Veggie bolo …

 

DSC_0181.JPGPas de temps à perdre c’est la rentrée !

Qui dit rentrée, dit course.

Course aux fournitures scolaires, course aux rendez-vous, aux inscriptions, course contre la montre, course à pied pour les plus courageuses, bref, reprise de la routine et donc pas forcément le temps de cuisiner sain.

Et pourtant s’il y a bien deux périodes incontournables dans le calendrier, où l’on a l’impression de reprendre sa vie en main, de gommer les erreurs du passé et de voguer vers un avenir tout neuf, c’est bien janvier et …septembre !

Une remise à zéro des compteurs physiques et émotionnels, un nouveau départ, une page blanche, sur laquelle laisser s’exprimer en toute liberté et en toute conscience, nos nouvelles envies.

Mais attention, le but n’est pas de prendre des engagements que l’on ne pourra pas tenir.

Inutile de tout remettre en question, parfois il suffit d’un petit recadrage de ses anciennes habitudes pour être en totale cohérence avec ses besoins actuels.

Adoucir chaque matin en posant avec bienveillance une intention, peut contribuer à rendre enivrantes, fleuries et lumineuses comme un jardin d’été, chacune de nos journées…

Se contenter d’être ce que l’on est, et l’être complètement, car au fond le but ce n’est pas d’atteindre la version 2.0 de nous-même, de tout détruire, révolutionner, bouleverser, faire exploser…pour finalement reconstruire à l’identique, car, il faut bien l’avouer, les vieilles habitudes ont tendance à s’accrocher, comme les coquillages sur le dos des baleines…

Prenons plutôt conscience de ce qui vit en nous, cultivons notre différence, aménageons de petites béquilles en bois flotté qui nous aideront à traverser les difficulté avec sérénité, humour.

Repeindre les heures noires et bleu, apprendre à s’aimer, postulat de base, si l’on veut être en mesure d’aimer les autres…

Et il en va de même pour ce que nous mangeons. Il n’est nullement question de faire table rase de nos anciens principes, qui font écho à notre éducation, notre histoire personnelle, nos goûts, notre culture, notre philosophie, notre éthique…

Repenser les contours des tendances que l’on voudrait leur donner, rester sourd à toute forme de manipulation commerciale et ne laisser aucun individu influencer notre ligne de conduite.

Car au fond la seule personne qui sait vraiment ce qui est bon pour elle, c’est bien nous, non?

Alors, faisons-nous confiance !

Et ouvrons-nous, ouvrons-nous aux possibles…Faisons voler en éclat les postulats, les règles, et partons à l’aventure !

Pour preuve : cette recette de bolognaise.

Les omnivores y verront une expérience nouvelle, la découverte d’une étape  non carnée mais délicieuse, les autres enrichiront peut-être leur paysage culinaire d’une inspiration nouvelle.

La cuisine regorge de mondes à explorer, de sentiers aux allures inaccessibles, menant à de petits paradis goûteux et parfumés, alors à vos boussoles, enfilons nos chaussures de randonnée, et soyons les nouveaux explorateurs du goût !

Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

DSC_0158.JPG

  • 200 g de lentilles
  • 3 carottes
  • 600 g de tomates fraiches
  • 1 poireau
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre,
  • 1 cc de fenouil en poudre
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • basilic
  • 2 cs de levure nutritionnelle
  • pâtes (sans gluten en ce qui me concerne)
C’est parti !
  1. Emincer d’abord finement le poireau puis le mettre dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.
  2. Couper ensuite les carottes en brunoise très fine puis les ajouter au poireau quand il a commencé à cuire .
  3. Rincer alors les lentilles que vous aurez fait tremper la veille, et cuisez-les 20 à 30 minutes avec une algue kombu pour accélérer la cuisson et les rendre plus digestes.
  4. Dans une sauteuse, faire revenir les tomates fraiches et coupées en morceaux, les carottes, les poireaux, ainsi que les lentilles cuites, assaisonnez et faites mijoter en remuant de temps en temps, pour que les saveurs et les parfums se mêlent, et que les lentilles prennent une texture souple.
  5. Il ne vous reste plus qu’à faire bouillir de l’eau salée pour y cuire, al dente, des fusilli ou des spaghetti…

DSC_0173.JPG

Incorporez-y ensuite votre sauces sublime et soyez heureux!

DSC_0214.jpg

N’hésitez pas à vous approprier cette recette en y ajoutant des olives finement émincées, ou des câpres…Ah! et n’oubliez pas le basilic, frais de préférence 😉

DSC_0205.JPG

La sauce est généreuse et comble parfaitement l’absence de viande, vous pouvez saupoudrer de levure nutritionnelle pour un petit goût relevé de parmesan…

DSC_0178.JPG

On parie que vous en reprendrez ?

Patate douce surprise …

 

DSC_0272
Parce que l’on n’a pas toujours le temps ni l’envie, de passer des heures en cuisine…
Parce que les choses les plus saines et les plus simples, s’avèrent toujours être les meilleures…
Parce que l’été touche à sa fin et que les moments privilégiés de partage, en famille ou entre amis restent, à juste titre notre priorité.
Des aliments sains et délicieux, vite préparés et qui nous aident en douceur à refermer l’album de vacances pour se caler à nouveau sur le rythme de la rentrée, voilà ce dont nous avons besoin.

 

Quitter le yang, saison estivale où l’énergie avait atteint son maximum, des jours longs,  une chaleur puissante, soleil, abondance, pour se diriger lentement vers l’automne, saison yin, plus fraîche, lunaire, espace de transition, véritable choc entre l’apogée de l’énergie estivale et celle du calme abordant l’hiver.

Saison d’intériorisation.

La nature elle aussi ralenti son rythme.

Les journées se font plus brèves, les matins plus frais, les chants d’oiseaux plus lointains.

Chaque rayon de soleil s’envisage comme un cadeau, un oubli de l’été, un crayon de couleur tombé du cartable qui diffuse du bleu sur notre horizon.

Comment basculer de l’été à l’automne sans filet ?

Difficile d’accepter la logique improbable du calendrier qui en vingt-quatre heures voudrait nous faire changer de saison, en nous retirant tout ce qui a fait notre bonheur des semaines durant, pour soudain nous mettre au gris.

Heureusement il existe ce que les uns appellent l’intersaison, et les autres la 5ème saison, trait d’union entre ce qu’il faut laisser partir, ce qui n’a plus lieu d’être, et ce qui vient, mais n’est pas encore là…

Comme une passerelle, une petite échelle de bois, que l’on déroulerait au gré du courant pour traverser la rivière sans mouiller nos chaussures.

Passer de la saison mourante à celle naissante….En douceur…

Equilibrer les déséquilibres de nos états énergétiques grâce à l’enracinement à la terre, notre point d’ancrage, pour tempérer et harmoniser, tout en s’allégeant du superflu.

 

Ecouter son corps, ses envies de douceur, de couleur, de réconfort, et se faire plaisir, avec tous les aliments qui nous font du bien.

Et la patate douce, sensuelle et suave, petite boule d’énergie, et de lumière, en fait partie.

Elle se logera volontiers dans nos lunch box de rentrée, pour célébrer la fin de l’été de manière complète, festive et joyeuse et aborder l’automne avec enthousiasme.

Pourquoi on va l’adorer ?

Parce qu’elle se décline en mille  recettes, et parce que sa peau solide et sa chair onctueuse peuvent servir d’embarcation d’un jour, à de jolis légumes et céréales pour une escapade healthy…

Pépite nutritionnelle, elle est riche en cuivre, manganèse, vitamines A et B6, elles déborde d’anthocyanine réputée  diminuer les risques de développer un cancer du côlon, et de bêta-carotène pour conserver son joli teint de vacances.

 

Aliment beauté grâce à son super pouvoir antioxydant, elle répare notre peau soumise aux agressions du soleil, vent et sel, et réduit le mauvais cholestérol.
Protecteur  hépatique, antidiabétique elle booste notre système immunitaire tout entier et en cette période de transition climatique il est bon de se savoir protégé.

Association gagnante avec le quinoa, qui nous permet de faire le plein de protéines végétales puisqu’il est l’un des rares à  posséder tous les acides aminés essentiels à l’organisme. Dans la majorité des cas, seuls les produits d’origine animale assurent un apport en acides aminés aussi complet.

Pour résumer, disons que la petite graine des Andes fait le même job que la viande, mais en mieux puisqu’elle est plus digeste, et beaucoup moins grasse.

Sans oublier les nombreux minéraux et vitamines qu’elle contient, notamment du groupe B, qui permettent au corps de mieux assimiler les protéines.

Jugez plutôt :

  • riche en magnésium, le quinoa détend les muscles, aide à réguler la tension artérielle, à abaisser le taux de stress, et permet un sommeil de meilleure qualité. Autant d’actions positives pour conserver ou retrouver un bon moral.
  • riche en tryptophane, un acide aminé essentiel qui favorise également un sommeil réparateur et améliore l’humeur en stimulant la production de sérotonine, un neurotransmetteur appelé hormone du plaisir ou de la bonne humeur.
  • à index glycémique bas, le quinoa est également un véritable allié de la digestion.
  • riche en fibres il rassasie et stimule doucement le transit.
DSC_0308.JPG
Les crudités tels que le chou rouge et l’avocat apporteront leurs vitamines et leur fraicheur contrastante avec la chair de la pomme de terre juste rôtie…
L’expérience vous tente ?
Ce qu’il me faut pour 4 personnes :
  • 4 patates douces de taille moyenne
  • 150 g de quinoa cuit
  • 65g de noix
  • 1 gousse d’ail émincée
  • 2 cs d’huile d’olive
  • Sel & poivre
  • 1 cc de cumin
  • 1 cc de gingembre râpé
  • 1 cc de graines de fenouil
  • 2 cs de graines de sésame noir
  • 1/4 de chou rouge râpé
  • 2 avocats mûrs
  • 3 cs de pois chiches cuits et égouttés
  • quelques feuilles de menthe
  • 1-2 cuil. à soupe d’eau
DSC_0271.JPG
C’est parti !
  1. Préchauffer le four à 200 C. Percer les patates douces plusieurs fois avec une fourchette. Recouvrir une plaque de papier sulfurisé et y déposer les patates douces. Enfourner pendant une heure ou plus si besoin, jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres et rôties.
  2. Pour la garniture de quinoa-noix : placer les noix dans un mixeur et pulser 2 ou 3 fois pour les couper en tout petit morceaux.
  3. Faire chauffer de l’huile dans une large poêle, puis ajouter le quinoa cuit, les noix  l’ail, les épices ainsi qu’un peu d’eau pour humidifier l’ensemble. Faire mijoter quelques minutes à feu moyen.
  4. Râper ensuite le chou rouge
  5. Pour la crème d’avocat : placer tous les ingrédients (avocat, menthe, sel, poivre, pois chiches, eau) dans un blender et mixer jusqu’à l’obtention d’une consistance douce et crémeuse.
  6. Assembler les patates douces en les coupant en deux dans le sens de la longueur et en les garnissant du mélange noix-quinoa. Réhausser de la crème d’avocat et ajouter le chou rouge, saupoudrez de sésame noir, et dégustez sans attendre !

DSC_0309.JPG

La texture fondante et sucrée de la patate, viendra se marier à merveille avec le croquant du chou rouge, pendant que les petits grains de quinoa exploseront en bouche, suavement nappés de crème d’avocat et soulignés par les éclats de noix… Goûtez c’est une expérience unique qui vous attend 😉

 

DSC_0292.JPG

Tout ce qu’il vous faut pour faire le plein de protéines végétales avec l’association pseudo céréales (quinoa) et légumineuses (pois chiches), des légumes joyeux et colorés pour la bonne humeur, du goût, du crunchy, le bonheur quoi 😉

 

Cocotte de légumes de printemps à l’ail des ours…

DSC_0291.JPG

Très souvent en cuisine, les associations les plus simples sont de loin les plus savoureuses et les plus justes.

Alors pour ces jours incertains, de printemps-automnal, il est bon d’avoir un plat facile à réaliser, réconfortant et délicieux, auquel s’ancrer.

Cette année la belle saison se fait follement désirer et ne reçoit que sur rendez-vous. Fugace et insaisissable, clandestine et éphémère, elle reste sourde à tous nos SOS…

Mais l’écho de son absence fait cependant résonner en nous comme une douce envie de remettre nos compteurs internes à zéro.

Privilégier une nourriture légère, saine et de qualité, pour gagner en détoxication et en vitalité, reste le moyen le plus sûr d’avancer vers l’été.

Parmi toute la diversité qu’offre la nature, l’alimentation constitue indiscutablement l’une de nos principales ressources, ou tout au moins celle dont nous avons le plus conscience. Il est donc important de consommer des aliments frais, chargés en énergie positive, comme les fruits et légumes cultivés de manière raisonnée, les graines et céréales, par opposition à tout ce qui est fermenté, congelé, mis en conserve, rassis ou mort, qui en est  dépourvu.

Et cette précieuse énergie vitale est présente partout, à travers  l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, le soleil qui nous réchauffe.

On la nomme « prana » dans la spiritualité indienne, tandis que les  Chinois la connaissent sous le nom de Chi.

Elle anime tous les êtres vivants, et son manque ou sa mauvaise circulation à travers les méridiens de notre corps, peut sérieusement affecter notre bien-être voire même  notre bonne santé.

Ce souffle de vie rythme également les échanges que nous entretenons les uns avec les autres.

N’avez-vous jamais remarqué combien certaines personnes vous inspirent, vous galvanisent, vous donnent des ailes, alors que d’autres ont tendance à vous limiter, vous plomber, en se branchant directement sur votre batterie énergétique, elles vous vident de toutes vos ressources, de tout votre dynamisme, de toute votre bonne humeur…

Changer ses perceptions vis à vis de la nourriture, permet de mieux goûter à la vie, de s’ouvrir à une autre dimension qui apporte santé et bien-être physique, mais aussi équilibre psychique et émotionnel.

Faire le choix de laisser les légumes occuper le devant de la scène, c’est accueillir soleil, dynamisme et bonne humeur…quelle que soit la météo 😉

DSC_0300.JPG

Vous pouvez compter sur l’ail des ours pour magistralement sublimer ces légumes, de son goût fleuri, léger et subtil.

C’est une variété d’ail sauvage, que l’on récolte au Printemps dans les sous-bois humides, et qui, dit-on serait le met favori des ours au sortir de leur longue période d’hibernation.

Il possède les mêmes propriétés que son cousin cultivé, mais décuplées comme c’est souvent le cas pour les plantes que l’on cueille à l’état sauvage.

Pourquoi il va devenir notre meilleur ami :

  • C’est une plante alimentaire qui a aussi des propriétés médicinales.
  • Il est très riche en vitamine C.
  • Il contient aussi du soufre, du silicium, du fer, du manganèse, du zinc … et d’autres vitamines B1, B2 et E.
  • C’est un stimulant général de l’organisme.
  • C’est un vermifuge (élimine les parasites intestinaux) très populaire tout comme l’ail commun.
  • Son action dépurative permet d’éliminer les toxines de l’organisme. C’est notamment un chélateur des métaux lourds grâce aux composés soufrés qu’il contient, rendant mercure et plomb solubles dans l’eau, et facilitant ainsi leur élimination de l’organisme.
  • C’est un antiseptique et antibiotique général grâce à la molécule d’alliine qu’il contient. Il désinfecte l’intestin.
  • Il a un effet hypotenseur et diminue le taux de cholestérol.
  • Il possède également une action fluidifiante qui permet de lutter contre les thromboses.
  • On lui attribuerait aussi des vertus amincissantes.

Bref, on l’a compris c’est une plante détox qui nettoie et assainit notre organisme, et même si cette année il sera peut-être question de zapper purement et simplement le maillot de bain, pour cause de bug climatique, pour l’heure, on n’est pas contre un petit effet détox, non ?

Alors bien-sûr si vous n’avez pas la chance d’avoir un sous-bois humide à portée de cueillette, et des ours bienveillants prêts à partager le butin dans votre voisinage, vous pouvez cependant trouver votre bonheur sur les étals des marchés, ou l’acheter déshydraté à basse température, dans les magasins bio.

DSC_0302.JPG

Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

  • 2 courgettes
  • 150 g de petits pois
  • 5 branches de chou kale
  • 150 g de pois gourmands
  • 2 cm de gingembre
  • 1 poignée de pousses de soja
  • quelques pistaches non salées concassées
  • 2 cs d’huile de coco
  • 1 cs de purée de noix de cajou
  • 1 bouquet d’ail des ours
  • quelques radis
  • 1 botte d’asperges vertes
  • bouillon de légumes

C’est parti :

  • je commence par laver et éplucher tous les légumes, les tailler en rondelles pour les courgettes, et en longueur pour les asperges. J’écosse les petits pois et ôte les queues des pois gourmands. Je conserve uniquement les feuilles du chou kale et supprime la partie centrale dure et impropre à la consommation.
  • je fais ensuite cuire tous les légumes à la vapeur douce 95° pour conserver leurs propriétés nutritionnelles et leur jolie couleur verte, pendant 15 minutes environ.
  • je conserve ensuite quelques asperges que je mixerai avec la purée de noix de cajou  et un peu de bouillon de légumes pour obtenir une petite sauce onctueuse.
  • puis je verse l’huile de coco dans une cocotte et fais revenir rapidement tous les légumes, avec le gingembre râpé.

DSC_0318.JPG

  • j’ajoute l’ail des ours, les pousses de soja et quelques radis taillés à la mandoline.
  • Je dresse le plat en nappant de crème d’asperges et saupoudre de pistaches concassées pour un fini « crunchy ».

DSC_0304.JPG

Et voilà un petit plat vite fait, qui vous mettra à coup sûr, en mode « happy »!

N’hésitez pas à l’accompagner d’un petit bol de riz complet, ou de quinoa, pour un repas plus complet.