Bûche passionnément coco, coeur de mangue et éclats de pistaches..

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En ces veilles de fêtes où chacun est occupé à respecter scrupuleusement une « to do list » longue comme la distance qui le sépare chaque jour un peu plus lui-même, il règne une ambiance  de stress et d’urgence, qui au lieu de nous mettre en joie, assombri notre l’horizon.

Et à mesure que les journées se déroulent, on avance à pas de coccinelle, en y laissant notre bonne humeur et notre calme.

Mais à quoi serviront tous ces apparats, ce faste, ces joyaux, si à l’intérieur de nous plus rien ne palpite, ne pétille, ne vit?

La magie de Noël est une émotion, un ressenti, à partager, et non un concept marketing, une frénésie consumériste, un tourbillon, une course marathon contre la montre…

Noël se vit, se respire, autour du poêle, dans les effluves de clémentines et de cannelle, dans la cuisine, lorsque la buée habille les vitre de paillettes, dans les yeux des enfants,  dans leurs petites mains fébriles qui découpent des étoiles et des sapins à l’emporte pièce pour en faire de tendres présents…

Mais Noël c’est aussi savoir accepter.

Accepter que nos désirs ne soient pas satisfaits, que tout ne se passe pas comme on l’aurait souhaité, accepter le manque de ceux que l’on aime, leur absence autour de la table et parvenir à se réjouir de leur bonheur ailleurs, sous d’autres cieux.

Accepter les circonstances et composer avec  des vents contraires qui font parfois voler en éclat les liens du sang, accepter que  famille ne rime pas toujours avec harmonie en dépassant les rancunes.

Accueillir les émotions même celles que l’on voudrait enfouies sous une avalanche…

Anticiper les mots qui blessent, ceux dont on sait pertinemment qu’ils produiront des implications, des querelles, des tensions….

Ces graines de rancoeur prêtes à germer à la première pluie de reproches, de jugement.

Décontaminer de leur venin, en couchant sur du papier toutes ces situations qui nous font obstacle, toutes ces appréhensions, ces comparaisons toxiques, ces imprégnations, pour les pulvériser, les atomiser, les rendre minuscules, inoffensives, et peu à peu les sentir s’évanouir, comme la flamme sur laquelle on souffle…

Focaliser toute son attention sur ces petites choses, ces petits riens, qui font pourtant notre tout, ces petits grains de sable cachés sous la dune, que nos émotions nous empêchent parfois de distinguer et qui sont pourtant l’écrin de nos véritables joyaux.

Nous nous engageons souvent dans de folles poursuites, des combats qui nous laissent exsangues pour conquérir, posséder, assouvissant des besoins qui, fatalement engendreront d’autres manques, allant parfois chercher très loin, ce qu’un sourire ou une main tendue, auraient suffit à apaiser.

« Désires tout ce que tu as, et tu as tout ce que tu désires «  (Yoga Sutras Patanjali Chap II.42)

En Sanskrit, la langue sacrée de l’Inde ancienne, il existe un terme qui désigne la satisfaction, le contentement, c’est samtosha.

Le plus beau cadeau que l’on puisse donner et recevoir car ce n’est pas juste s’accommoder ponctuellement de quelque chose, non, c’est beaucoup plus vaste, c’est se sentir apaisé, nourri, satisfait, en paix avec soi-même, ne plus éprouver aucun manque, aucune frustration, conscient que tout est là, à l’intérieur de soi..

Et pour que la veillée de Noël soit douce et lumineuse, ajoutons-y un petit dessert, simple mais raffiné, léger comme un flocon de neige, généreux en saveur et en onctuosité.

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Ce qu’il me faut :

Pour le coeur de mangue

  • 300 g de mangues
  • 2 g d’agar-agar

 Pour la crème crazy coco mangue :

  • 4 g d’agar-agar
  • 20 cl de lait de coco
  • 300 g de yaourt de coco nature
  • 100 g de sucre de coco (ou de sucre complet)
  • 50 g de pistaches concassées

Pour la base :

  • 100 g de chocolat blanc
  • 40 g de riz soufflé

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C’est parti !

  • Je commence par réaliser le coeur de mangue en mixant les mangues avec 2 g d’agar-agar, avant de porter le tout à ébullition dans une casserole pendant 2 min.
  • Puis je verse la préparation dans un moule à insert et le place au congélateur.
  • Je réalise ensuite la crème en mélangeant le yaourt avec le sucre.
  • Dans une petite casserole je verse le lait de coco et j’ajoute les 4 g d’agar-agar, je porte à ébullition 2 minutes et mélange ensuite cela à la crème de coco.
  • Dans un moule à bûche que vous aurez préalablement revêtu de film alimentaire, versez une partie de la crème de coco, puis démoulez le coeur coulant mangue et déposez-le sur le premier étage de crème coco.
  • Ajoutez ensuite une couche de pistaches concassées, pour l’effet crunchy et terminez par une autre couche de crème coco.
  • Si vous n’avez pas de moule à insert, il suffit de verser la première couche de crème  coco, et de la laisser prendre un petit moment au frais avant de poser le coeur de mangue, pour éviter que tout ne se mélange.
  • Placer le tout au congélateur, le temps de préparer la base de la bûche en faisant fondre à bain marie le chocolat, ajoutez le riz soufflé, puis le versez sur un moule rectangulaire chemisé et laissez prendre au frais.
  • Il ne reste plus qu’à découper la base aux bonnes dimensions et la poser sur le dessus de la bûche pour la « refermer ».
  • Au moment de servir démoulez la bûche et décorez-là en laissant s’exprimer votre imagination, poudre de coco, chips de coco, fruits secs…

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Pour une version encore plus légère, il est possible de zaper la base et de ne conserver que l’essentiel, à vous de voir, en fonction de vos envies, et de tous les mets qui auront précédé votre dessert 😉

La bûche se porte tout à fait bien, même sans la base chocolat blanc.

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Tout est prêt, ouvrez votre coeur et célébrez Noël dans la joie…

Mango crunchy cake…

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Plus que quelques heures avant les vacances…Bientôt notre conscience s’égarera au rythme du bruit des vagues et du vent dans les voiles, on oubliera les heures froides, les obligations, la grisaille, pour laisser l’été nous absorber toute entière.

Se recentrer sur nous, nos besoins, nos envies.

De fourmis devenir cigale.

Incarner une autre peau, vivre un autre rêve, s’affranchir du quotidien, lâcher prise, accueillir nos désirs de campagne ou d’embruns avec délice, laisser peu à peu le voyage rallumer nos petites lanternes intérieures et faire circuler une nouvelle énergie, douce et bienfaisante.

S’adonner à ces  pratiques estivales qui permettent d’oublier les heures et font que le temps file entre les doigts comme une poignée de sable chaud et doré.

Ne plus avoir d’âge. Autoriser l’enfant qui vit en nous à s’exprimer. L’écouter rire et chanter avec bonheur.

Vivre pleinement l’instant présent, comme un éclat d’éternité, une poussière d’étoile, qui à chaque étincelle renforce notre sentiment d’appartenance à ce monde merveilleux, à cette nature féconde. Ouvrir ses yeux et son coeur à la gratitude, l’émotion.

Céder à cette douce folie que l’on appelle « vacances »…

Commencer par s’autoriser tout ce qui est bon pour soi, comme ce petit dessert, facile à préparer, sans sucre, ni farine, ni oeufs, ni beurre, ni cuisson, car l’été c’est aussi l’occasion de sublimer les fruits et légumes de saison, en les consommant tels quels.

C’est le principe même de la raw food.

Par raw on entend « brut », « non raffiné », » non industrialisé ». L’unique « cuisson » tolérée étant la  déshydratation en dessous de 47,8 degrés, sous peine de détruire les précieuses vitamines et enzymes, la clef de voute de cette manière de se nourrir.

Bien entendu la part belle est faite aux fruits et légumes fraîchement cueillis, mais aussi aux graines germées,  oléagineux, algues qui sont au centre de ce mode alternatif d’alimentation.

L’été est fait pour changer ses routines, et pour tenter de nouvelles expériences, non?

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Alors pour une initiation toute en douceur, voici un petit gâteau croustillant et généreux, que vous pourrez décliner avec tous les fruits du jardin (pêches, nectarines, framboises, fraises, mûres, myrtilles…) et décliner en parts individuelles ou en version familiale, dans un grand moule.

A préparer la veille, et à déguster au retour de la plage 😉

Ce qu’il me faut pour 4 à 6 petits gâteaux :

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  • 75 g de noix de coco râpée
  • 140 g de noisettes (ou amandes)
  • 2 grosses dattes Medjool
  • 1 cc de vanille en poudre
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • 1 sachet d’agar-agar
  • 1 tasse d’infusion (verveine, hibiscus…)
  • 1 belle mangue mûre
  • des cercles ou carrés en inox pour mouler les petits gâteaux ou un grand moule à fond amovible

C’est parti !

  • Je commence par faire chauffer de l’eau pour préparer une infusion de verveine ou d’hibiscus que je laisserai refroidir.
  • Puis dans la cuve d’un mixer je rassemble la coco, les noisettes, les épices, les dattes et je mixe jusqu’à obtenir une pâte proche de celle d’un crumble.
  • Puis je détaille la mangue en petits dés.

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Au milieu d’une assiette, je pose un petit moule en inox, et commence par y abandonner  une couche du mélange de noisettes-coco. Je tasse bien, et j’ajoute les fruits, puis j’alterne jusqu’à obtenir au moins 4 rangs successifs.

  • Je verse ensuite l’aga-agar dans l’infusion, je remue bien, et fais chauffer jusqu’à ébullition, puis j’éteins le feu, et laisse refroidir quelques minutes avant de verser délicatement une partie de la préparation sur le petit gâteau. Le liquide ne doit pas déborder, il doit juste généreusement napper l’entremet pour le figer, et constituer une sorte de joli glaçage brillant sur le dessus.

  • Cette étape n’est pas obligatoire, vous pouvez très bien la zapper, il vous suffit d’ajouter une bonne cuillère à soupe d’huile de coco dans votre mixer avec les noisettes. En refroidissant l’huile de coco va se figer et consolider votre petit dessert.

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Napper les bords de l’assiette de coulis de mangue, avant d’ôter le moule et  déguster avec passion…

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Pour une version « so creamy » vous pouvez alterner entre chaque couches de fruits, une généreuse cuillère à soupe de yaourt de coco végétal.

Mon préféré se trouve par ici, ( http://www.juneplaisirvegetal.fr ) c’est le coco mangue-passion, de la toute nouvelle gamme végétale June, pile poile ce qu’il faut pour faire écho à la saveur suave et sucrée de la mangue fraîche.

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La base du dessert reste très aérienne et sablonneuse ..

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Et le fruit sucré révèle la saveur ronde, gourmande et beurrée de la noisette lovée dans la coco …

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Les vacances peuvent enfin débuter 😉

 

Crème douceur, avocat et cacao cru…

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Parfois la nourriture agit comme un pansement.

Pansement émotionnel aux visées compensatoires en période de turbulence, stress, frustration, ennui ou mal-être…

On mange, et à fortiori on mange sucré pour se rassurer, se faire plaisir, installer une sorte de petite bulle entre nous et le monde, kit de premier secours face à des émotions qui nous submergent et que l’on n’est pas en mesure d’accueillir.

Ce n’est donc pas l’aliment que l’on recherche mais ce qui se cache derrière lui, son effet « doudou ». Anesthésier, le temps d’une cuillerée, un trop plein d’émotion qui nous grise et nous fait perdre l’équilibre.

En théorie, la solution consisterait à apaiser l’esprit, dissiper l’anxiété, les peurs, les angoisses, pour retrouver la pleine et consciente sensation de se nourrir avec raison et plaisir, et non de remplir un vase dont on ne perçoit plus le fond.

Et c’est justement l’acte de conscientiser ce que l’on avale qui nous ramène à nos propres sensations, à ce plancher de satiété, confortable et rassurant.

Mais si la théorie semble accessible, la pratique s’avère, elle, plus héroïque…

Comment éviter ces pensées limitantes qui nous tricotent un scénario si lointain de la réalité? Notre mental, sait parfaitement cloner le réel, à tel point qu’il nous bluffe et nous rend prisonnier de ses injonctions …

Par un ancrage à sa respiration, on peut laisser le souffle conscientiser, calmer les émotions et comprendre quelles sont les circonstances, les pensées, qui ont provoqué cette surcharge émotionnelle.

Puis, tenter de la désamorcer en remontant lentement la rivière à contre-courant en changeant d’itinéraire. Sortir du cadre, pour affranchir l’esprit de ses ruminations, briser le bocal, et ressentir enfin le bonheur de nager hors du lagon.

Laisser infuser ses idées dans une eau propre, fraîche et cristalline…

Et si l’appétence subsiste c’est qu’elle était « envie » et non « besoin ». Dans ce cas ouvrir grands, portes et fenêtres, et céder joyeusement et sans le moindre jugement à l’appel du chocolat, version crème,  savoureuse et  légère.

Celle-ci se prépare le temps d’un battement d’ailes de papillon et se déguste avec plaisir et conscience.

Douce et veloutée, aux accents épicés très cacao, sans la moindre petite lichette de sucre, de mauvaises graisses, ou de lait de vache, que l’on pourra agrémenter de jolis fruits de saison bien mûrs…

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Pile poile ce qu’il nous faut pour les jours d’énergie dans les tongs,  car le cacao cru augmente le taux de sérotonine, hormone du plaisir, stimulant ainsi optimisme et bonne humeur.

Idem pour la banane qui avec son taux de magnésium au top va compenser notre petit coup de mou.

La Cardamome, quant à elle, est une épice que l’on retrouve dans les plats indiens et asiatiques, elle possède de nombreuses propriété :

  • Aide à la digestion
  • Antiseptique
  • Source de calcium et de magnésium
  • Source de vitamine B2 et B6

Et si à cela on ajoute les bonnes graisses de l’avocat, qui contentent le corps, le coeur et l’esprit, on obtient une recette à tester de toute urgence et à introduire dans notre jolie routine d’été…

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Ce qu’il me faut pour 4 jolis petits pots :

Du green et rien que du green 😉

  • 1 bel avocat mûr à point
  • 1 banane bien mûre aussi
  • 4 cs de cacao cru en poudre
  • 3 ou 4 dattes
  • 1 gousse de cardamome
  • quelques noisettes torréfiées
  • 1 cc d’éclats de fèves de cacao cru (facultatif)
  • du lait d’amande
  • des fruits de saison (facultatif)

DSC_0384.JPGC’est parti !

  • je coupe l’avocat pour en prélever la chair
  • j’en fait autant avec la banane
  • Je verse joyeusement tout ce petit monde dans un blender en ajoutant les dattes dénoyautées, les grains de cardamome, et le cacao cru.
  • Garder le lait d’amande à portée de main au cas où, tout dépend de la consistance souhaitée.
  • et mixer…
  • puis verser dans de jolis petits bols.

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Ne pas oublier le topping : quelques fruits frais, ou déshydratés, noisettes, graines, éclats de fèves de cacao cru…

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On parie que cette petite crème vous fera fondre de plaisir tout l’été ?