s’écoule alors directement est mise à décanter dans des cuves pendant près de trois semaines.

Elle est enfin, filtrée au travers de filtres à plaques afin d’être élégamment embouteillée. »

noyeraie en développement Saint Geyrac.jpg

– As-tu une routine « Healthy » ? 

« Concernant mon alimentation, je commence la journée par un grand bol de muesli maison (avec beaucoup de noix !), puis je mange à chaque repas des légumes et des féculents.

Je ne consomme plus de viande et très peu de poisson, que je remplace par des œufs ou des légumineuses.

Question forme, j’essaye de pratiquer le yoga au moins trois fois par semaine. »

– Quelles sont les personnes qui t’inspirent ? 

« Ma principale source d’inspiration, je la puise dans ma famille.

Je suis extrêmement admirative du courage et de la force entrepreneuriale de mon grand-oncle, mon grand-père et leurs frères et sœurs.

Mon père est également une référence clef, à la fois pour sa sensibilité à l’agriculture raisonnée et son respect pour la nature, et pour sa ténacité dans tous les projets qu’il entreprend.

En dehors du cadre familial, j’admire toutes les personnes qui œuvrent pour le bien-être des autres et de la Nature, que ce soit dans leurs actions quotidiennes ou dans le domaine de l’entreprenariat. Il y a toujours énormément à apprendre auprès d’eux. »

DSC04250-2.JPG

 

Subtile, parfumée, suave et fruitée, l’huile gastronomique de noix Bio Bocerno, se prête à toutes les associations.

Elle m’a menée instinctivement vers des recettes simples et rapides, qui permettent de révéler toutes les notes fruitées de la noix.

Carottes rainbow vapeur douce, huile de noix bio Bocerno et sarrasin :

DSC_0272.JPG

J’ai choisi des carottes rainbow pour leur visuel original et leur petit goût sucré, mais vous pouvez réaliser cette recette avec les légumes de votre choix.

Ce qu’il me faut :

  • un bouquet de carottes rainbow
  • 2 CS d’huile de Noix Bio Bocerno
  • 1 CS de graines de sarrasin toasté
  • sel rose de l’Himalaya

C’est parti !

Il suffit de découper les carottes en spaghettis à l’aide d’un spiralizer, ou bien de les tailler en rondelles à la mandoline. Le plus important étant qu’elles soient très fines car la cuisson sera quasi-instantanée.

DSC_0251.JPG

Déposez les légumes dans le panier de votre cuit-vapeur, et laissez-les juste s’attendrir pendant 2 minutes environ.

DSC_0271.JPG

Puis dressez à l’assiette et arrosez généreusement d’huile de noix, de fleur de sel, et de quelques graines de sarrasin toasté pour l’effet crunchy 😉

DSC_0277.jpg

L’huile gastronomique Bio Bocerno sublime n’importe quel légume vapeur.

Velouté d’asperges à l’huile de noix bio Bocerno :

DSC_0303.JPG

Ce qu’il me faut pour 4 jolis bols :

DSC_0225.jpg

  • 2 bottes d’asperges blanches
  • 1 bouillon de légumes
  • 1 cm de gingembre frais râpé
  • 1 petite pomme de terre
  • 2 CS d’huile de noix bio Bocerno
  • 4 noix concassées
  • quelques branches de Thym citron

DSC_0284.jpg

C’est parti

  • Je commence par éplucher les asperges, et couper leur pied.
  • J’épluche aussi la pomme de terre et la taille en gros dés
  • Puis je fais cuire tout ce petit monde dans un grand volume d’eau, j’ajoute le bouillon de légumes.
  • Je mixe ensuite la préparation en ajoutant le gingembre râpé
  • Je place le tout au réfrigérateur pour quelques heures
  • Puis je verse le velouté dans de jolis bols et j’arrose copieusement d’huile de noix bio Bocerno.

DSC_0319.JPG

  • Quelques pluches de thym citron et quelques éclats de noix et c’est l’extase !

DSC_0340.JPG

Attention, l’huile végétale de noix s’oxyde rapidement, elle ne peut donc être chauffée.

Il est impératif de l’ajouter une fois les aliments cuits, à froid.

Conservez-la au réfrigérateur, à l’abri de l’air et de la lumière.

Vous pouvez commander votre huile Bocerno, directement sur le site.

https://www.bocerno.com et avec le code HEALTHYCRUNCHY, une surprise vous attend 😉

Capture d’écran 2019-06-19 à 14.51.21.png

 

Pavlova vegan aux fruits et chantilly de coco…

DSC_0248.JPG

La peur est une émotion généralement ressentie en présence d’un danger ou d’une menace.

Parfois, il arrive qu’elle s’installe et finisse par devenir une réponse réflexe, la seule que notre mental puisse proposer, orientant ainsi chacune des grandes comme des petites décisions de notre vie vers la non-action, le recul, le repli sur soi.

Peur de souffrir, peur de l’inconnu, de l’inconfort, de l’échec, du ridicule, peur de ne pas être à la hauteur…

Peur de faire un choix.

Peur de faire le choix.

Mais « ne pas choisir c’est encore choisir  » (Jean-Paul Sartre)

C’est passer toute sa vie à l’arrêt, ne pas suivre la cadence, rester en retrait, regarder le train passer derrière sa fenêtre, et se dire que l’on aurait pu faire partie du voyage.

Rêver aux mille merveilles que l’on aurait pu traverser, aux rencontres, aux parfums, enivrants, aux saveurs sucrées.

Mais pour cela encore aurait-il fallu composter son billet, désamorcer la routine mentale, empêcher la peur d’investir tout l’espace.

Déplacer en douceur les contours, puis les frontières de sa zone de confort.

Déraciner les ronces, couper les herbes irritantes, celles qui provoquent des réactions épidermiques de rejet et freinent l’avancée.

Se positionner en premier fan de soi, premier supporter, premier coach.

Car au fond de quoi avons-nous réellement peur?

D’un scénario monté de toutes pièces par notre mental?

Et si ailleurs, au delà de nos ruminations, il existait un espace d’être? Un lieu où l’on pourrait agréablement évoluer, en toute sécurité, un endroit qui nous permette de changer le cours de notre vie, d’aller vers de nouvelles expériences enrichissantes et bienfaisantes?

Et si le seul moyen pour avancer vers l’extra-ordinaire était justement de dépasser sa peur?

Cesser de la nourrir, la laisser tomber au sol inanimée, pour la voir enfin s’évanouir.

Marcher alors sur ses contours, comme on enjambe une branche de bois mort.

Démêler la pelote et remonter à l’origine.

Peur animale, désir de fuite, histoire personnelle, instinct de survie, ou juste inconfort, doute, mal être ?

La peur est un pur produit de l’esprit. Elle nous projette le film de ce qui n’existe pas, en nous enfermant à double tour dans notre imaginaire.

Elle nous cloisonne du monde et de l’éveil et s’ancrer dans la réalité est le seul moyen de lui barrer la route.

Oser dépasser les symptômes et s’installer malgré tout dans l’inconfort.

Accepter que toutes ces étapes de doute et d’incertitude soient le passage obligé, vers la destination finale, le mieux, le bon, le juste, le vrai.

Prendre les décisions, même celles qui nous paralysent, celles que l’on met parfois toute une vie à éviter, mais qui finissent tôt ou tard par nous rattraper.

Car au final, cette aventure un peu folle, faite de peurs à surmonter, de défis à pulvériser, n’est-ce pas cela que l’on appelle la vie?

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! »Paulo Coelho

Et bien sûr, il ne faut pas se mentir pendant un temps ce sera tout ça, difficile, nouveau, incertain, inconfortable, douloureux, déstabilisant, mais par quel autre chemin  pourrait-on atteindre ses rêves?

Ces petites victoires sur nous -mêmes, ces mini-everest nous font grandir, ressentir la vie couler dans nos veines, atteindre des sommets de bonheur.

« Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu. » Victor Hugo.

Et prendre des risques en cuisine, ça veut dire aussi s’écarter des sentiers battus, envisager un ingrédient sous un autre angle.

Le défi est lancé, réaliser une meringue sans oeufs.

A première vue, impossible, mais en dépassant ses préjugés, ses peurs et ses doutes, on se rend très vite à l’évidence, il existe un autre chemin.

Il passe par l’aquafaba, cette  « eau de haricots » qui est en fait du jus de pois chiche, alternative « green » au blanc d’œuf. Une fois fouetté avec du sucre, ce jus se transforme comme par magie, il blanchit, grandit pour donner une texture veloutée, douce et ouatée proche des blancs en neige.

DSC_0361.JPG

L’intérêt de cette découverte culinaire repose sur l’absence de produit animal, c’est évident, mais aussi et surtout l’envie d’explorer de nouvelles techniques culinaires totalement végétales, de proposer une offre intéressante aux personnes allergiques, bref de se prouver qu’il existe toujours un plan B au-delà des certitudes 😉

D’un point de vue nutritionnel, on en sait peu sur l’aquafaba, si ce n’est qu’il est très peu calorique et qu’il contient des traces de protéines.

Et puis c’est un concept éco-responsable puisque vous pourrez recycler les pois chiches en préparant un délicieux houmous la recette est par ici :

https://healthyandcrunchy.com/2018/03/28/houmous-sur-crackers-a-la-pulpe-de-carottes-et-graines/

Prêts à tenter l’aventure aquafaba ? Alors go, go, go 😉

Ce qu’il me faut :

DSC_0349.jpg

Pour la meringue :

  • 130 g de jus de pois chiches
  • 120 g de sucre glace
  • 1 c. à café d’arrow root (ou fécule de maïs)
  • 1 jus de citron
Pour la chantilly de noix de coco
  • 1 brique de crème de coco 
  • 2 cs de sirop d’agave 
  • 1/2 c. à café de poudre de vanille
Garniture
  • les fruits frais de votre choix
C’est parti !
DSC_0350.JPG
  • Versez le jus de pois-chiches dans le batteur avec un tiers du sucre et battez jusqu’à obtenir une meringue légèrement montée. Incorporez alors tout le reste du sucre, la cuillère d’arrow root (magasins bio) et le jus de citron. Soyez patients l’aquafaba demande un peu plus de temps pour monter en neige que le blanc d’oeufs.

DSC_0366.JPG

  • Lorsque la meringue sera brillante et lisse, dressez là sur un plat allant au four revêtu d’un papier sulfurisé. N’oubliez pas de creuser le centre pour pouvoir y déposer ensuite la crème et les fruits.

DSC_0369.JPG

  • Mettez à cuire à 110°C au four pendant 1H30 environ.
  • Pendant ce temps montez la crème de coco au batteur après avoir pris soin de la réfrigérer un jour avant. N’utilisez que la partie solide et gardez le liquide pour un pudding de chia par exemple 😉

DSC_0385.JPG

  • Il ne vous reste plus qu’à dresser la pavlova en mettant la chantilly de coco au centre, puis les fruits par dessus.

DSC_0378.jpg

N’hésitez pas à napper le tout généreusement avec du coulis de fruits rouges 😉

DSC_0236.JPG

La meringue reste croquante à l’extérieur et fondante à l’intérieur.

On parie que désormais vous ne regarderez plus votre bocal de pois chiches de la même manière?

 

Pesto de kale aux noix…

DSC_0232.JPG

L’été n’est plus qu’à quelques brasses, et avec lui les injonctions et frustrations infligées à notre corps.

Les régimes commencent déjà à fleurir sur toutes les vitrines,  les écrans, les magazines.

Message subliminal à portée tyrannique : Il nous faut, coûte que coûte, être minces.

Toute notre énergie se focalisera alors à soigner un extérieur jugé « non conforme » nous faisant voyager de régimes protéinés en jeûnes insensés, de mono-diètes en plan détox, qui n’auront de miraculeux que l’effet marketing qu’ils infligeront à nos subconscients et les profits juteux qu’ils rapporteront à des gourous peu scrupuleux.

Mais à mesure que nous partirons en croisade à la reconquête de la version  « instagramable » de nous-mêmes, c’est de notre âme que nous nous éloignerons.

Car ce n’est pas à l’extérieur que se situe le coeur du problème, non, c’est bien à l’intérieur.

Il existe au plus profond de nous un abime dans lequel vit un dragon qui réclame sa dose de nourriture affective quotidienne, un être fait de chair et de sensibilité qui ne demande qu’à être aimé, choyé, rassuré, réconforté, parce qu’il ne ressemble à aucun autre.

Au lieu de cela, nous le priverons, le rationnerons, le frustrerons, croyant ainsi le dominer, le bâillonner…

Erreur !

Tous ces mauvais traitements ne feront qu’aggraver les choses.

Un magma de sons caverneux nous empêchant d’entendre nos véritables sensations de faim ou de satiété remontera du plus profond de nous.

Nous n’aurons ainsi plus d’autre alternative que d’assouvir toutes ses demandes par de l’excès.

Nous emplirons notre brouette de tout ce qui nous tombera sous la main pour combler le gouffre, et faire taire l’écho de cette souffrance.

Nous diaboliserons certains aliments.

Prenez une tablette de chocolat, endormie au fond d’un placard, blottie dans ses draps de papier argenté, elle ne renferme aucune menace aucun danger, c’est sa rencontre avec nos émotions qui fait d’elle une bombe à retardement, capable de ravager la plus harmonieuse des courbes pondérales.

De plaisir intense elle deviendra souffrance  extrême, nous réduisant à l’obsession, la compulsion, la culpabilité.

Et ce torrent boueux de honte et de mépris, nous éloignera encore un peu plus de nous même, ou plus exactement de l’image parfaite que l’on voudrait donner de notre personne.

Alors que faire?

Tout d’abord museler cet ego tyrannique et imposteur, pour apprendre à (ré)écouter  son véritable « moi » et lui accorder toute l’attention qu’il mérite.

Le respecter.

L’aimer, enfin …

Vivre l’expérience de l’instant présent pour rétablir la communication radio avec notre être véritable, et prendre acte de ses besoins, ses peurs, ses manques, ses ressentis, sans jugement, en toute bienveillance.

Etre à l’écoute.

Percevoir les moindre sanglots avant qu’ils ne débordent en rivière.

Etablir un lien de compassion avec cet être de lumière qui vit à l’intérieur de nous, et prendre soin de lui quand il souffre, l’apaiser, le motiver, l’encourager.

Faire de ses combats, nos victoires, de ses souffrances nos priorités.

Adoucir son rapport à soi-même, se reconnecter à sa respiration, pour se sentir renaître à chaque inspiration.

Cesser les hostilités avec soi-même, et prendre conscience que l’on a déjà tout à l’intérieur.

Accueillir les espaces douloureux et trouver le confort dans l’inconfort.

Accepter nos failles, nos insuffisances, nos manquements, nos erreurs.

Cesser de cultiver cet idéal, ce « surmoi », égoïste et narcissique qui  nous pousse à des comportements à risques tant pour notre santé physique qu’émotionnelle.

Observer à travers le filtre de la compassion, chacune de nos actions, de nos pensées et faire fi de ces dénigrements permanents qui nous enferment dans la médiocrité, alors que tant de merveilles vivent en nous.

En prendre soin pour deviner nos véritables besoins physiologiques, affectifs, mentaux, et trouver la voie d’une alimentation appropriée, naturelle, sans artifices, ni privations.

Nous pourrions installer de nouvelles routines plus saines, sans rester dans le déni,  sans chercher à tout prix à être celle ou celui que nous ne sommes pas.

« Il existe un curieux paradoxe qui fait que c’est au moment où je m’accepte tel que je suis, que je deviens capable de changer » Carl Rogers.

Etre capable d’identifier quelle partie à l’intérieur de nous recherche à être nourrie et si c’est notre coeur, refermer immédiatement la porte du réfrigérateur pour  ouvrir celle de la présence à soi en se reconnectant à ses besoins, en s’écoutant plus attentivement.

Apprendre à percevoir les lames de fond qui montent depuis les abysses, pour éviter que les vagues de colère, tristesse ou solitude, nous projettent violemment sur les rochers de la gourmandise …

Briser les schémas qui nous feront directement plonger dans la nourriture thérapeutique.

Accueillir ses émotions avec bienveillance pour les désarmer avant qu’elles ne blessent.

Héberger la chute ou la rechute avec humour et curiosité.

Trébucher, pour le plaisir de se relever.

Dépasser les conflits, gommer le sentiment de honte, oublier le poids, et redonner à l’alimentation sa véritable vocation : calmer la faim, nous apporter les nutriments et les vitamines dont notre corps a besoin, les calories nécessaires pour que chaque jour la vie puisse couler en nous.

Bannir les régimes.

Et c’est ainsi qu’instinctivement nous nous rapprocherons des aliments santé et que nous conserverons ou retrouverons un poids de forme.

DSC_0228.JPG

Le chou kale participe à cette démarche « éco-responsable », de nous-mêmes.

  • Allié minceur

Il n’apporte que 50 calories pour 100 g. Riche en fibres solubles et insolubles, il permet de ralentir l’arrivée du glucose dans le sang et donc de prévenir les pics de glycémie.

  • Bon pour la santé des yeux 

Il est l’un des légumes contenant le plus de lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants appartenant à la famille des caroténoïdes, bénéfiques pour la santé oculaire.

  • Il stimule le système immunitaire 

Il est un grand pourvoyeur de flavonoïdes (dont la quercétine) qui possèdent des propriétés antioxydantes et protègent le système immunitaire.

  • Prévention de certains cancers

Il contient d’autres substances antioxydantes, comme les glucosinolates, qui jouent un rôle dans la prévention de certains cancers.

  • Riche en calcium végétal

Le kale est gorgé de calcium. Avec une teneur de 150mg de calcium pour 100g, il en fournit davantage qu’un verre de lait .

  • Des minéraux et des vitamines en quantité

Il fait le poids côté minéraux et oligo-éléments, notamment magnésium et potassium, et vitamines C et A.

Consommer 100 g de chou kale permet de couvrir 150% de ses besoins en vitamine C pour une journée.

  • Un taux record de vitamine K

Très riche en vitamine K, qui joue un rôle important dans la coagulation sanguine,  essentielle à notre organisme.

Alors si vous êtes convaincus on y va 😉

DSC_0225.JPG

Ce qu’il me faut pour 4 petites assiettes :

  • 100 g de feuilles de kale
  • 1 cc de fenouil en poudre
  • Quelques feuilles de basilic
  • 40 g de noix
  • 3 CS de parmesan (ou de levure nutritionnelle pour la version vegan)
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g d’huile de noix
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de pâtes avec ou sans gluten

DSC_0229

C’est parti !

  • Je commence par laver les feuilles de chou Kale, et retirer la partie centrale dure.
  • Puis je les cuit 5 minutes à la vapeur douce afin de les attendrir.
  • Pendant ce temps je mets à bouillir une grande casserole d’eau salée.
  • Je rassemble ensuite dans le bol d’un mixer le chou, l’ail, l’huile, les noix, le basilic, le fenouil, et le sel, pour obtenir un pesto savoureux. Je n’hésite pas à ajouter une ou deux cuillères à soupe d’eau pour obtenir une crème vraiment onctueuse.

DSC_0239.JPG

  • Je fais cuire les pâtes al dente, et je nappe ensuite avec le pesto de Kale, j’ajoute quelques brisures de noix, du parmesan ou de la levure nutritionnelle, rectifie l’assaisonnement et c’est tout 😉

DSC_0254.JPG

Les noix apportent le « crunchy » mais aussi les bonnes graisses oméga 3 ainsi que des protéines végétales.

Plus aucune raison de redouter l’épreuve du maillot de bain cet été, il est désormais possible de se faire plaisir tout en prêtant une oreille attentive et bienveillante à nos sensations de faim et satiété.

DSC_0229.JPG

Au lieu de manger, connectés à un écran quel qu’il soit, amenez la conscience à l’intérieur de vous et observez ce qui s’y passe…Savourez chaque bouchée comme si c’était la première fois que vous y goutiez, éveillez tous vos sens, soyez à l’écoute des signaux de votre corps et arrêtez-vous lorsque vous n’aurez plus faim, même si votre assiette n’est pas complètement achevée. Prenez du plaisir à cuisiner et à déguster vos préparations, et dans la mesure du possible évitez de manger lorsque vous ruminez des pensées négatives cela perturbe la digestion et affecte le tube digestif.

DSC_0225.JPG

Love yourself 😉