Ma rencontre avec Mélie, la yogini inspirante…

J’ai rencontré Mélie, au beau milieu du Printemps, pour un cours de Vinyasa au studio yoga de Pessac.

Son regard bleu Pacifique, et son joli sourire, complètent une personnalité attachante, joyeuse, solaire, ouverte et bienveillante.

Et puis j’ai déroulé mon tapis, mes yeux se sont fermés, et le lâcher prise a opéré.

Comme une brise douce et mélodieuse, sa voix nous guide vers une pratique progressive et cohérente, savamment orchestrée, sans fausse note, à laquelle il fait bon s’abandonner.

Inspirante, elle pose une intention au commencement de chacun de ses cours, comme ces colliers de fleurs odorantes que l’on offre aux voyageurs en signe de bienvenue. Généreuse, ses explications sont autant de précieuses petites lanternes qu’elle allume, sur le chemin de la posture juste.

Le tout sans jugement, sans challenge ni pression, non, juste un besoin réinventé, celui d’écouter son corps et de l’accorder au rythme de ce flow délicieux qu’elle sait si bien installer.

Cette jeune maman, danseuse et musicienne, a le goût du travail bien fait, et cela se voit. Du choix de la playlist, à la progression des postures, rien n’est laissé au hasard, et toute cette belle énergie qu’elle déploie en amont rend le cours si léger et naturel, qu’il semble le fruit d’une magistrale improvisation.

Tout comme la vague qu’elle aime surfer, Mélie nous offre une escale rafraichissante et énergisante, qui dynamise le corps et calme l’esprit.

Les postures s’enchainent au rythme des inspirations et des expirations, faisant voler en éclat, repères et verrous.

Mais après avoir perdu la rive de vue pendant si longtemps, et découvert en soi tant de nouveaux espaces, le retour à la berge peut s’avérer difficile…

Un petit massage de la nuque, une stimulation des points de réflexologie plantaire pendant la relaxation finale, autant d’arguments qui nous aideront à nous reconnecter  en douceur à nos sens.

Maître Praticien Reiki, Mélie, accorde une très grande importance au toucher. Elle sait comment arrêter ces causes qui déclenchent parfois les maux du corps et de l’esprit.

Relaxer, pour relancer le circuit énergétique et les souffles internes afin de favoriser la remise en route des potentiels naturels intrinsèques de chacun.

Sa priorité : le bien-être naturel et durable des personnes qu’elle accompagne.

  • Qui est Mélie ?

« J’ai 36 ans et je suis française d’origine polynésienne. Un pied dans l’art, un autre dans la communication, mon parcours a toujours été au service de projets artistiques, historiques, culturels. Et comme j’aime aller au bout de ce que j’entreprends, je vis mes passions au maximum : d’abord la flûte traversière que j’ai quelques temps enseignée, les danses cubaines et afro-cubaines jusqu’à un diplôme de danseuse. Tout cela en parallèle de mes postes dans le marché de l’art, l’architecture, le design, … Une vie bien remplie en somme! »

  • Qu’est-ce qui t’a menée vers le yoga ?

« J’ai commencé le yoga il y a dix ans sur les conseils d’une amie. J’ai suivi quelques cours puis j’ai laissé cette pratique de côté. Elle revenait souvent dans ma vie comme des petites bulles.

J’ai renoué il y a deux ans, alors que je fréquentais assidûment les clubs de sport, besoin de me dépenser sans pour autant décompresser.

J’ai suivi le cours de yoga et l’évidence de cette discipline m’est apparue. Ma pratique s’est intensifiée et mon esprit s’est apaisé. Un été au bord du lac de Vincennes, j’ai su que ce serait mon futur métier. J’ai foncé en formation, une formidable aventure que j’ai eu la joie de faire enceinte. Que de belles sensations! Sur ce chemin, j’ai aussi mieux accepté une maladie dont j’ai été diagnostiquée il y a une dizaine d’années: l’endométriose.

Le yoga m’a appris à mieux vivre au quotidien ces douleurs et gérer l’angoisse de l’avenir. C’est  pourquoi je propose aujourd’hui des ateliers avec la complicité d’une sophrologue, pour celles qui souffrent de cette maladie. »

 

  • Pourquoi avoir choisi d’enseigner le yoga ?

« Transmettre et partager c’est un peu l’histoire de ma vie. J’aime donner ce que je sais, rechercher les meilleures méthodes pédagogiques, être en communauté. Le yoga apporte tellement que l’enseigner m’a semblé tout naturel. »

  • As-tu une routine « Healthy » ?

« Il n’y a pas si longtemps de cela, j’étais une grande amatrice de thé et café, ce qui faisait beaucoup de caféine pour mon corps dans une seule journée… j’en étais tellement devenue accro que j’avais une migraine si je n’avais pas un café dans la journée!

J’ai donc remplacé ces habitudes par des tisanes que j’ajuste selon mes besoins (circulation sanguine, allaitement, digestion, etc.).

Mon corps se fatigue moins et je ne ressens plus du tout cette dépendance.

De manière générale, je bois beaucoup d’eau.

Je commence toujours ma journée par un verre d’eau afin de réveiller le corps en douceur. Cela ne m’empêche pas de prendre un petit café, dont j’apprécie énormément l’arôme, de temps en temps! »

  • Quelles sont les personnes qui t’inspirent ?

« Ma maman étant bouddhiste j’ai lu très tôt des textes du Dalaï-Lama, une véritable source d’inspiration. Je le cite d’ailleurs très souvent pendant mes cours. »

Je confirme.

Mélie clôture chacun de ses cours, par une petite phrase, une citation, qui continue d’infuser ses bienfaits en nous, toute la journée.

  • Quelle est ta posture préférée et pourquoi ?

« J’adore la posture du triangle (Trikonâsana) en complète ouverture vers le ciel avec un ancrage fort dans le sol.

Cette posture soulage le stress et les maux de dos tout en stimulant la digestion. »

 

  • Quel est ton mantra ?

« I’m not perfect, I’m good enough and that’s perfect », un petit mantra emprunté à l’une de mes sources d’inspiration yogi, Dasha Romanova.

 

 

Mélie Good propose sur Bordeaux et sa région des cours de Flow Vinyasa – pratique dynamique et fluide en lien avec la respiration, de Flow Vinyasa adapté aux femmes enceintes, des soins énergétiques, des cours de Yin Yoga – pratique douce.

Elle propose également en partenariat des séjours YogaSurfCamp en Gironde ainsi que des ateliers de Yoga et sophrologie axés sur l’endométriose.

N’hésitez pas à faire un petit tour du côté de sa page Facebook pour suivre les news, et à vous inscrire directement sur le site :

http://www.hatha-yoga-bordeaux.fr

Pour un petit cours d’essai…

Promis, vous ne le regretterez pas 😉

Ma rencontre avec Isabelle, la « dompteuse de petits singes agiles »…

Joyeuse, ouverte, lumineuse et inspirante, Isabelle, est la meilleure amie que l’on rêve toutes d’avoir à ses côtés.

Son écoute chaleureuse et bienveillante, son sourire, sa joie de vivre très contagieuse sont à contre courant de l’image que l’on peut se faire d’une psychologue, analyste transactionnelle et systématicienne de surcroit !

C’est en tous cas la remarque que je me suis faite, la première fois que je l’ai rencontrée, alors qu’elle animait le stage de méditation en pleine conscience MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy), auquel je participais.

Peut-être est-ce son attirance pour le Bouddhisme qui l’a initiée à cette voie de la connaissance, unique et quasi sacrée, ce langage qui parle à l’âme, cette aisance à ressentir, comprendre et aider, ou bien sa longue pratique du Hatha Yoga, qu’elle a désormais choisi d’enseigner, car, dit-elle « c’est un état indissociable de la méditation ».

Sa soif d’apprendre est sans limite, ainsi que son besoin viscéral de partager, communiquer,  accorder une place de choix aux liens humains quels qu’ils soient.

Son champ d’action est vaste. Elle apporte son aide aussi bien dans le périmètre de l’entreprise, pour solutionner les problèmes de mal être au travail, qu’au prés des  personnes anxieuses, déprimées ou épuisées à qui elle apporte une aide personnalisée grâce aux outils de la pleine conscience, et du yoga.

« Ce qui compte pour moi, c’est d’accompagner chaque personne dans sa quête existentielle. A un moment de la vie se pose la question de la valeur de son existence, et la méditation aide à vivre ces questions, à aller dans la profondeur de l’être. Cela confère à cette pratique une dimension ultime, car en vivant le moment présent, au lieu de s’angoisser, de ruminer, de s’inquiéter, on est dans « l’être » au lieu d’être dans le « faire », et cela change totalement la donne.

Me sentir vivante et en joie, tel est pour moi le plus beau cadeau que m’aient offert le yoga et la méditation. Et j’ai envie de transmettre cela à toutes les personnes que je suis. »

 

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1°/ Qui est Isabelle ?

Psychologue, diplômée en 1987, hypnothérapeute, elle s’est également formée à diverses pratiques psychocorporelles, énergétiques et artistiques (Matrix Reimprinting, EFT- Emotional Freedom Technic, clown-théâtre, psychologie sacrée…).

Elle découvre le bouddhisme et la méditation en 1995.

Depuis, elle effectue régulièrement des retraites, et suit des enseignements spirituels  (émotions, fin de vie, pensées…) notamment à Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne.

Pratiquante assidue de hatha-yoga depuis plus de 20 ans, elle est actuellement en cours de certification à l’ENPY (Ecole nationale des Professeurs de Yoga), et enseigne depuis 2015.

Isabelle se nourrit tant de moments de silence en pleine nature, que d’instants légers à faire le clown, pour la bonne cause. Gourmande, passionnée, son mantra, « apprendre encore et toujours », acquérir des savoirs pour s’enrichir intellectuellement et émotionnellement, afin de les transmettre, les partager.

Auteure de plusieurs livres dont notamment « Histoire personnelle, destinée professionnelle ».

https://www.amazon.fr/Histoire-personnelle-destinée-professionnelle-adolescence/

ou « dé stresse », des ouvrages qui permettent, notamment, de ne plus vivre le mal-être au travail comme une fatalité.

2°/ Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience ?

La pleine conscience, est un état pendant lequel l’attention est ancrée sur l’instant présent de façon calme, lucide et objective. La méditation permet de développer cet état de pleine conscience, en habituant l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le moment présent.

Méditer, c’est entraîner l’esprit singe. Dompter notre mental  qui saute d’idée en idée, qui ne tient pas en place, qui s’accroche à une pensée comme un singe s’agrippe à une branche et qui est toujours en mouvement. Comment faire pour que ce singe devienne sage et attentif?

Quand on débute la méditation, on imagine parfois qu’il est question de faire le vide, de ne penser à rien et de ne rien ressentir, bref de viser la relaxation. Ce n’est pas du tout ça, bien au contraire, il s’agit d’être attentif à tout ce qui se passe dans le mental, le corps  les émotions…Ne pas accompagner, poser un regard curieux et bienveillant sur tout ce qui traverse notre ciel mental, mais sans suivre quoi que ce soit, sans s’arrêter. Regarder avec curiosité et bienveillance, comme s’il s’agissait de petits nuages dans un beau ciel d’été. Laisser exister sans commenter.
– sans filtre, on accepte ce qui vient.
– sans jugement, on ne décide pas si c’est bien ou mal.
– sans attente, on ne cherche rien de précis.

Méditer, c’est donc être présent à ce qui est ici et maintenant.

Mingyur Rinpoche, un maître et moine bouddhiste parle du Monkey Mind : l’Esprit Singe qui nous distrait en nous alimentant de pensées intruses et de sensations parasites.

La MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) ou Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour laquelle j’ai obtenu mon accréditation, est un protocole de 8 séances de 2 heures chacune, qui a largement fait ses preuves en matière de prévention des rechutes dépressives et qui maintenant a été élargi aux addictions en tous genres, aux  troubles du comportement alimentaire, à l’anxiété en général.

Il s’agit d’une thérapie de groupe basée sur le programme MBSR (Mindfulness Based Stress reduction program) http://www.meditation-mbsr.fr/protocole-mbsr/grandes-lignes-du-programme-mbsr/, mise au point par Jon Kabat Zinn pour soulager le stress et la douleur, et qui intègre en plus, des éléments de thérapie cognitive et comportementale adaptés au traitement de la dépression.

Les psychologues Zindel Segal, John Teasdale et Mark williams, ont montré qu’il existait une réactivité cognitive accrue chez les personnes dépressives, c’est à dire qu’un état émotionnel triste par exemple, augmentait les pensées négatives, d’où des épisodes de rechute de plus en plus fréquents. Ils se sont donc intéressés à la méditation telle qu’elle était enseignée dans la MBSR  comme moyen de se distancier de ses pensées afin de stopper le processus de rumination.

C’est ainsi qu’est née la MBCT où l’instructeur enseigne progressivement ce type de méditation au participant, et lui apprend à reconnaître une rumination dépressive, et à utiliser la pleine conscience au quotidien comme « baromètre » de son humeur et de ses pensées afin d’inverser la vapeur, et d’adopter des stratégies positives fermant l’accès à la dépression ou à l’anxiété.

Il faut savoir que les ruminations sont liées à la non acceptation des états émotionnels douloureux. Du coup on lutte de toutes ses forces pour repousser ces émotions car elles nous font peur et que l’on ne sait pas comment les gérer, et à force d’évitement, ce n’est pas la guérison mais l’épuisement et le  sentiment d’échec qui s’installent plaçant  fatalement à nouveau le sujet dans la dépression.

La méditation agit comme un sas de décontamination des pensées, les dépolluant de leur charge émotionnelle toxique par le biais de l’acceptation.

Vous trouverez sur le site ACCESS MBCT, la liste internationale des professionnels enseignant la méditation de pleine conscience sous sa forme MBCT.

3°/ Pourquoi avoir choisi de l’enseigner ?

Ayant reçu une éducation catholique, j’ai très tôt apprécié le calme et la paix qui se dégageaient de ces instants de recueillement. Dans la plupart des traditions religieuses, les deux notions se confondent. Méditation et prière consistent à plonger en soi pour mieux se déployer à l’extérieur. Il s’agit de s’ancrer dans l’ici et le maintenant, via ses sens, ses émotions, puis de se relier à plus grand que soi. La vocation religieuse a été supprimée pour ne conserver que la pratique méditative de manière à pouvoir lui donner un spectre d’action plus ouvert.

Lors de mes différents séjours à Daghpo j’ai pu suivre des retraites qui m’ont conforté dans mon choix de poursuivre dans la voie de la méditation.

Les bouddhistes la considère comme « la troisième forme de sagesse », l’enseigner s’est posé pour moi, comme une évidence, car tout comme le yoga, la méditation est elle aussi une pratique qui fait partie de ma vie.

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4°/ Quels bienfaits peut-on en retirer ?

La pleine conscience semble aujourd’hui se présenter comme une alternative aux thérapies traditionnelles dans la lutte contre les troubles de l’humeur, l’anxiété, ou autres maux contemporains.

Grâce à l’IRM, il est possible de voir très précisément des changements dans les zones du cerveau gérant la douleur ou le stress. On constate des améliorations chez des patients souffrant de douleurs chroniques. L’objectif est de mettre la souffrance à sa juste place, de comprendre qu’elle n’est pas obligée d’ envahir tout notre espace intérieur.

La vie fait que nous aurons toujours à faire face à des contrariétés ou à des émotions négatives, l’idée c’est de ne pas les rejeter, ne pas se fermer, mais plutôt tenter de les observer, pour comprendre comment réagir face à elles et pouvoir mieux les accepter.

Mais que les choses soient claires, accepter ne veut pas dire se résigner, c’est juste choisir les combats que l’on peut et veut mener et décider de composer avec certaines de nos émotions, même si celles-ci provoquent de l’inconfort.

Il nous arrive très fréquemment de nous identifier à nos émotions, on devient « notre colère » ou « notre tristesse », la méditation nous permet de prendre une distance par rapport à la charge émotionnelle des pensées négatives qui nous traversent.

Plusieurs études scientifiques ont démontré les bénéfices, tant sur le plan psychique que physique, d’une pratique méditative assidue :

  • réduction du stress et de l’anxiété
  • augmentation de l’immunité
  • amélioration du sommeil
  • diminution des migraines
  • protection du coeur et des artères
  • réduction du vieillissement des cellules
  • apaisement
  • diminution des maladies chroniques et psychosomatiques…

 

5°/ As-tu une routine « Healthy » ? 

Concernant l’alimentation, j’essaie d’adopter une alimentation vitalité en limitant le  gluten, et faisant la part belle aux végétaux, mais cela ne m’empêche pas de m’octroyer quelques petits écarts comme une énorme pizza lorsque j’en ai envie…

J’accorde d’avantage d’importance à mes ressentis, à ma santé mentale et ne manque jamais de rester dans la gratitude, la bienveillance envers moi-même et envers mon corps.

Et puis mon tapis de yoga n’est jamais très loin, je n’hésite pas à le dérouler quand le besoin de m’ancrer entre les forces du ciel et de la terre se fait ressentir, cela me ressource en énergie positive;-) et me permet d’aller mieux.

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6°/ Quelles sont les personnes qui t’inspirent ? 

Wayne Dyer a eu un impact sur mon développement personnel. Auteur de plusieurs ouvrages à succès, tel que « Le pouvoir de l’intention », il met notamment l’accent sur la puissance de la méditation.

Je retiendrai cette phrase en lien direct avec la méditation :

« Vous ne pouvez pas toujours contrôler ce qui se passe à l’extérieur mais vous pouvez toujours contrôler ce qui se passe à l’intérieur. » Wayne Dyer.

Il y a aussi Deepak Chopra, ce médecin Indien, penseur et promoteur d’un développement personnel teinté de spiritualité, connu dans le monde entier…

“ Le passé est une histoire, le futur un mystère. Le moment présent est un don. C’est pourquoi ce moment est appelé présent.  Deepak Chopra

Et enfin Christiane Singer, cette romancière française, adepte des sagesses orientales.

« L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. » Christiane Singer

Tout ce qui vise à cultiver sa vie spirituelle et à faire de l’espace en soi pour la bonté m’inspire.

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7°/ As-tu quelques conseils pour lutter contre le stress ?

Accueillir ce qui se passe en nous plutôt que de lutter contre.

Se battre contre une réalité immuable est une perte d’énergie inutile, et nocive. C’est seulement après avoir accepté les choses que l’on pourra  tourner la page sans souffrir.

Ouvrir son esprit à de nouvelles possibilités, et même si son  environnement et sa vie ne sont pas comme on le souhaiterait, ne jamais renoncer à l’espoir d’un futur meilleur, en s’installant dans le présent.

Et pour les moments de stress intense j’ai mon « kit de survie » composé de plusieurs espaces de respiration consciente, cela m’aide à calmer le mental.

Je fais aussi très régulièrement, une sorte de mise au point sur mes besoins réels, pour pouvoir, dans la mesure du possible, me les accorder. Des choses simples comme une balade en forêt, ou au bord de l’océan, suffisent parfois à nous recharger en énergie positive.

Se faire du bien, voilà un concept qui fonctionne à tous les coups 😉

 

Mon ressenti d’apprentie méditante :

Comme beaucoup, j’avais énormément lu sur le sujet , Christophe André, Frédéric Rosenfeld, et connaissais sur le bout des doigts les bienfaits issus d’une pratique méditative régulière.

Oui mais voilà, il me manquait le déclic. Cette petite impulsion qui me ferait m’extirper de mes occupations quotidiennes, pour accepter d’offrir sans rien attendre en retour, une poignée de minutes de mon précieux temps à la pratique méditative.

M’installer, le dos droit sur mon zafù (coussin de méditation), les jambes croisées pour ne rien faire d’autre que de fermer les yeux et me rendre présente à ce qui se passerait en moi…

Rien que le concept me paraissait périlleux. Comment rester concentrée sur sa  respiration alors que tant d’idées vous agitent le bocal ?

Etre dans la non-action me faisait peur, j’allais forcément m’ennuyer ou m’endormir…voire pire, me relever brusquement pour poursuivre une idée géniale qui germerait subitement en moi.

De toute évidence, il me fallait être encadrée, rassurée, accompagnée, et tout comme le solfège ouvre la voie vers l’apprentissage de la musique, le corps et l’esprit nécessitent un rituel régulier et codifié pour accéder progressivement à la pratique méditative de pleine conscience.

Isabelle et le groupe, à travers leur expérience et leur belle énergie positive m’ont permis de franchir le pas.

L’espace de huit semaines nous avons toutes, plus ou moins joyeusement, fait une croix sur notre grasse matinée dominicale, pour nous laisser guider en toute confiance par Isabelle.

Nous avons médité longuement, assises, allongées, marché en pleine conscience, mais aussi échangé sans jugement. Aucun. Beaucoup ri, parfois pleuré, greloté sous nos couvertures en polaire, bu du thé, beaucoup de thé, passé avec succès la fameuse épreuve du « grain de raisin », écouté, ressenti, accueilli.

Certaines jours, nos avancées furent vécues comme de formidables victoires, tandis qu’à d’autres séances il nous fallu accepter nos difficultés comme des encouragements à continuer à s’approprier la méthode. Nous eûmes à pratiquer chez nous, quotidiennement, parfois sous l’oeil incrédule, de notre entourage.

S’entraîner encore et encore, pour que l’acquis devienne inné…

Fermer nos yeux pour mieux voir, écouter de longues minutes durant le son du silence, stabiliser notre attention autour de notre souffle pour élargir l’espace de notre conscience, vibrer au son des bols tibétains.

Tricoter des heures durant et à l’unisson, les mailles d’un formidable outil de précision, qui désormais apaiserait notre mental, soulagerait nos douleurs physiques, psychiques et émotionnelles, ouvrirait une voie vers la connaissance de nous-même en posant de nouveaux schémas de pensée.

La méditation est un voyage intérieur, qui nous engage dans l’exploration d’une contrée inconnue, parfois source d’imprévus, mais qui malgré tout favorise la découverte et l’enrichissement de soi. Certains horizons peuvent se révéler trop caillouteux, épineux ou arides, pour s’y engager seul, d’où l’importance d’être accompagné, par un guide confirmé. D’autres avancées pourront provoquer de violents éboulements, séismes émotionnels, de sédiments que l’on croyait pourtant calcifiés …

Mais qu’importe. Ces découvertes ne sont jamais que la plus belle, la plus authentique partie de nous -même, qu’il nous est offert de rencontrer et d’accueillir avec bienveillance.

Mille mercis à Elisabeth, Catherine, Fabienne, Irène, Christine, Angélique, et aux deux Isabelle, pour avoir fait de ce voyage, un oasis, un moment  émouvant, joyeux et inspirant et à Isabelle Méténier pour avoir pris la tête de la cordée, avec brio, humour, patience et générosité.

L’apprentissage de la méditation de pleine conscience est une aventure qui ne laisse pas indifférent, et je vous invite vraiment à tenter l’expérience…

Isabelle propose des cycles de formation sur 8 semaines, ainsi que des cours de méditation guidée, n’hésitez pas à la contacter pour tous renseignements.

Isabelle Méténier
Tél : 06-48-93-16-55

Ma séance de « wheel yoga » avec Katja…

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Chaque samedi matin, j’ai la chance de dérouler mon tapis, aux côté de Katja, la plus bienveillante des yoginis.

https://healthyandcrunchy.com/2017/05/20/katja-orsega-la-yogini-bienveillante/

Elle anime depuis quelques années, des cours de Hatha yoga dynamique et de Vinyasa, mais ce qui a changé depuis novembre, c’est qu’elle possède désormais son propre studio.

Un lieu épuré où chaque tapis trouve sa place et où les belles énergies de chacun  se mêlent pour créer une synergie propice à la détente et au lâcher prise.

Le yoga de Katja a cela de différent que certaines pratiquantes n’hésitent pas à traverser tout Bordeaux pour y participer…

Et ce n’est donc pas un hasard, si la session est vécue comme un privilège, un moment hors du temps, une parenthèse de bien-être, qui rythme nos  semaines…

Katja n’est pas comme certaines yoginis en mal de reconnaissance, qui cultivent un ego surdimensionné. Non, elle n’est pas faîte de ce bois là…

D’ailleurs, comme elle a « beaucoup de mal avec les compliments » je me garderai bien de vous dire qu’elle fait l’unanimité, que ce soit sur le tapis, ou à l’extérieur, qu’elle est talentueuse et inspirante, attentive au bien-être de chacun, bref elle est ce que l’on appelle une belle personne …

Peu de temps avant Noël, elle nous avait parlé de son intention de se former au « yoga des roues », nous laissant un peu perplexe sur le sujet , il faut bien l’avouer…

Et puis un beau matin, nous avons fait connaissance avec le fameux petit cercle. Pour être honnête, la magie n’opère pas dés le premier regard, le coup de foudre n’est pas automatique, et il n’est pas rare qu’au début, on l’envisage d’avantage comme un « caillou dans la chaussure » que comme une  amie qui nous veut du bien, si vous voyez ce que je veux dire…

Mais heureusement, ce sentiment ne dure pas. Au fil de la pratique, on fini par s’habituer à sa présence, voire même à la plébisciter…

Complice de notre routine, la roue vient accentuer les postures, stimuler nos acquis, ancrer nos apprentissages, nous obligeant parfois à dépasser nos peurs, à déstabiliser nos équilibres, bref à s’ouvrir, s’étirer, se libérer, se débarrasser du superflu pour gagner en essentiel…

Créé en 2014,  par Dov Vargas et Raquel Vamos, des yogis modernes, qui ont eu l’idée de concevoir un accessoire circulaire qu’ils ont nommé « Dharma Yoga Wheel« , on la retrouve aussi dans certains cours de fitness ainsi que durant les séances de Pilates.

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https://www.dharmayogawheel.com

Utilisé aux États-Unis depuis 2015, la petite roue débarque en France, pour le plus grand plaisir des yogis débutants et aguerris. Cet accessoire permet essentiellement de travailler sur les étirements, les flexions et d’améliorer les postures inversées.

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  • Katja, quelle a été ta première rencontre avec la « roue » ?

Partant d’une envie de diversité, et après avoir découvert la roue chez Pierre Gulondo (http://www.atelierduyoga.fr) qui enseigne le yoga depuis plus de 30 ans et chez qui je m’entraine régulièrement, j’ai découvert cet accessoire qu’il proposait notamment pour la chandelle ainsi que pour les extension du dos.

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L’idée a fait son chemin, et comme j’avais envie d’apporter une nouveauté à mon cours, pour la rentrée de septembre, j’ai donc décidé d’acheter les roues.

A ce moment là je n’ai pas pensé plus loin, je voulais juste avoir un outil pour la chandelle et les extensions. Puis les semaines passant, je me suis dit qu’il était dommage de ne pas les utiliser pour d’autres postures, donc j’ai commencé à faire des recherches sur le net, et me suis rendue compte qu’on pouvait l’utiliser à l’infini, c’est à ce moment précis qu’il m’a paru intéressant de me former.

Mes recherches m’ont porté d’abord en France, puis en Suisse, sans grand résultat, et tout à fait par hasard, je suis tombée sur cet atelier de 3 jours à Hambourg, à l’école « power yoga germany » (https://www.poweryogagermany.de).

  • La « yoga wheel » c’est quoi exactement ?

C’est un accessoire pour yoga, fitness ou même massage, de forme circulaire, qui ressemble littéralement à une roue.

Elle est réalisée en matière ABS, un plastique très résistant, et le dessus est recouvert de mousse épaisse pour le confort.

Elle peut être utilisée aussi bien par les débutants que par les yogis aguerris. En soutenant le corps dans le mouvement elle le guide vers la pose la plus correcte, la plus aboutie, en toute sécurité. Elle rend également possible la pratique de postures plus avancées.

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Je trouve que la roue s’intègre dans la pratique comme un outil ce qui permet une  approche différente pour une même postures (avec et sans la roue).

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J’insiste sur le fait qu’il ne s’agit absolument pas d’un yoga ré-inventé. Les postures restent les mêmes à la base, la roue intervient comme une béquille, un support, pour sublimer la posture, l’envisager d’un autre point de vue, la corser, ou tout simplement la stabiliser en apportant un point d’équilibre, un ancrage.

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Tantôt elle facilitera le geste, tantôt elle l’ intensifiera.

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Et puis il faut dire aussi que la roue apporte une touche ludique, surtout au début lorsqu’il faut se familiariser avec ce drôle de petit engin, y caser ses deux pieds pour tenter l’équilibre ou y poser sa tête au beau milieu de nulle part, croyez-moi, ce n’est pas si évident et il faut savoir faire preuve d’humour et d’humilité.

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On peut créer des séances entières avec la roue, mais on peut aussi l’intégrer de façon ponctuelle et pour des postures spécifiques, c’est cette deuxième option que j’ai retenue pour mes cours.

  • pourquoi avoir choisi de l’enseigner?

Vu que pour certaines postures la roue est envisagée comme un outil qui amène un plus, j’ai choisi de l’enseigner de manière à enrichir les enseignements que je propose, pour  apporter une nouvelle dynamique.

Mais mon but n’est pas de remplacer la pratique régulière sans roue par une pratique uniquement avec la roue. Encore une fois, l’intérêt est de s’en servir spécifiquement et encore davantage dans le Hatha yoga.

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Pour des approches fluides comme le Vinyasa yoga, la roue peut créer une interruption lors de l’enchainement des postures, casser la concentration, ce qui n’est pas forcement souhaitable, c’est pour cela que je ne la fait intervenir qu’à la fin de la séance.

  • quels sont ses bienfaits ?

Personnellement je suis convaincue que la roue aide de façon efficace et rapide à mobiliser la colonne vertébrale, à travailler l’ouverture de la cage thoracique et à dénouer blocages et tensions en facilitant le relâchement de la chaine musculaire et des fascias.

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L’idée n’est pas d’aller plus loin grâce à elle, ou de faire des acrobaties particulières mais de sentir ce soutien qui rassure et permet d’éprouver un  lâcher prise en expansion.

Le fait de pouvoir s’installer plus sereinement et plus longtemps dans certaines postures favorise un travail en profondeur du corps ainsi qu’un véritable abandon plus restauratif.

La roue permet un étirement du corps tout entier, elle développe la souplesse du dos, libère les épaules et assouplit le cou pour soulager les tensions accumulées ainsi que les courbatures. Elle propose également une aide au stretching de l’abdomen et des muscles fléchisseurs des hanches, effectue un massage ferme et profond de la colonne vertébrale sur toute sa longueur et puis surtout elle aide à gagner en confiance, donc quelque part elle contribue à diminuer le stress.

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A mon avis, elle accentue de manière significative, la perception que nous avons de notre corps dans la mesure où elle nous oblige en plus à gérer « un corps étranger »…

  • quelle est la posture que tu préfères en yoga des roues et pourquoi?

J’avoue ne pas avoir de posture préférée avec la roue, mais il y a des postures qui ont  plus de résonance avec et d’autres moins. Utiliser la roue juste pour l’utiliser ce n’est pas ce que je recherche.

J’apprécie beaucoup les extensions du dos sur la roue, pour leurs bienfaits, un moment vraiment délicieux. Elle me permet aussi de faire un « handstand », c’est à dire un équilibre sur les mains dans l’espace, c’est une sensation incroyable…

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La roue est aussi quelque part le symbole de l’infini, pas début, pas de fin…. Je trouve cette allégorie assez pertinente pour la pratique du yoga.

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D’ailleurs, ce n’est pas un hasard, si les enseignements de Bouddha, connus sous le nom de «Dharma», sont assimilés à une roue qui se déplace d’un pays à l’autre en fonction des conditions changeantes et des inclinaisons karmiques des personnes. Les formes externes de présentation du bouddhisme peuvent changer selon les cultures et les sociétés, mais leur authenticité essentielle est assurée par la continuation d’une lignée ininterrompue de pratiquants.

On dit que les enseignements de Bouddha sont comme « une roue précieuse » parce que, partout où ils se répandent, ils influent positivement sur l’esprit des personnes qui les mettent en pratique.

« Anahata » est  le chakra du cœur, siège de la générosité, du pardon et de l’empathie, il se situe symboliquement au centre de la poitrine où se loge l’amour que l’on porte aux autres mais aussi à soi-même.
Equilibrer ce chakra, c’est cultiver la bienveillance et s’épanouir dans son rapport aux autres et à soi-même.

Pour ma part, j’aime l’idée que cette petite roue puisse nous aider à ouvrir notre coeur et qu’il n’appartienne ensuite qu’à nous de savoir exporter ses bienfaits au delà du tapis…

Si l’expérience vous tente, n’hésitez pas à contacter Katja, pour un cours d’essai :

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Katja Orsega

06 89 95 46 61

202 Avenue Pasteur, 33600 Pessac

hathayogadynamique@gmail.com

http://www.hatha-yoga-bordeaux.com

 

Crédit photos : Lisa Berrocal

Un grand merci à Katja pour m’avoir autorisée à « perturber » son cours avec tant de bienveillance, ainsi qu’à mes voisines de tapis pour leur patience, leur talent et leur belle énergie positive 😉