Noix de St Jacques, poireaux et kasha en habits de fête…

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Les soirs de fête approchent à grands pas, et il faut bien l’avouer, l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous…Chaque année c’est la même chose, il faut cultiver l’art d’être originale, efficace, créative, mais sans perdre la raison, car les agapes vont s’installer, puis se succéder, et si l’on veut tenir la distance, tout en restant au top de sa forme, mieux vaut se ménager….

Il existe un aliment qui n’a pas son pareil pour donner un petit air de fête à nos tables, tout en restant super healthy, un mets de saison, fin et raffiné, la noix de Saint Jacques.

Tout comme l’huître, la coquille Saint Jacques est un mollusque filtreur, ce qui signifie qu’elle ne se nourrit que de plancton végétal.
Côté calories, elle affiche seulement 80 Kcal/100g, autant dire qu’elle ne sera pas la première à être incriminée en cas de prise de poids inopinée. On ne peut pas en dire autant des beurres blancs et autres sauces béchamel, qui cherchent à la « gratiner » à tout prix, histoire de la faire basculer du côté obscur de la force !

Mais entre nous, la noix de Saint Jacques est un produit d’une telle finesse et d’une telle fraîcheur qu’un simple filet de très bonne huile vierge, et la compagnie de quelques légumes « intelligents » suffiront à la sublimer…

  • Excellente source de protéines : avec plus de 15g aux 100g, la coquille Saint Jacques est, comme l’ensemble des produits de la mer, source de « bonnes » protéines indispensables aux muscles.
  • Riche en Oméga 3 : pourtant pauvre en lipides, ce mollusque contient des acides aminés essentiels à notre organisme. Des Oméga3  favorisant le bon fonctionnement circulatoire, hormonal et immunitaire, lui confèrent un effet protecteur contre les maladies cardio-vasculaires et inflammatoires.
  • Excellente source de vitamine B12 : une portion de 100gr suffit à couvrir 60% des apports journaliers recommandés. Cette vitamine est très importante pour la fabrication des cellules et des globules rouges. Grande absente des tables végétariennes, c’est donc l’occasion ou jamais d’en faire le plein.
  • Une mine de sélénium : ce puissant antioxydant aide à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire prématuré. Il est aussi reconnu pour sa contribution au bon fonctionnement de la thyroïde, et possède une action anti-toxique, c’est à dire qu’il a la faculté de neutraliser les métaux lourds absorbés par l’organisme et  à éloigner certaines affections virales.
  • Phosphore et iode : ce mollusque bivalve offre des quantités importantes de phosphore, le 2ème minéral le plus présent dans le corps après le calcium. Formation des os, des dents, croissance des tissus, ce constituant cellulaire est indispensable à notre organisme. L’iode, nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes, est aussi bien présente dans la coquille Saint Jacques.
  • Source de fer, le coquillage renferme pas moins de 3,5mg aux 100gr et de magnésium, 40 mg pour 100gr.

Côté légumes, et pour un effet détox , on invitera volontiers le poireau, qui aidera à lutter contre la rétention d’eau. Très riche en sels minéraux il contient :

  • du fer pour les globules rouges ,
  • du magnésium contre le stress,
  • du soufre contre les fermentations intestinales,
  • de la silice pour la souplesse des os et de la peau,
  • du manganèse pour une bonne digestion,
  • de l’acide phosphorique tonique du système nerveux,
  • du calcium pour le système osseux et le métabolisme général.

Bien pourvu en azote c’est un bon constructeur et régénérateur. Il renferme également de la vitamine B et C.

Grâce au mucilage et à la cellulose qu’il contient, il exercera une action bénéfique sur l’intestin qu’il nettoiera et lubrifiera. Intéressant en ces périodes d’orgies alimentaires, non ?

Mais ce n’est pas tout, il semblerait que ce petit légume possède aussi des vertus « good mood » dues à l’action d’un flavonoïde, le kaempferol, un anti-oxydant qui permet de maintenir stable le taux de sérotonine et de dopamine, deux neurotransmetteurs importants au niveau du cerveau pour lutter contre le stress et procurer une sensation de bien-être.

Et pour finir, on va ajouter du kasha ou sarrasin torréfié, pour son petit goût de noisette et son crunchy sans pareil, vous allez voir qu’il a, lui aussi tout pour plaire.

Ce n’est pas un hasard si les asiatiques ne jurent que par lui.

Elles le dégustent sous forme de « sobacha », c’est à dire en infusion, pour son petit goût noisette et parce qu’il renferme d’avantage d’antioxydants que le thé vert.

Le sarrasin n’est pas comme on pourrait le penser une céréale, mais il fait partie de la famille de la rhubarbe et de l’oseille. Il est donc dépourvu de gluten malgré son surnom de « blé noir », et c’est une bombe anti-oxydante !

Le kasha est riche en :

  • protéines dotées des acides aminés essentiels,
  • glucides,
  • composés antioxydants,
  • fer,
  • minéraux (magnésium, potassium, phosphore…)
  • vitamines du groupe B et fibres.
  • il renferme aussi de la rutine, un antioxydant de la famille des flavonoïdes, qui possède également des propriétés vasoprotectrices, bénéfiques en cas d’insuffisance veineuse.

Maintenant que tout le monde est présent, que pensez-vous d’une petite répétition générale, en costumes, et avec les décors, histoire d’être prête pour le grand lever de rideau ?

Ce qu’il me faut pour 4  :

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  • Une douzaine de noix de Saint Jacques (à adapter en fonction de l’appétit)
  • 1 betterave Chioggia
  • 1 betterave jaune
  • 3 blancs de poireaux
  • 2 courgettes
  • 1 cs de purée de noix de cajou
  • 1 boite de haricots blancs cuits
  • huile d’olive/sel/poivre
  • 2 cm de gingembre
  • 1 tige de citronnelle
  • 1 gousse d’ail
  • 3 graines de cardamome
  • des graines de sarrasin grillées (kasha)
  • 1 cc de crème de sésame noir.

C’est parti !

  • Je commence par détailler les poireaux en biseau avant de les faire cuire à la vapeur environ 20 minutes.
  • Pendant ce temps, je taille à la mandoline mes betteraves crues, les dispose sur un plat allant au four doublé d’une feuille de papier cuisson, et après les avoir fait briller avec un filet d’huile d’olive, je les fais dorer au four, 15 à 20 minutes, à 180°.

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  • Je nettoie soigneusement les Saint Jacques, en prenant soin d’ôter le petit boyau noir, le même que l’on retrouve sur le dos des crevettes, et je les rince à grande eau.

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  • Je prépare ensuite une petite marinade pour mes noix de Saint Jacques en mélangeant le gingembre et la citronnelle râpés, une pincée de sel, la gousse d’ail écrasée, les graines de cardamome. Je dispose les petits mollusques dans ce joli bain, les couvre et les oublie quelques heures au frais.

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  • Il est temps de réaliser les purées. Je mixe d’abord les courgettes préalablement cuites à la vapeur, avec un filet d’huile d’olive et un peu de sel. Puis c’est au tour des haricots blancs, de se joindre à la crème de noix de cajou, pour une séquence mixage. Après quoi, un dernier petit effort, j’opte pour un passage au tamis de la purée histoire d’avoir un onctueux absolument parfait.

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  • Je réserve ensuite la purée de courgettes dans un petit bol et remplis une poche à douille avec celle de haricots.
  • Je récupère mes petits légumes cuits au four tout dorés tout jolis !
  • Et c’est parti pour la cuisson des Saints Jacques. Je les égoutte soigneusement et les  snacke légèrement 2 à 3 minutes dans une poêle bien chaude. Il est important que l’intérieur reste bien moelleux.
  • C’est parti pour le dressage, le moment que je préfère! Je dispose mes jolies petites noix, sur une coulée de purée de courgettes, parsemée de tronçons de poireaux, et de fleurs de betteraves.
  • A l’aide de la poche à douille je dispose de la crème de haricots-cajou sur les Saint Jacques.
  • Pour finir, je parsème de graines de Kasha et de petites pointes de crème de sésame noir.

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Et voilà un joli plat, délicieux, et léger.

L’avantage de cette farandole, c’est qu’elle équilibre des protéines de grande qualité avec justesse et légèreté, des légumineuses pour les fibres, des betteraves pour les vitamines, du poireau pour anticiper la détox, et éliminer l’eau retenue dans nos tissus, et du sarrasin pour son côté « pseudo-céréale », son goût noisette et son croustillant à tomber!

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Cette recette peut très bien servir d’entrée, ou de plat principal, selon les appétits, et/ou le nombre de noix de Saint Jacques dont on dispose.

Encore un bel exemple d’association judicieuse, saine et savoureuse pour un vrai moment plaisir, qui apporte la preuve, s’il en fallait, que se l’on peut manger « healthy » tout en se régalant.

Il ne vous reste plus qu’à trouver la petite robe qui va bien, pour briller de mille feux le fameux soir, et passer un moment délicieux et inoubliable avec ceux que vous aimez…

 

Mes petits yaourts vegan homemade…

 

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L’onctuosité est une texture que l’on chérit quand le froid s’installe. L’envie de douceur se pose alors comme une évidence, un petit moment égoïste et réconfortant…

Adoucir, réhydrater, apaiser, réparer notre corps tout entier fragilisé par les températures hivernales.

Pour nous énergiser et nous reconstruire de l’intérieur place aux aliments « doudou », simples mais riches, à la texture douce, soyeuse, pour un effet calmant immédiat.

Mais attention, ce n’est pas parce que le maillot de bain est soigneusement replié au fond du tiroir, et qu’il ne ressortira pas avant de très longs mois, qu’il faut sauvagement se jeter sur n’importe quoi…Non!

Les aliments pourvoyeurs d’énergie, sont à privilégier…Mais pour éviter d’ébranler notre moral déjà fragilisé par la grisaille extérieure, et se retrouver en proie à des schémas de  culpabilité récurrents, mieux vaux zapper tous ceux qui risquent d’avoir un impact catastrophique sur nos hanches, si vous voyez ce que je veux dire…

En tête du classement de la « comfort healthy food », il y a bien sûr les soupes, veloutés, et autres douceurs fumantes, peu caloriques et hydratantes, qui diffusent lentement leur chaleur en nous, mais pas que…

La douceur laiteuse d’un bon yaourt, peut aussi ravir nos sens.

Chaque cuillère devient  très vite bonheur, douceur et volupté, grâce à un crémeux sans égal, une  texture à fondre de plaisir et un topping gourmand, tel qu’une petite coulée de miel par ci, ou une compote épicée par là…

Le lait de vache n’étant pas toléré par tous les estomacs, il est intéressant de piocher parmi l’offre « green » proposée par les laits végétaux.

Ces boissons n’ont de lait que le nom, car en réalité elles sont réalisées à partir de céréales, plantes, oléagineux ou fruits, et ont tous les atouts de leur côté :

  • absence de lactose,
  • 100% green et vegan,
  • pas de graisses animales,
  • booster d’énergie grâce aux nombreuses vitamines et minéraux qu’elles renferment.

Et le lait de coco arrive en tête du box office, avec certes un taux de lipides plus élevé qu’un yaourt au lait de vache, mais c’est justement ce bon « gras » qui va nous apaiser, nous régaler, et combler la demande affective d’un organisme en prise avec une météo capricieuse.

Il n’a que des avantages, jugez plutôt :

  • une teneur très intéressante en magnésium, anti grisaille émotionnelle, utile au fur et à mesure que la lumière  décline…
  • du potassium, très alcalinisant pout lutter contre l’acidose parfois installée par une consommation excessive de viande rouge, charcuterie, fromages…
  • du fer anti-fatigue,
  • du sélénium et du manganèse, antioxydants efficaces,
  • de la vitamine E pour un effet bonne mine,
  • de l’acide laurique pour un effet anti-infectieux
  • une teneur exceptionnelle en omégas 3 et 6 qui manquent cruellement dans l’alimentation quotidienne.

Bref, ce n’est pas un hasard s’il est invité VIP aux tables vegan!

Si vous n’avez jamais goûté de yaourt à la coco, imaginez un yaourt à la grecque enrichi de crème, une légère pointe d’acidité, contre balancée par une petite note coco…Frais, doux et soyeux à la fois.

Bref, à tomber !

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La bonne nouvelle, c’est qu’il ne contient ni lactose, ni cholestérol, et ses graisses, des acides gras à chaînes moyennes, ne sont pas stockées mais utilisées directement pour fournir de l’énergie, utile pour affronter le froid et nos journées sans fin.

Enfin, comme son cousin le yaourt classique, il renferme de « bonnes bactéries » qui favorisent un fonctionnement optimum de la flore intestinale (S. thermophilus et L. bulgaricus), ce sont elles qui donnent au yaourt son goût acidulé si particulier, mais aussi son intérêt nutritionnel, en l’enrichissant de probiotiques, ces micro-organismes vivants qui soignent nos intestins.

Résultat, une digestion facilitée et surtout une immunité imparable, et en cette période où les virus se ramassent à la pelle, on est preneuses, non ?

Bon, je ne sais pas vous, mais tout ça me donne très envie de ressortir ma bonne vieille yaourtière 😉

En plus vous ferez de sérieuses économies car les yaourts à la coco du commerce, et les yaourts aux laits végétaux en général, sont relativement chers. Les fabriquer soi-même, est un vrai jeux d’enfants et le résultat est gratifiant.

Pour faire de jolis yaourts, crémeux et qui tiennent leurs promesses, mieux vaut utiliser du lait de coco, grâce à sa teneur en bonnes graisses, ou du lait de soja, dont le taux élevé en protéines permettra une bonne fermentation.

Cela ne veut pas dire, pour autant, que vous ne pourrez pas fabriquer des « yaourts » au lait d’amande, de riz, ou de chanvre. C’est juste qu’il vous faudra fournir un petit coup de pouce à votre mixture au moyen d’agents épaississants (fécule, arrow root..) ou gélifiants (agar-agar), voire les deux, car ces boissons végétales ne peuvent fermenter. Du coup, ces petits desserts s’apparenteront d’avantage à des crèmes qu’à des yaourts, les ferments lactiques en plus…

Pour ma part, j’ai opté pour une version minimaliste et simplifiée, la plus proche du vrai yaourt, c’est à dire à base de lait (végétal), ferments, et c’est tout !

1) Yaourt au coco :

Le secret du yaourt au coco, réside dans le choix du lait.

Plus il sera concentré en coco et donc en graisses, plus le résultat sera optimal.

Regardez les étiquettes, il faut que le taux soit supérieur à 60%, c’est le cas notamment du lait de coco conditionné en boites de conserves, vous remarquerez en l’ouvrant que le lait est  presque solidifié à l’intérieur. Bannissez les boissons à base de coco, et l’eau de coco.

Ce qu’il me faut pour 4 petits pots environ :

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  • 400 ml de lait de coco à plus de 60% d’extrait de coco
  • 1g de ferments lactiques

Vous pourrez trouver le lait de coco et les ferments lactiques soit en magasins bio soit directement en supermarché.

C’est parti !

D’abord je me précipite à la cave ressortir ma bonne vieille yaourtière, qui n’a pas pris une ride, juste quelques grammes…de poussière.

  • Je mélange le lait de coco et les ferments
  • Je verse la préparation dans des pots et les place dans la yaourtière pendant 12h

DSC_0008.JPGPetite astuce, je branche ma yaourtière après dîner et je la laisse faire tranquillement son travail de petite fée toute la nuit…

  • Le lendemain matin, c’est magique, les yaourts sont prêts, fermes à souhait, il ne me reste plus qu’à les réfrigérer au moins 2H avant de pouvoir y goûter…

Si votre yaourt présente un léger dépôt d’eau au fond du pot ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal.

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Ces yaourts sont de véritables petites gourmandises, qui pourront agrémenter un brunch ou un petit déjeuner en y ajoutant du muesli, des myrtilles fraiches ou tout autre fruits, des copeaux de noix de coco fraîchement râpée, des coulis, ou des éclats de raw chocolate..
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 Mais vous pouvez aussi les ajouter à un curry de légumes ou de lentilles pour donner une petite note d’onctuosité acidulée à votre plat…
2) Les yaourts au lait de soja :
Le lait de soja est celui qui se prête le mieux à la fabrication de jolis yaourts onctueux à souhait, sans autre ajout que de ferments lactiques. Il est moins gras et calorique que le lait de coco, vous pourrez donc en consommer plus souvent.
Vous pouvez même utiliser à la place des ferments lactiques, l’un de vos yaourts ou un yaourt que vous aurez acheté, sans dépasser 5 tournées.
Ce qu’il me faut pour environ 8 yaourts :
– 1l de lait de soja nature ou aromatisé
– 1 sachet de ferments lactiques (ou un yaourt)
Mélanger le lait de soja aux ferments lactiques à l’aide d’un fouet. Vous pouvez ajouter le contenu d’une gousse de vanille ou bien utiliser un lait de soja déjà aromatisé (vanille, chocolat, matcha…) vous pouvez aussi ajouter une boite de lait de coco au lait de soja, pour une version « soja-coco » très savoureuse…
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Répartissez ensuite la préparation dans des petits pots et déposez-les pour au moins 8 heures dans votre yaourtière.

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Je fais comment si je n’ai pas de yaourtière ?

Pas de panique, les filles, vous pouvez quand même déguster de délicieux yaourts  maison, même sans yaourtière…

J’ai un auto-cuiseur ou une cocote minute !

Il suffit de mettre quelques centimètres d’eau au fond, de porter cette eau à une température juste chaude (environ 45°C), et de placer les pots de yaourts dans l’eau comme au bain marie.

Fermez l’autocuiseur et laissez pendant 5 h. minimum, sans cuisson bien sûr, dans une pièce de préférence chaude ou près d’un radiateur, puis rangez les pots au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

J’ai un Thermomix !

Je verse de l’eau bouillante dans le bol du Thermomix, et j’installe les petits pots de yaourt dans le panier Varoma, je referme le couvercle, et pour éviter que la chaleur ne s’échappe je pose une serviette de toilette pour bloquer les issues.

Je programme  5 min/100°C/Vit 1 et j’abandonne mes petits pots toute la nuit, pour le lendemain matin les réfrigérer au moins 2h avant la dégustation!

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Le résultat est vraiment top, on obtient des yaourts vraiment consistants, et délicieux…

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Pour un prix dérisoire, et avec très peu d’ingrédients et d’efforts, il faut l’avouer !

 

 

La levure nutritionnelle : la star des paillettes…

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Même si l’été n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, pour certaines d’entre nous, son empreinte se lit encore sur leurs cheveux…Chlore, sel, vent et soleil, les ont parfois fragilisés, les laissant cassants, desséchés, à bout de souffle.

Au bord de la crise de nerf, il ne nous en faudrait pas plus pour passer directement par la case ciseaux…

Sans parler de l’automne qui lui est bel et bien là, et nous joue le remake oh combien célèbre des « feuilles mortes  se ramassent à la pelle » mais version « hair loss », thriller hélas récurrent, avec comme meilleur espoir féminin, nous !

Alors que faire ?

Et bien tout d’abord, croyez-moi, toute prise de tête est inutile voire même périlleuse, car le stress favorise et accentue la chute vers les abimes, tant de notre moral, que de nos petites mèches folles.

Ensuite, savez-vous qu’ il existe un petit remède miracle 100% bio et naturel, qui a fait ses preuves pour accélérer la repousse des cheveux et les embellir? On dit qu’il en aurait sauvé plus d’une du « burn out capillaire », avec à la clef, des cheveux plus brillants et plus forts, des ongles béton et même une jolie peau en cadeau…

Ça fait rêver non ?

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Son nom : la levure nutritionnelle, une petite poudre dorée, connue depuis toujours, aux effets multiples.

Alors on est d’accord les filles, la levure nutritionnelle n’est pas une levure destinée à faire gonfler vos cakes et brioches, non.

C’est plutôt une colonie de champignons microscopiques, et non pathogènes, élevés sur de la mélasse de canne à sucre et de betterave, qui en se multipliant créent un milieu riche en protéines et en vitamines du groupe B essentiellement. Après récolte, elle est lavée, essorée, déshydratée et pasteurisée, puis conditionnée en jolies petites paillettes.

La même famille de levures est utilisée dans la fermentation de la bière et la vinification. Pour répondre à la question qui brûle les lèvres de certaines, NON, le fait de boire de la bière ou du vin, ne conduit pas aux mêmes résultats !!!

Ne pas confondre enfin la levure nutritionnelle avec la levure de bière qui, elle, est plus amère mais contient sensiblement les mêmes nutriments, c’est la raison pour laquelle elle est souvent conditionnée sous forme de comprimés à avaler, ou la levure de boulanger, qui n’ayant pas été chauffée, conserve encore ses propriétés actives.

Véritable pépite nutritionnelle, cette levure contient pas moins de:

  • 16 acides aminés essentiels,
  • 14 minéraux,
  • 17 vitamines,
  • et une portion, soit environ 2 cuillères à soupe, possède un dosage en protéines plus élevé qu’un oeuf.

Ses nutriments permettent de libérer l’énergie enfermée dans les aliments et de conserver des cellules saines.

Sans parler de l’apport très intéressant en vitamine B12, la grande absente de l’alimentation vegan.

De plus elle ne contient :

  • ni cholestérol
  • ni graisses saturées
  • et très peu de sodium.
Comme elle favorise le développement de bonnes bactéries qui contribuent à améliorer l’équilibre intestinal, elle va aussi apporter un petit coup de pouce aux:

– organismes fatigués en stimulant le système immunitaire et en améliorant le sommeil
– au système digestif en atténuant les nausées
– et au système nerveux grâce à l’apport important en vitamines du groupe B.

Elle offre également une action antioxydante très efficace.

Vendues en magasins bio en flocons, certaines levures sont élevées dans un milieu particulièrement riche en un minéral spécifique afin de produire un supplément alimentaire qui contienne ce minéral. On trouve, par exemple, des levures enrichies en chrome, en sélénium, silice ou magnésium. Les micro-organismes se nourrissant du minéral qui se trouve ainsi intégré aux molécules qui les composent. Vous trouverez très souvent dans les rayons vracs de vos magasins, des levures dites maltées, c’est à dire une levure nutritionnelle enrichie en malt.

Concernant le gluten, normalement elles en sont exemptes, mais certaines marques peuvent contenir des traces d’orge. Il suffit de bien lire les étiquettes avant de la consommer.

Pourquoi va-t-elle devenir notre atout beauté ?

Parce que les minéraux et surtout les vitamines du groupe B contenus dans la levure nutritionnelle sont les championnes de la synthèse de kératine, et je ne vous apprendrai rien en vous disant que la kératine, est à la fibre capillaire ce que le calcium est aux os, c’est la matière première de nos cheveux, et de nos ongles.

Augmenter l’apport en vitamine B ne peut qu’avoir un effet miracle sur la repousse.

Pendant que la riboflavine, ainsi que l’acide folique, vont renforcer la fibre capillaire et rendre au cheveu sa souplesse et sa résistance aux agressions extérieures, la biotine, elle, aura un effet positif sur la pousse des mèches en stimulant elle aussi la synthèse de la kératine.

Les oligo-éléments, et notamment le sélénium auront une action remarquable sur les radicaux libres, responsables d’une crinière terne et sèche. Un vrai travail d’équipe!

Vous l’aurez donc compris, les filles, la levure nutritionnelle est notre amie, et je soupçonne Raiponce d’y être fortement addict, pas vous?

Par ailleurs et de source officielle, nous ne serions pas les seules à nous y pencher de prés, il paraitrait que certains garçons en fassent aussi une consommation effrénée dans le seul but d’obtenir …une jolie barbe bien fournie;-)

Le bon timing …

Donc pour résumer, soit vous vous précipitez sur la classique levure de bière en comprimés pour une petite cure de 2 ou 3 mois, et croyez-moi ça marche.

Soit vous préférez la levure nutritionnelle sous forme de paillettes, qui contient un supplément de nutriments et possède un petit goût qui relèvera vos petits plats en remplaçant avantageusement le fromage. Dans ce cas une à deux cuillères à soupe suffisent amplement à se régaler au quotidien et à donner un petit coup de boost à son organisme.

Dans tous les cas il faut être patiente pour avoir de bons résultats, donc, persévérez !

Côté cuisine…

Ces jolis flocons dorés sont les chouchous des tables healthy qui ne jurent que par eux. On en saupoudre aussi bien les plats de pâtes, que les salades, les porridges, et autres risottos, ou dans les sauces pour apporter un petit goût particulier qui change tout.

Les vegan l’utilisent aussi pour remplacer le fromage à cause de son goût de cheddar à s’y méprendre, et apprécient sa texture très onctueuse dés qu’elle est mélangée à une purée d’oléagineux.

Je vous propose une petite recette toute simple pour un apéro healthy : les chips de chou kale goût fromage mais sans fromage…

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Vous savez déjà que le chou kale est l’un des légumes les plus riches en lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants appartenant à la famille des caroténoïdes, bénéfiques pour la santé oculaire. Il stimule aussi le système immunitaire par sa richesse en flavonoïdes  qui possèdent des propriétés antioxydantes remarquables.

C’est parti !

Il vous suffit de préparer un petit bain pour vos feuilles de kale composé de :

  • 20 g de tamari (sauce soja)
  • 30 g de purée de noix de cajou (ou cacahuètes)
  • 10 cl  d’eau
  • 2 cs de levure nutritionnelle
  • 4 cs de sésame ou autres graines

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On mélange tous les ingrédients dans un petit saladier.

Puis on roule allègrement les feuilles de kale, lavées et auxquelles on a retiré la partie centrale.

On insiste bien pour les enrober partout.

Notez que les graines de sésame sont aussi les amies de la peau et des cheveux 😉

Ensuite on les étale sur une feuille de papier cuisson et hop bronzette au four pour 30 à 40  minutes à 150 degrés.

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Et c’est tout !

Une fois sorties du four on les laisse refroidir et on peut les conserver dans une boite hermétique. Mais entre nous, ça m’étonnerait qu’il vous en reste tant ces chips sont addictives 😉

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