Mon pain protéiné aux graines et sans gluten

Et si les protéines étaient nos meilleures alliées anti-fringales ?

On parle souvent des protéines pour les sportifs ou pour « prendre du muscle ». Mais leur véritable superpouvoir est ailleurs : elles sont les gardiennes discrètes de notre équilibre alimentaire au quotidien.

Imaginez notre journée type, avec un petit-déjeuner sucré à 7h30, et à 10h, on se retrouve déjà à chercher un snack.

Pourquoi ? Parce que notre corps a brûlé rapidement les glucides simples, et notre glycémie fait les montagnes russes.

Résultat : coup de fatigue, irritabilité, et cette envie irrépressible de grignoter.

Maintenant, rejouons la scène avec des protéines au petit-déjeuner.

Des œufs, du fromage blanc, et une tranche de pain protéiné.

Cette fois, notre corps dispose d’un carburant à combustion lente.

Les protéines se digèrent progressivement, libèrent leur énergie sur la durée, et envoient à notre cerveau un message clair : « Tout va bien, pas besoin de chercher à manger. »

La satiété s’installe, durable et apaisante.

Mais ce n’est pas tout. Les protéines sont à notre organisme, ce que les abeilles sont à la ruche, de véritables ouvrières polyvalentes.

Elles construisent et réparent nos tissus en permanence, nos os, nos muscles, notre peau, nos ongles, nos cheveux… un processus invisible mais constant.

Elles fabriquent nos enzymes, ces petites clés qui déverrouillent toutes les réactions chimiques de notre corps.

Elles forment nos hormones, régulent notre humeur via les neurotransmetteurs, et constituent même nos anticorps, cette armée silencieuse qui nous défend contre les infections.

Ce sont aussi nos meilleures alliées en période de perte de poids.

Pourquoi ? Parce qu’elles préservent notre masse musculaire pendant que nous perdons du gras.

Or, ce sont nos muscles qui brûlent des calories au repos.

Moins de muscle = métabolisme ralenti = reprise de poids facilitée.

Les protéines cassent ce cercle vicieux.

Et comme notre corps ne peut pas les stocker comme il stocke les graisses ou les glucides : il faut lui en fournir régulièrement aux trois repas de la journée.

Les sources sont variables, on retrouve les protéines animales (viande, poisson, œufs, produits laitiers, ) qui apportent tous les acides aminés essentiels d’un coup.

Et les protéines végétales (légumineuses, céréales complètes, oléagineux, tofu, tempeh) demandent un peu plus de stratégie — il faut les associer — mais elles apportent aussi des fibres, des minéraux, et une empreinte écologique plus légère.

De combien de protéines avons-nous vraiment besoin ?

Généralement on préconise entre 1,2 à 1,6 gramme par kilo de poids, soit pour une personne de 60 kilos, un peu plus de 90 g de protéines par jour.

Les sportifs réguliers peuvent monter jusqu’à 2,2 grammes par kilo.

Certaines situations demandent un ajustement : après 65 ans, pendant la grossesse, l’allaitement, ou en période de perte de poids, les besoins augmentent pour préserver la masse musculaire.

Mais au-delà des chiffres, ce qui compte vraiment, c’est la répartition, 20 à 30 grammes par repas, trois à quatre fois par jour, pour optimiser l’assimilation et éviter les fringales.

Quelques repères :

  • 100 grammes de viande ou poisson = 20-25 g de protéines,
  • 2 deux œufs = 13 g,
  • un pot de fromage blanc = 12-15 g,
  • 200 g de légumineuses cuites = 15-18 g.

Comme toujours, tout est une question d’équilibre, sans obsession, en écoutant ses sensations de faim et de satiété.

Les protéines ne sont pas une contrainte, mais un pilier simple pour une alimentation qui nous soutient au quotidien.

Il faut savoir cependant qu’à la ménopause, les protéines deviennent incontournables.

En effet, avec la chute des œstrogènes, nous perdons un protecteur clé de notre masse musculaire.

Cette hormone stimulait notre métabolisme et maintenait nos muscles, sans elle, la fonte musculaire (sarcopenie) s’accélère à vitesse grand V.

Résultat : un métabolisme qui ralentit, une prise de poids plus facile, et une fragilité qui s’installe.

C’est là que les protéines entrent en jeu en fournissant les 9 acides aminés essentiels et nécessaires pour préserver nos muscles, maintenir notre force et soutenir notre métabolisme.

Mais leur rôle va plus loin. Elles participent à la production de sérotonine, qui régule l’humeur et le sommeil souvent perturbés à cette période de la vie.

Elles stabilisent aussi notre glycémie, limitant les coups de fatigue et les envies de sucre.

En adoptant le pain protéiné vous apporterez à votre organisme 6 grammes de protéines par tranche, intéressant pour un petit déjeuner équilibré et qui soutiendra votre énergie, ou un déjeuner sur le pouce.

Exit le pain blanc ou pain de mie industriel bourré de sucre et de gluten !

Ce qu’il me faut :

  • 4 gros oeufs bio ou de la filière « bleu, blanc, coeur »
  • 200 g de fromage blanc (le mien est au lait de brebis)
  • 200 g de farine de sarrasin complète
  • 1/2 cc de sel
  • 2 cs de graines de tournesol, lin, courge, des noix si vous le souhaitez
  • quelques flocons d’avoine
  • 1 cc de bicarbonate alimentaire
  • 1 cs de vinaigre de cidre

C’est parti :

Je rassemble tous les ingrédients secs dans un gros saladier (en réservant quelques graines pour la déco), et tous les ingrédients humides dans l’autre.

Puis je mélange les deux préparations et verse dans un moule, parsème le dessus de quelques graines et flocons d’avoine,

Moi j’aime bien aromatiser mon pain avec quelques feuilles d’estragon, ça le rend plus subtil.

J’enfourne ensuite pour 40 minutes environ.

Il ne me reste plus qu’à laisser refroidir et déguster nappé d’avocat et de graines germées pour un super avocado toast, de beurre d’amande pour un encas protéiné et healthy, ou d’un cottage cheese et de quelques filets de sardines pour un diner léger…

Ce pain se conserve 3 ou 4 jours au réfrigérateur et peut également se congeler une fois tranché.

Dites-moi en commentaire si vous le testerez 😉

Recette Anti-Inflammatoire : Ma couronne de Courgettes

Une petite recette simple, délicieuse et anti-inflammatoire.

crédit photo : captured_by_aliceb

C’est dans un lieu cosy et hors du temps https://domainedecourbon.fr/qu’a eu lieu notre premier atelier cuisine.

Nous nous sommes retrouvés un beau Dimanche de Printemps, autour d’une tisane réconfortante, dans le grand salon, pour échanger sur le thème au combien intéressant de l’alimentation anti-inflammatoire.

Il faut savoir que l’inflammation est une réaction normale et bénéfique du corps face à une agression : infection, blessure, toxine, ou stress cellulaire.

Elle mobilise rapidement le système immunitaire pour éliminer la cause du dommage et réparer les tissus.

Une fois la menace écartée, des signaux sont produits pour arrêter la réaction et rétablir l’équilibre (homéostasie) .

Cependant, lorsque cette réponse devient persistante ou mal régulée, elle se transforme en inflammation chronique de bas-grade, silencieuse mais délétère.

Les causes de l’inflammation sont diverses et variées:

  • infection à l’origine de l’inflammation aigüe non solutionnée , l’organisme ne parvient pas à se réguler
  • perception par l’organisme d’une menace, en réalité inexistante, les cellules inflammatoires envahissent l’organisme mais en l’absence d’agent pathogènes à combattre ce sont les tissus sains qui sont attaqués.

Cela favorise alors l’apparition de maladies auto-immunes (diabète, polyarthrite rhumatoide, sclérose en plaques, maladies cardiaques, maladies neuro-dégénératives…)

Certains facteurs augmentent le risque de développer une inflammation chronique:

  • la sédentarité
  • l’exposition à des polluants (tabac, produits chimiques industriels…)
  • le manque de sommeil
  • le stress oxydatif
  • l’obésité
  • le deséquilibre du microbiote
  • les maladies de l’intestin (recto colite hémoragiques, maladie de crohn)
  • et bien sûr l’alimentation déséquilibrée et ultra transformée

Tout cela va maintenir en éveil le système immunitaire et entretenir cette fameuse inflammation de bas grade, silencieuse et diffuse, qui ne provoque pas toujours de douleur aigüe, mais use progressivement les tissus, fatigue le système immunitaire, favorise le développement de pathologies métaboliques dégénératives.

La bonne nouvelle c’est que l’assiette est un levier d’action puissamment efficace sur lequel on peut agir.

En effet, nous mangeons au moins trois fois par jour, donc nous avons le pouvoir de nous « guérir » ou de nous « empoisonner ».

L’inflammation chronique vient du fait qu’il existe un déséquilibre flagrant entre les apports alimentaires pro-inflammatoires (aliments riches en sucres, graisses saturées, additifs…) et les apports protecteurs (anti-oxydants, fibres, acides gras essentiels…).

A nous de ramener un cercle vertueux en faisant quelques choix judicieux.

Les aliments à privilégier :

  • Fruits et légumes colorés : riches en antioxydants (vitamine C, polyphénols, caroténoïdes) tous les choux par exemple sont à inviter à notre table
  • Poissons gras (saumon, sardine, maquereau) : riches en oméga-3 anti-inflammatoires
  • Huiles végétales de qualité : huile d’olive, de colza, de lin, de cameline, de chanvre, ces trois dernières sont à utiliser à cru et ne supportent pas la chaleur.
  • Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots
  • Céréales complètes : quinoa, avoine, riz complet
  • Épices et herbes : curcuma, gingembre, ail, romarin, menthe, basilic, persil, coriandre…
  • Noix et graines : amandes, noix, graines de chia ou de lin, noix du brésil, noix de macadamia…
  • Thé vert, Thé Matcha (le meilleur est ici http://www.shobi.fr ) chocolat noir et cacao cru (en quantité modérée)

Les Aliments à éviter ou limiter

  • Sucres raffinés et produits ultra-transformés
  • Graisses saturées et trans : charcuteries, fritures, viennoiseries industrielles
  • Viandes rouges en excès
  • Boissons sucrées et alcool
  • Farines blanches et produits à index glycémique élevé
  • Additifs alimentaires (colorants, conservateurs, exhausteurs de goût)
  • Lait de vache (préférer les versions brebis ou chèvre)
  • gluten (à limiter dans la mesure où il se retrouve dans de nombreux aliments ultra-transformés)

Solutions pour réduire l’inflammation de bas-grade

  • Adopter une alimentation méditerranéenne ou flexitarienne
  • Privilégier les produits frais, locaux et de saison
  • Maintenir un poids santé
  • Pratiquer une activité physique régulière
  • Réduire le stress et améliorer la qualité du sommeil
  • Éviter le tabac

Après avoir échangé sur le sujet, nous avons revêtu nos jolis tabliers et direction la vaste et lumineuse cuisine du Domaine de Courbon pour préparer un déjeuner 100% anti-inflammatoire.

La couronne de courgette a été l’entrée la plus appréciée.

Sa base est simple, et déclinable à l’infini avec les légumes de chaque saison.

Ici, nous avons trouvé de jolies courgettes au marché, ce qui a inspiré la suite…

Ce qu’il me faut :

Pour la base:

  • 2 belles courgettes râpées
  • 2 oeufs bio (ou issus de la filière bleu blanc coeur)
  • 2 cuillères à soupe de flocons de quinoa, de pois chiches, ou de son d’avoine
  • sel, poivre
  • 2 cm de gingembre râpé
  • un beau morceau de feta
  • quelques branches de menthe ou d’estragon

Pour le houmous :

  • 1 betterave cuite à la vapeur
  • 1 bocal de pois chiches (si possible sans la peau, ce sera plus digeste)
  • sel poivre
  • 1 gousse d’ail
  • 1 grosse cuillère à soupe de Tahini (crème de sésame)

Pour le topping :

  • carottes
  • radis
  • betterave chioggia
  • et plus généralement ce qui vous fait envie (roquette, tomates cerises, concombres, coeurs d’artichauts…)

C’est parti :

Je commence par réunir tous les ingrédients pour confectionner la base.

J’étale la préparation sur un moule en forme de couronne, ou pour une version individuelle, dans des empreintes à galettes.

Je laisse cuire 20 minutes environ à 180°

Pendant ce temps je prépare le houmous en mixant tous les ingrédients.

Je place ensuite le mélange dans une poche à douille, et une fois la base cuite et refroidie, je la nappe joliment et généreusement de houmous.

Il ne me reste plus qu’ à décorer avec les petites crudités de mon choix.

Et voilà!

Nous avons apprécié cette petite entrée légère, haute en couleurs et en anti-oxydants.

Dites-moi en commentaire si vous tenterez l’expérience?

Vers un nouvel équilibre.

Passionnée de cuisine saine et de nutrition, tout à commencé il y a plus de dix ans maintenant avec la création de ce blog : Healthy & Crunchy.

J’y ai partagé les recettes et les routines qui me faisaient du bien, et sans le savoir c’est ce premier pas qui ouvrit mon chemin.

Un chemin lumineux, fait d’engagement pour la pratique Yogique, de belles rencontres, d’échanges, et d’apprentissages.

Et c’est mon Ikigai, mon aspiration profonde, qui allait se révéler à moi : aider l’autre.

Aider l’autre est ce qui fait sens, c’est ma vérité intérieure, ce qui me nourrit pleinement et me rend heureuse.

Et le yoga fut mon premier outil.

Apaiser les souffrances de l’âme, délier les corps meurtris, douloureux, ouvrir les coeurs, créer de l’espace pour y cultiver la joie.

Mais pour parfaire cet accompagnement, il me fallait passer du tapis à l’assiette en toute légitimité.

C’est la raison pour laquelle j’ai suivi les enseignements du Docteur Yann Rougier, médecin spécialiste, passionné de neurosciences et de nutrition santé.

Aujourd’hui, je découvre la joie de pouvoir venir en aide aux personnes en souffrance ou errance nutritionnelle, aux jeunes Mamans, aux femmes en péri-Ménopause ou Ménopause, plus simplement à celles et ceux qui souhaitent retrouver une alimentation saine, dans le respect de leur corps.

A travers un accompagnement bienveillant et adapté à votre personnalité, vos habitudes alimentaires, votre style de vie, je vous aiderai à (re) trouver l’ équilibre.

Ensemble nous définirons une routine alimentaire qui vous ressemble, simple et savoureuse, afin que vous ayez envie de la conserver au fil du temps.

Je vous apporterai mes conseils pour établir vos listes de courses, vos menus en fonction de vos besoins, à trouver une organisation optimale pour cuisiner vite, manger sain et retrouver le plaisir de se sentir bien dans son corps.

« Ne laissez personne venir à vous et repartir sans qu’il ne soit plus heureux » Mère Thérésa.

A très vite.

Lisa

Crédit photo : captured_by_aliceb