Ma rencontre avec Isabelle, la « dompteuse de petits singes agiles »…

Joyeuse, ouverte, lumineuse et inspirante, Isabelle, est la meilleure amie que l’on rêve toutes d’avoir à ses côtés.

Son écoute chaleureuse et bienveillante, son sourire, sa joie de vivre très contagieuse sont à contre courant de l’image que l’on peut se faire d’une psychologue, analyste transactionnelle et systématicienne de surcroit !

C’est en tous cas la remarque que je me suis faite, la première fois que je l’ai rencontrée, alors qu’elle animait le stage de méditation en pleine conscience MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy), auquel je participais.

Peut-être est-ce son attirance pour le Bouddhisme qui l’a initiée à cette voie de la connaissance, unique et quasi sacrée, ce langage qui parle à l’âme, cette aisance à ressentir, comprendre et aider, ou bien sa longue pratique du Hatha Yoga, qu’elle a désormais choisi d’enseigner, car, dit-elle « c’est un état indissociable de la méditation ».

Sa soif d’apprendre est sans limite, ainsi que son besoin viscéral de partager, communiquer,  accorder une place de choix aux liens humains quels qu’ils soient.

Son champ d’action est vaste. Elle apporte son aide aussi bien dans le périmètre de l’entreprise, pour solutionner les problèmes de mal être au travail, qu’au prés des  personnes anxieuses, déprimées ou épuisées à qui elle apporte une aide personnalisée grâce aux outils de la pleine conscience, et du yoga.

« Ce qui compte pour moi, c’est d’accompagner chaque personne dans sa quête existentielle. A un moment de la vie se pose la question de la valeur de son existence, et la méditation aide à vivre ces questions, à aller dans la profondeur de l’être. Cela confère à cette pratique une dimension ultime, car en vivant le moment présent, au lieu de s’angoisser, de ruminer, de s’inquiéter, on est dans « l’être » au lieu d’être dans le « faire », et cela change totalement la donne.

Me sentir vivante et en joie, tel est pour moi le plus beau cadeau que m’aient offert le yoga et la méditation. Et j’ai envie de transmettre cela à toutes les personnes que je suis. »

 

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1°/ Qui est Isabelle ?

Psychologue, diplômée en 1987, hypnothérapeute, elle s’est également formée à diverses pratiques psychocorporelles, énergétiques et artistiques (Matrix Reimprinting, EFT- Emotional Freedom Technic, clown-théâtre, psychologie sacrée…).

Elle découvre le bouddhisme et la méditation en 1995.

Depuis, elle effectue régulièrement des retraites, et suit des enseignements spirituels  (émotions, fin de vie, pensées…) notamment à Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne.

Pratiquante assidue de hatha-yoga depuis plus de 20 ans, elle est actuellement en cours de certification à l’ENPY (Ecole nationale des Professeurs de Yoga), et enseigne depuis 2015.

Isabelle se nourrit tant de moments de silence en pleine nature, que d’instants légers à faire le clown, pour la bonne cause. Gourmande, passionnée, son mantra, « apprendre encore et toujours », acquérir des savoirs pour s’enrichir intellectuellement et émotionnellement, afin de les transmettre, les partager.

Auteure de plusieurs livres dont notamment « Histoire personnelle, destinée professionnelle ».

https://www.amazon.fr/Histoire-personnelle-destinée-professionnelle-adolescence/

ou « dé stresse », des ouvrages qui permettent, notamment, de ne plus vivre le mal-être au travail comme une fatalité.

2°/ Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience ?

La pleine conscience, est un état pendant lequel l’attention est ancrée sur l’instant présent de façon calme, lucide et objective. La méditation permet de développer cet état de pleine conscience, en habituant l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le moment présent.

Méditer, c’est entraîner l’esprit singe. Dompter notre mental  qui saute d’idée en idée, qui ne tient pas en place, qui s’accroche à une pensée comme un singe s’agrippe à une branche et qui est toujours en mouvement. Comment faire pour que ce singe devienne sage et attentif?

Quand on débute la méditation, on imagine parfois qu’il est question de faire le vide, de ne penser à rien et de ne rien ressentir, bref de viser la relaxation. Ce n’est pas du tout ça, bien au contraire, il s’agit d’être attentif à tout ce qui se passe dans le mental, le corps  les émotions…Ne pas accompagner, poser un regard curieux et bienveillant sur tout ce qui traverse notre ciel mental, mais sans suivre quoi que ce soit, sans s’arrêter. Regarder avec curiosité et bienveillance, comme s’il s’agissait de petits nuages dans un beau ciel d’été. Laisser exister sans commenter.
– sans filtre, on accepte ce qui vient.
– sans jugement, on ne décide pas si c’est bien ou mal.
– sans attente, on ne cherche rien de précis.

Méditer, c’est donc être présent à ce qui est ici et maintenant.

Mingyur Rinpoche, un maître et moine bouddhiste parle du Monkey Mind : l’Esprit Singe qui nous distrait en nous alimentant de pensées intruses et de sensations parasites.

La MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) ou Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour laquelle j’ai obtenu mon accréditation, est un protocole de 8 séances de 2 heures chacune, qui a largement fait ses preuves en matière de prévention des rechutes dépressives et qui maintenant a été élargi aux addictions en tous genres, aux  troubles du comportement alimentaire, à l’anxiété en général.

Il s’agit d’une thérapie de groupe basée sur le programme MBSR (Mindfulness Based Stress reduction program) http://www.meditation-mbsr.fr/protocole-mbsr/grandes-lignes-du-programme-mbsr/, mise au point par Jon Kabat Zinn pour soulager le stress et la douleur, et qui intègre en plus, des éléments de thérapie cognitive et comportementale adaptés au traitement de la dépression.

Les psychologues Zindel Segal, John Teasdale et Mark williams, ont montré qu’il existait une réactivité cognitive accrue chez les personnes dépressives, c’est à dire qu’un état émotionnel triste par exemple, augmentait les pensées négatives, d’où des épisodes de rechute de plus en plus fréquents. Ils se sont donc intéressés à la méditation telle qu’elle était enseignée dans la MBSR  comme moyen de se distancier de ses pensées afin de stopper le processus de rumination.

C’est ainsi qu’est née la MBCT où l’instructeur enseigne progressivement ce type de méditation au participant, et lui apprend à reconnaître une rumination dépressive, et à utiliser la pleine conscience au quotidien comme « baromètre » de son humeur et de ses pensées afin d’inverser la vapeur, et d’adopter des stratégies positives fermant l’accès à la dépression ou à l’anxiété.

Il faut savoir que les ruminations sont liées à la non acceptation des états émotionnels douloureux. Du coup on lutte de toutes ses forces pour repousser ces émotions car elles nous font peur et que l’on ne sait pas comment les gérer, et à force d’évitement, ce n’est pas la guérison mais l’épuisement et le  sentiment d’échec qui s’installent plaçant  fatalement à nouveau le sujet dans la dépression.

La méditation agit comme un sas de décontamination des pensées, les dépolluant de leur charge émotionnelle toxique par le biais de l’acceptation.

Vous trouverez sur le site ACCESS MBCT, la liste internationale des professionnels enseignant la méditation de pleine conscience sous sa forme MBCT.

3°/ Pourquoi avoir choisi de l’enseigner ?

Ayant reçu une éducation catholique, j’ai très tôt apprécié le calme et la paix qui se dégageaient de ces instants de recueillement. Dans la plupart des traditions religieuses, les deux notions se confondent. Méditation et prière consistent à plonger en soi pour mieux se déployer à l’extérieur. Il s’agit de s’ancrer dans l’ici et le maintenant, via ses sens, ses émotions, puis de se relier à plus grand que soi. La vocation religieuse a été supprimée pour ne conserver que la pratique méditative de manière à pouvoir lui donner un spectre d’action plus ouvert.

Lors de mes différents séjours à Daghpo j’ai pu suivre des retraites qui m’ont conforté dans mon choix de poursuivre dans la voie de la méditation.

Les bouddhistes la considère comme « la troisième forme de sagesse », l’enseigner s’est posé pour moi, comme une évidence, car tout comme le yoga, la méditation est elle aussi une pratique qui fait partie de ma vie.

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4°/ Quels bienfaits peut-on en retirer ?

La pleine conscience semble aujourd’hui se présenter comme une alternative aux thérapies traditionnelles dans la lutte contre les troubles de l’humeur, l’anxiété, ou autres maux contemporains.

Grâce à l’IRM, il est possible de voir très précisément des changements dans les zones du cerveau gérant la douleur ou le stress. On constate des améliorations chez des patients souffrant de douleurs chroniques. L’objectif est de mettre la souffrance à sa juste place, de comprendre qu’elle n’est pas obligée d’ envahir tout notre espace intérieur.

La vie fait que nous aurons toujours à faire face à des contrariétés ou à des émotions négatives, l’idée c’est de ne pas les rejeter, ne pas se fermer, mais plutôt tenter de les observer, pour comprendre comment réagir face à elles et pouvoir mieux les accepter.

Mais que les choses soient claires, accepter ne veut pas dire se résigner, c’est juste choisir les combats que l’on peut et veut mener et décider de composer avec certaines de nos émotions, même si celles-ci provoquent de l’inconfort.

Il nous arrive très fréquemment de nous identifier à nos émotions, on devient « notre colère » ou « notre tristesse », la méditation nous permet de prendre une distance par rapport à la charge émotionnelle des pensées négatives qui nous traversent.

Plusieurs études scientifiques ont démontré les bénéfices, tant sur le plan psychique que physique, d’une pratique méditative assidue :

  • réduction du stress et de l’anxiété
  • augmentation de l’immunité
  • amélioration du sommeil
  • diminution des migraines
  • protection du coeur et des artères
  • réduction du vieillissement des cellules
  • apaisement
  • diminution des maladies chroniques et psychosomatiques…

 

5°/ As-tu une routine « Healthy » ? 

Concernant l’alimentation, j’essaie d’adopter une alimentation vitalité en limitant le  gluten, et faisant la part belle aux végétaux, mais cela ne m’empêche pas de m’octroyer quelques petits écarts comme une énorme pizza lorsque j’en ai envie…

J’accorde d’avantage d’importance à mes ressentis, à ma santé mentale et ne manque jamais de rester dans la gratitude, la bienveillance envers moi-même et envers mon corps.

Et puis mon tapis de yoga n’est jamais très loin, je n’hésite pas à le dérouler quand le besoin de m’ancrer entre les forces du ciel et de la terre se fait ressentir, cela me ressource en énergie positive;-) et me permet d’aller mieux.

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6°/ Quelles sont les personnes qui t’inspirent ? 

Wayne Dyer a eu un impact sur mon développement personnel. Auteur de plusieurs ouvrages à succès, tel que « Le pouvoir de l’intention », il met notamment l’accent sur la puissance de la méditation.

Je retiendrai cette phrase en lien direct avec la méditation :

« Vous ne pouvez pas toujours contrôler ce qui se passe à l’extérieur mais vous pouvez toujours contrôler ce qui se passe à l’intérieur. » Wayne Dyer.

Il y a aussi Deepak Chopra, ce médecin Indien, penseur et promoteur d’un développement personnel teinté de spiritualité, connu dans le monde entier…

“ Le passé est une histoire, le futur un mystère. Le moment présent est un don. C’est pourquoi ce moment est appelé présent.  Deepak Chopra

Et enfin Christiane Singer, cette romancière française, adepte des sagesses orientales.

« L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. » Christiane Singer

Tout ce qui vise à cultiver sa vie spirituelle et à faire de l’espace en soi pour la bonté m’inspire.

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7°/ As-tu quelques conseils pour lutter contre le stress ?

Accueillir ce qui se passe en nous plutôt que de lutter contre.

Se battre contre une réalité immuable est une perte d’énergie inutile, et nocive. C’est seulement après avoir accepté les choses que l’on pourra  tourner la page sans souffrir.

Ouvrir son esprit à de nouvelles possibilités, et même si son  environnement et sa vie ne sont pas comme on le souhaiterait, ne jamais renoncer à l’espoir d’un futur meilleur, en s’installant dans le présent.

Et pour les moments de stress intense j’ai mon « kit de survie » composé de plusieurs espaces de respiration consciente, cela m’aide à calmer le mental.

Je fais aussi très régulièrement, une sorte de mise au point sur mes besoins réels, pour pouvoir, dans la mesure du possible, me les accorder. Des choses simples comme une balade en forêt, ou au bord de l’océan, suffisent parfois à nous recharger en énergie positive.

Se faire du bien, voilà un concept qui fonctionne à tous les coups 😉

 

Mon ressenti d’apprentie méditante :

Comme beaucoup, j’avais énormément lu sur le sujet , Christophe André, Frédéric Rosenfeld, et connaissais sur le bout des doigts les bienfaits issus d’une pratique méditative régulière.

Oui mais voilà, il me manquait le déclic. Cette petite impulsion qui me ferait m’extirper de mes occupations quotidiennes, pour accepter d’offrir sans rien attendre en retour, une poignée de minutes de mon précieux temps à la pratique méditative.

M’installer, le dos droit sur mon zafù (coussin de méditation), les jambes croisées pour ne rien faire d’autre que de fermer les yeux et me rendre présente à ce qui se passerait en moi…

Rien que le concept me paraissait périlleux. Comment rester concentrée sur sa  respiration alors que tant d’idées vous agitent le bocal ?

Etre dans la non-action me faisait peur, j’allais forcément m’ennuyer ou m’endormir…voire pire, me relever brusquement pour poursuivre une idée géniale qui germerait subitement en moi.

De toute évidence, il me fallait être encadrée, rassurée, accompagnée, et tout comme le solfège ouvre la voie vers l’apprentissage de la musique, le corps et l’esprit nécessitent un rituel régulier et codifié pour accéder progressivement à la pratique méditative de pleine conscience.

Isabelle et le groupe, à travers leur expérience et leur belle énergie positive m’ont permis de franchir le pas.

L’espace de huit semaines nous avons toutes, plus ou moins joyeusement, fait une croix sur notre grasse matinée dominicale, pour nous laisser guider en toute confiance par Isabelle.

Nous avons médité longuement, assises, allongées, marché en pleine conscience, mais aussi échangé sans jugement. Aucun. Beaucoup ri, parfois pleuré, greloté sous nos couvertures en polaire, bu du thé, beaucoup de thé, passé avec succès la fameuse épreuve du « grain de raisin », écouté, ressenti, accueilli.

Certaines jours, nos avancées furent vécues comme de formidables victoires, tandis qu’à d’autres séances il nous fallu accepter nos difficultés comme des encouragements à continuer à s’approprier la méthode. Nous eûmes à pratiquer chez nous, quotidiennement, parfois sous l’oeil incrédule, de notre entourage.

S’entraîner encore et encore, pour que l’acquis devienne inné…

Fermer nos yeux pour mieux voir, écouter de longues minutes durant le son du silence, stabiliser notre attention autour de notre souffle pour élargir l’espace de notre conscience, vibrer au son des bols tibétains.

Tricoter des heures durant et à l’unisson, les mailles d’un formidable outil de précision, qui désormais apaiserait notre mental, soulagerait nos douleurs physiques, psychiques et émotionnelles, ouvrirait une voie vers la connaissance de nous-même en posant de nouveaux schémas de pensée.

La méditation est un voyage intérieur, qui nous engage dans l’exploration d’une contrée inconnue, parfois source d’imprévus, mais qui malgré tout favorise la découverte et l’enrichissement de soi. Certains horizons peuvent se révéler trop caillouteux, épineux ou arides, pour s’y engager seul, d’où l’importance d’être accompagné, par un guide confirmé. D’autres avancées pourront provoquer de violents éboulements, séismes émotionnels, de sédiments que l’on croyait pourtant calcifiés …

Mais qu’importe. Ces découvertes ne sont jamais que la plus belle, la plus authentique partie de nous -même, qu’il nous est offert de rencontrer et d’accueillir avec bienveillance.

Mille mercis à Elisabeth, Catherine, Fabienne, Irène, Christine, Angélique, et aux deux Isabelle, pour avoir fait de ce voyage, un oasis, un moment  émouvant, joyeux et inspirant et à Isabelle Méténier pour avoir pris la tête de la cordée, avec brio, humour, patience et générosité.

L’apprentissage de la méditation de pleine conscience est une aventure qui ne laisse pas indifférent, et je vous invite vraiment à tenter l’expérience…

Isabelle propose des cycles de formation sur 8 semaines, ainsi que des cours de méditation guidée, n’hésitez pas à la contacter pour tous renseignements.

Isabelle Méténier
Tél : 06-48-93-16-55

Cocotte de légumes de printemps à l’ail des ours…

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Très souvent en cuisine, les associations les plus simples sont de loin les plus savoureuses et les plus justes.

Alors pour ces jours incertains, de printemps-automnal, il est bon d’avoir un plat facile à réaliser, réconfortant et délicieux, auquel s’ancrer.

Cette année la belle saison se fait follement désirer et ne reçoit que sur rendez-vous. Fugace et insaisissable, clandestine et éphémère, elle reste sourde à tous nos SOS…

Mais l’écho de son absence fait cependant résonner en nous comme une douce envie de remettre nos compteurs internes à zéro.

Privilégier une nourriture légère, saine et de qualité, pour gagner en détoxication et en vitalité, reste le moyen le plus sûr d’avancer vers l’été.

Parmi toute la diversité qu’offre la nature, l’alimentation constitue indiscutablement l’une de nos principales ressources, ou tout au moins celle dont nous avons le plus conscience. Il est donc important de consommer des aliments frais, chargés en énergie positive, comme les fruits et légumes cultivés de manière raisonnée, les graines et céréales, par opposition à tout ce qui est fermenté, congelé, mis en conserve, rassis ou mort, qui en est  dépourvu.

Et cette précieuse énergie vitale est présente partout, à travers  l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, le soleil qui nous réchauffe.

On la nomme « prana » dans la spiritualité indienne, tandis que les  Chinois la connaissent sous le nom de Chi.

Elle anime tous les êtres vivants, et son manque ou sa mauvaise circulation à travers les méridiens de notre corps, peut sérieusement affecter notre bien-être voire même  notre bonne santé.

Ce souffle de vie rythme également les échanges que nous entretenons les uns avec les autres.

N’avez-vous jamais remarqué combien certaines personnes vous inspirent, vous galvanisent, vous donnent des ailes, alors que d’autres ont tendance à vous limiter, vous plomber, en se branchant directement sur votre batterie énergétique, elles vous vident de toutes vos ressources, de tout votre dynamisme, de toute votre bonne humeur…

Changer ses perceptions vis à vis de la nourriture, permet de mieux goûter à la vie, de s’ouvrir à une autre dimension qui apporte santé et bien-être physique, mais aussi équilibre psychique et émotionnel.

Faire le choix de laisser les légumes occuper le devant de la scène, c’est accueillir soleil, dynamisme et bonne humeur…quelle que soit la météo 😉

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Vous pouvez compter sur l’ail des ours pour magistralement sublimer ces légumes, de son goût fleuri, léger et subtil.

C’est une variété d’ail sauvage, que l’on récolte au Printemps dans les sous-bois humides, et qui, dit-on serait le met favori des ours au sortir de leur longue période d’hibernation.

Il possède les mêmes propriétés que son cousin cultivé, mais décuplées comme c’est souvent le cas pour les plantes que l’on cueille à l’état sauvage.

Pourquoi il va devenir notre meilleur ami :

  • C’est une plante alimentaire qui a aussi des propriétés médicinales.
  • Il est très riche en vitamine C.
  • Il contient aussi du soufre, du silicium, du fer, du manganèse, du zinc … et d’autres vitamines B1, B2 et E.
  • C’est un stimulant général de l’organisme.
  • C’est un vermifuge (élimine les parasites intestinaux) très populaire tout comme l’ail commun.
  • Son action dépurative permet d’éliminer les toxines de l’organisme. C’est notamment un chélateur des métaux lourds grâce aux composés soufrés qu’il contient, rendant mercure et plomb solubles dans l’eau, et facilitant ainsi leur élimination de l’organisme.
  • C’est un antiseptique et antibiotique général grâce à la molécule d’alliine qu’il contient. Il désinfecte l’intestin.
  • Il a un effet hypotenseur et diminue le taux de cholestérol.
  • Il possède également une action fluidifiante qui permet de lutter contre les thromboses.
  • On lui attribuerait aussi des vertus amincissantes.

Bref, on l’a compris c’est une plante détox qui nettoie et assainit notre organisme, et même si cette année il sera peut-être question de zapper purement et simplement le maillot de bain, pour cause de bug climatique, pour l’heure, on n’est pas contre un petit effet détox, non ?

Alors bien-sûr si vous n’avez pas la chance d’avoir un sous-bois humide à portée de cueillette, et des ours bienveillants prêts à partager le butin dans votre voisinage, vous pouvez cependant trouver votre bonheur sur les étals des marchés, ou l’acheter déshydraté à basse température, dans les magasins bio.

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Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

  • 2 courgettes
  • 150 g de petits pois
  • 5 branches de chou kale
  • 150 g de pois gourmands
  • 2 cm de gingembre
  • 1 poignée de pousses de soja
  • quelques pistaches non salées concassées
  • 2 cs d’huile de coco
  • 1 cs de purée de noix de cajou
  • 1 bouquet d’ail des ours
  • quelques radis
  • 1 botte d’asperges vertes
  • bouillon de légumes

C’est parti :

  • je commence par laver et éplucher tous les légumes, les tailler en rondelles pour les courgettes, et en longueur pour les asperges. J’écosse les petits pois et ôte les queues des pois gourmands. Je conserve uniquement les feuilles du chou kale et supprime la partie centrale dure et impropre à la consommation.
  • je fais ensuite cuire tous les légumes à la vapeur douce 95° pour conserver leurs propriétés nutritionnelles et leur jolie couleur verte, pendant 15 minutes environ.
  • je conserve ensuite quelques asperges que je mixerai avec la purée de noix de cajou  et un peu de bouillon de légumes pour obtenir une petite sauce onctueuse.
  • puis je verse l’huile de coco dans une cocotte et fais revenir rapidement tous les légumes, avec le gingembre râpé.

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  • j’ajoute l’ail des ours, les pousses de soja et quelques radis taillés à la mandoline.
  • Je dresse le plat en nappant de crème d’asperges et saupoudre de pistaches concassées pour un fini « crunchy ».

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Et voilà un petit plat vite fait, qui vous mettra à coup sûr, en mode « happy »!

N’hésitez pas à l’accompagner d’un petit bol de riz complet, ou de quinoa, pour un repas plus complet.

 

ONA : le « green chic » explorateur de goûts et agitateur de consciences…

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Connaissez-vous ce lieu magique, où les papillons se surprennent à rêver et où le végétal est roi?

Il déborde de chaque vase, colonise les photophores, grimpe sur les murs, envahit le moindre petit recoin, pour se retrouver, omniprésent en cuisine où il est magistralement sublimé par la jeune et talentueuse Chef, Claire Vallée.

Cet endroit hors du commun, c’est ONA (Origine Non Animale) un restaurant gastronomique, bio et vegan, ouvert il y a presque deux ans, sur la presqu’île du Cap Ferret.

Il propose une alternative « green chic » à la cuisine gastronomique traditionnelle, avec pour éthique, le respect de la nature et la célébration de la vie sous toutes ses formes.

Un projet fort et novateur qui suscite une véritable dynamique collective .

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Dés l’entrée, le ton est donné. Une devanture en bois peint, laisse apercevoir un espace aux tendances Scandinaves, meubles chinés, fauteuils en rotin, un décor qui donne envie de s’installer confortablement pour attendre le lever de rideau, et savourer le spectacle des plats qui viennent et vont dans une ambiance chaleureuse est décontractée.

Ici pas de gants blancs, ou d’argenterie lustrée. Non. Juste une cuisine fusion qui se suffit à elle même et gagne ses lettres de noblesse, par ses assiettes luxueusement dressées, qui brillent, séduisent et surprennent.

De belles associations rondes et généreuses, avant-gardistes et audacieuses, aux doux parfums d’Orient, témoignent d’un goût prononcé de la maîtresse des lieux, pour les lointains voyages.

Une farandole de couleurs, un subtil mélange de textures, des visuels à couper le souffle nous font quitter notre zone de confort, et nous transforment en joyeux explorateurs sur le chemin des possibles.

Claire parvient avec brio à casser les codes et à faire voler en éclat tous nos repères, en travaillant avec intelligence et dextérité des ingrédients frais et de saison, tous d’origine biologique.

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Et quand à cela s’ajoute un service impeccable, assuré par une ambassadrice de charme de la « girl team », souriante et professionnelle, qui connait sur le bout des doigts les paroles et la musique de chacune des mélodies gustatives composées en cuisine, et bien on se dit que la veganaise (mayonnaise vegan) a bien pris, et que ce n’est pas un hasard si le guide Michelin ou le Gault et Millau ont validé le projet ONA…

Mais que les sceptiques se rassurent, ici on est très loin des clichés vegan nourris à la purée de pois chiches, steak de soja insipide et autre tartare de wakamé.

Oubliez aussi les mots « carences » et « privations »…

L’absence d’ingrédients d’origine animale, oblige la Chef à faire preuve d’inventivité, à remettre en jeu son titre à chaque service, afin que les initiés comme les novices, en acceptant de laisser au vestiaires préjugés et aprioris, en prennent plein la vue et découvrent ou retrouvent, une philosophie de vie respectueuse de l’environnement, joyeuse et décomplexée, ainsi que des mets fins et raffinés.

Comme seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, il est fort à parier que même le plus sceptique des omnivores ne pourra contenir son étonnement face à tant de générosité et de justesse.

Et même si la magie ne dure que le temps d’un diner, ce sera toujours ça de pris…

Une petite graîne de plantée au beau milieu d’un désert de conscience, une réflexion en devenir, qui tôt ou tard, finira bien par germer, et éclore…

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Sous ses allures volubiles, la cuisine vegan suppose une connaissance parfaite des fruits et légumes de saison, des épices, herbes, oléagineux, algues et autres céréales, des techniques de taille, cuisson, trempage et des moyens de substituer adroitement, le végétal à l’animal.

L’ingrédient principal restant l’ingéniosité, qui comble le manque et fait que cette cuisine n’ait rien d’incomplet, d’insipide, ou de bancal, mais bien au contraire qu’elle célèbre la vie!

Proposer de la gastronomie bio et vegan de haut vol, n’est que la partie visible de l’iceberg, car au centre des préoccupations d’ONA, se trouve une volonté « affamée » de changer les mentalités, un véritable engagement.

Adapter son mode de vie et son alimentation aux exigences éthiques de son  époque et à ses besoins « santé », sans rien sacrifier au plaisir, tel est le  postulat de base.

C’est pour cette raison, que la Chef a pour projet de faire d’ONA un véritable lieu de vie, en proposant très prochainement, une épicerie avec les produits phares, dont les fameux fromages végétaux ainsi que des ateliers de cuisine vegan.

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Mais pour l’heure ONA reste un restaurant qui met en avant un menu du marché différent chaque midi et un menu gastronomique, du mercredi au samedi soir, ainsi que le samedi et dimanche midi.

Celui de Mai est sur le point de s’achever, il s’intitule « vice et versa »…

Il vous reste encore quelques jours pour aller le découvrir, et personnellement, je l’ai a-do-ré 😉

Après vous y être aventuré, vous saurez qu’il ne faut pas se fier aux apparences, qu’il est bon d’accepter de dépasser ses schémas de pensées pour avancer et que certaines convictions sont parfois bonnes à jeter au feu…

Sachez que vos sens vous joueront parfois des tours, et qu’il vous faudra adapter la réalité à votre champ de vision.

Ainsi en est-il du petit « noir » servi en amuse-bouche …

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De la tarte au citron déstructurée, sans la moindre petite trace de lait, de beurre ou d’oeufs, qui vous réservera bien des surprises…

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Ou bien du fromage végétal ressemblant comme deux gouttes de (faux) lait à l’authentique Brillat Savarin, même croûte, même crémeux, même saveur…

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Et quand en plus il est accompagné d’une confiture potiron-coing…là c’est l’extase totale…Oh la la j’en rêve encore !

Que dire du plat de « résistance » sinon qu’il bouscule, une fois de plus les idées reçues, et que ses épices font résonner tous nos sens?

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Et puis il y a cet oeuf au plat, dont aucune poule n’a déclaré en être la génitrice…Affaire à suivre 😉

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Préparez vous à vivre une expérience qui à coup sûr ébranlera votre boussole intérieure et vous fera perdre le nord avec délice…

 

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 ONA
 Claire Vallée
 3 bis rue Sophie et Paul Wallerstein – 33740 Arès   Bassin d’Arcachon
 05 56 82 04 06 / 06 46 08 65 50 – ona@clairevallee.com

 

Pour terminer, voici une petite recette « healthy » rapide et ultra simple, que Claire nous a gentiment partagée.

Le taboulé floral chou fleur melon…

Ce qu’il me faut pour 4 personnes:

  • 1/2 chou fleur
  • 1/2 melon
  • 1 échalote
  • 20 feuilles de menthe
  • 10 tiges de ciboulette
  • le jus d’un citron
  • 6 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • de la fleur de sel
  • un petit morceau de chou rouge
  • fleurs et feuilles comestibles du jardin

C’est parti !

  • Nettoyez le chou fleur et le râper à l’aide d’une mandoline pour obtenir un effet taboulé et mettre de côté.
  • Coupez le melon en tranches puis taillez ces dernières en petits cubes réguliers, réservez.
  • Épluchez l’échalote et la ciseler.
  • Ciselez finement la menthe puis la ciboulette
  • Extraire le jus du citron.
  • Bien mélanger le taboulé de chou fleur avec les dés de melon, l’échalote, la menthe, la ciboulette, la fleur de sel, le jus du citron et l’huile d’olive.
  • Pour le décor réalisez une poudre de chou rouge en hachant ce dernier.
  • Dressez le taboulé dans l’assiette, décorez avec la poudre de chou rouge, les fleurs et les feuilles comestibles du jardin.

C’est prêt, dégustez !