Pesto de kale aux noix…

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L’été n’est plus qu’à quelques brasses, et avec lui les injonctions et frustrations infligées à notre corps.

Les régimes commencent déjà à fleurir sur toutes les vitrines,  les écrans, les magazines.

Message subliminal à portée tyrannique : Il nous faut, coûte que coûte, être minces.

Toute notre énergie se focalisera alors à soigner un extérieur jugé « non conforme » nous faisant voyager de régimes protéinés en jeûnes insensés, de mono-diètes en plan détox, qui n’auront de miraculeux que l’effet marketing qu’ils infligeront à nos subconscients et les profits juteux qu’ils rapporteront à des gourous peu scrupuleux.

Mais à mesure que nous partirons en croisade à la reconquête de la version  « instagramable » de nous-mêmes, c’est de notre âme que nous nous éloignerons.

Car ce n’est pas à l’extérieur que se situe le coeur du problème, non, c’est bien à l’intérieur.

Il existe au plus profond de nous un abime dans lequel vit un dragon qui réclame sa dose de nourriture affective quotidienne, un être fait de chair et de sensibilité qui ne demande qu’à être aimé, choyé, rassuré, réconforté, parce qu’il ne ressemble à aucun autre.

Au lieu de cela, nous le priverons, le rationnerons, le frustrerons, croyant ainsi le dominer, le bâillonner…

Erreur !

Tous ces mauvais traitements ne feront qu’aggraver les choses.

Un magma de sons caverneux nous empêchant d’entendre nos véritables sensations de faim ou de satiété remontera du plus profond de nous.

Nous n’aurons ainsi plus d’autre alternative que d’assouvir toutes ses demandes par de l’excès.

Nous emplirons notre brouette de tout ce qui nous tombera sous la main pour combler le gouffre, et faire taire l’écho de cette souffrance.

Nous diaboliserons certains aliments.

Prenez une tablette de chocolat, endormie au fond d’un placard, blottie dans ses draps de papier argenté, elle ne renferme aucune menace aucun danger, c’est sa rencontre avec nos émotions qui fait d’elle une bombe à retardement, capable de ravager la plus harmonieuse des courbes pondérales.

De plaisir intense elle deviendra souffrance  extrême, nous réduisant à l’obsession, la compulsion, la culpabilité.

Et ce torrent boueux de honte et de mépris, nous éloignera encore un peu plus de nous même, ou plus exactement de l’image parfaite que l’on voudrait donner de notre personne.

Alors que faire?

Tout d’abord museler cet ego tyrannique et imposteur, pour apprendre à (ré)écouter  son véritable « moi » et lui accorder toute l’attention qu’il mérite.

Le respecter.

L’aimer, enfin …

Vivre l’expérience de l’instant présent pour rétablir la communication radio avec notre être véritable, et prendre acte de ses besoins, ses peurs, ses manques, ses ressentis, sans jugement, en toute bienveillance.

Etre à l’écoute.

Percevoir les moindre sanglots avant qu’ils ne débordent en rivière.

Etablir un lien de compassion avec cet être de lumière qui vit à l’intérieur de nous, et prendre soin de lui quand il souffre, l’apaiser, le motiver, l’encourager.

Faire de ses combats, nos victoires, de ses souffrances nos priorités.

Adoucir son rapport à soi-même, se reconnecter à sa respiration, pour se sentir renaître à chaque inspiration.

Cesser les hostilités avec soi-même, et prendre conscience que l’on a déjà tout à l’intérieur.

Accueillir les espaces douloureux et trouver le confort dans l’inconfort.

Accepter nos failles, nos insuffisances, nos manquements, nos erreurs.

Cesser de cultiver cet idéal, ce « surmoi », égoïste et narcissique qui  nous pousse à des comportements à risques tant pour notre santé physique qu’émotionnelle.

Observer à travers le filtre de la compassion, chacune de nos actions, de nos pensées et faire fi de ces dénigrements permanents qui nous enferment dans la médiocrité, alors que tant de merveilles vivent en nous.

En prendre soin pour deviner nos véritables besoins physiologiques, affectifs, mentaux, et trouver la voie d’une alimentation appropriée, naturelle, sans artifices, ni privations.

Nous pourrions installer de nouvelles routines plus saines, sans rester dans le déni,  sans chercher à tout prix à être celle ou celui que nous ne sommes pas.

« Il existe un curieux paradoxe qui fait que c’est au moment où je m’accepte tel que je suis, que je deviens capable de changer » Carl Rogers.

Etre capable d’identifier quelle partie à l’intérieur de nous recherche à être nourrie et si c’est notre coeur, refermer immédiatement la porte du réfrigérateur pour  ouvrir celle de la présence à soi en se reconnectant à ses besoins, en s’écoutant plus attentivement.

Apprendre à percevoir les lames de fond qui montent depuis les abysses, pour éviter que les vagues de colère, tristesse ou solitude, nous projettent violemment sur les rochers de la gourmandise …

Briser les schémas qui nous feront directement plonger dans la nourriture thérapeutique.

Accueillir ses émotions avec bienveillance pour les désarmer avant qu’elles ne blessent.

Héberger la chute ou la rechute avec humour et curiosité.

Trébucher, pour le plaisir de se relever.

Dépasser les conflits, gommer le sentiment de honte, oublier le poids, et redonner à l’alimentation sa véritable vocation : calmer la faim, nous apporter les nutriments et les vitamines dont notre corps a besoin, les calories nécessaires pour que chaque jour la vie puisse couler en nous.

Bannir les régimes.

Et c’est ainsi qu’instinctivement nous nous rapprocherons des aliments santé et que nous conserverons ou retrouverons un poids de forme.

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Le chou kale participe à cette démarche « éco-responsable », de nous-mêmes.

  • Allié minceur

Il n’apporte que 50 calories pour 100 g. Riche en fibres solubles et insolubles, il permet de ralentir l’arrivée du glucose dans le sang et donc de prévenir les pics de glycémie.

  • Bon pour la santé des yeux 

Il est l’un des légumes contenant le plus de lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants appartenant à la famille des caroténoïdes, bénéfiques pour la santé oculaire.

  • Il stimule le système immunitaire 

Il est un grand pourvoyeur de flavonoïdes (dont la quercétine) qui possèdent des propriétés antioxydantes et protègent le système immunitaire.

  • Prévention de certains cancers

Il contient d’autres substances antioxydantes, comme les glucosinolates, qui jouent un rôle dans la prévention de certains cancers.

  • Riche en calcium végétal

Le kale est gorgé de calcium. Avec une teneur de 150mg de calcium pour 100g, il en fournit davantage qu’un verre de lait .

  • Des minéraux et des vitamines en quantité

Il fait le poids côté minéraux et oligo-éléments, notamment magnésium et potassium, et vitamines C et A.

Consommer 100 g de chou kale permet de couvrir 150% de ses besoins en vitamine C pour une journée.

  • Un taux record de vitamine K

Très riche en vitamine K, qui joue un rôle important dans la coagulation sanguine,  essentielle à notre organisme.

Alors si vous êtes convaincus on y va 😉

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Ce qu’il me faut pour 4 petites assiettes :

  • 100 g de feuilles de kale
  • 1 cc de fenouil en poudre
  • Quelques feuilles de basilic
  • 40 g de noix
  • 3 CS de parmesan (ou de levure nutritionnelle pour la version vegan)
  • 1 gousse d’ail
  • 50 g d’huile de noix
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de pâtes avec ou sans gluten

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C’est parti !

  • Je commence par laver les feuilles de chou Kale, et retirer la partie centrale dure.
  • Puis je les cuit 5 minutes à la vapeur douce afin de les attendrir.
  • Pendant ce temps je mets à bouillir une grande casserole d’eau salée.
  • Je rassemble ensuite dans le bol d’un mixer le chou, l’ail, l’huile, les noix, le basilic, le fenouil, et le sel, pour obtenir un pesto savoureux. Je n’hésite pas à ajouter une ou deux cuillères à soupe d’eau pour obtenir une crème vraiment onctueuse.

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  • Je fais cuire les pâtes al dente, et je nappe ensuite avec le pesto de Kale, j’ajoute quelques brisures de noix, du parmesan ou de la levure nutritionnelle, rectifie l’assaisonnement et c’est tout 😉

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Les noix apportent le « crunchy » mais aussi les bonnes graisses oméga 3 ainsi que des protéines végétales.

Plus aucune raison de redouter l’épreuve du maillot de bain cet été, il est désormais possible de se faire plaisir tout en prêtant une oreille attentive et bienveillante à nos sensations de faim et satiété.

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Au lieu de manger, connectés à un écran quel qu’il soit, amenez la conscience à l’intérieur de vous et observez ce qui s’y passe…Savourez chaque bouchée comme si c’était la première fois que vous y goutiez, éveillez tous vos sens, soyez à l’écoute des signaux de votre corps et arrêtez-vous lorsque vous n’aurez plus faim, même si votre assiette n’est pas complètement achevée. Prenez du plaisir à cuisiner et à déguster vos préparations, et dans la mesure du possible évitez de manger lorsque vous ruminez des pensées négatives cela perturbe la digestion et affecte le tube digestif.

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Love yourself 😉

Fricassée de cèpes, sur dahl de lentilles corail…

 

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Connaissez-vous ces étranges petits êtres vivants, qui n’appartiennent ni au règne végétal ni à celui animal, nés d’un baiser de soleil posé le long d’un sous bois humide et chaud?

Ils élisent domicile au pied d’un châtaignier, d’un chêne ou d’un hêtre, et s’installent sporadiquement avant les premières gelées pour s’imprégner de la sagesse de ces grands philosophes séculaires et vivre en symbiose avec leurs racines.

Ce règne à part, c’est celui des champignons.

Ces petits lutins ventripotents et bien chapeautés n’ont pas leur pareil pour titiller tous nos sens, déchainer passions et convoitise, appétit, envie, avidité, curiosité.

Leur pousse très rapide, résulte, d’après les scientifiques, d’un phénomène de fermentation, suite à une hydrométrie, une température et un ensoleillement adéquats, mais la réalité est sûrement toute autre, plus fascinante, mystérieuse, fantasmagorique.

Un miracle elfique vieux comme le monde, qui, pourtant, ne manque pas de nous émouvoir à chaque fois, de nous captiver.

Et c’est ainsi que peu avant l’hiver, lorsque les arbres pleurent leurs feuilles, que la terre ivre des dernières pluies d’automne offre ses sous-bois dorés et odorants aux timides rayons du soleil, que la lune y ajoute fraîcheur et mystère, qu’éclosent des milliers de petites créatures caméléon, rusées, joueuses et joyeuses.

Sourdes à nos appels, elles savent cependant se faire entendre et nous montrer le chemin au moyen d’un  lexique non verbal, fait de codes, signes, usages, légendes et chants d’oiseaux.

D’autres fois, elle se plaisent à volontairement brouiller les pistes, se confondant alors à des parterres brodés d’or, des dentelles de fougères, ou à de précieux camées de glands.

Elle nous obligent à nous engager d’avantage.

Avancer.

Revenir sur nos pas, au risque de nous perdre…

Leurs messages secrets ne sont audibles que par l’initié.

Celui qui, avec ses yeux et son coeur  sait reconnaître un trésor d’un leurre, un cèpe d’une amanite, une vie, un coeur qui bât, sous un tapis de feuilles mortes, celui qui s’émeut, s’émerveille du vrai, du pur, en totale communion avec cette nature, féconde et généreuse.

Et subitement lorsque tout est en harmonie, à sa place, et que l’on se retrouve en situation d’adhésion face à la vie, nait alors un sentiment merveilleux de joie de plénitude qui efface le temps, stabilise la conscience et nous fait sentir vivant.

Enfin.

La même émotion jaillit lorsque d’un geste franc le couteau coupe la base du pied, et que le bolet céde, quitte la terre nourricière pour abandonner sa rondeur, ses courbes régulières et généreuses, ses effluves forestières dans nos mains reconnaissantes.

Autrement dit, c’est lorsqu’on lâche enfin le contrôle, lorsqu’on accepte la vie dans ce qu’elle a de plus imprévisible, de plus sublime, de plus simple, que surgit  le vrai, l’indicible.

« Quand le désir de prendre disparaît, les joyaux apparaissent » (Yoga Sutras Patanjali Chap II-37).

Et à mesure que l’on avance, respectueux des profondeurs boisées, les trésors se révèlent.

Des colonies de champignons s’offrent à nos yeux émerveillés, remplissant nos paniers aussi vite que nos coeurs, d’une belle énergie vitale.

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Le cèpe ne peut être semé, arrosé, cultivé.

Il est farouche, indomptable, libre.

Tout comme ces petits bonheurs, ces heures bleues, ces cadeaux de la vie, qui nous tombent dessus à l’improviste.

Retenir son souffle pour habiter l’instant, s’agenouiller pour exprimer sa gratitude, cueillir et savourer.

Apprécier pleinement, ces joyeuses minutes en suspension, où nos pieds ne touchaient  plus le sol.

Tout comme cette recette née d’un retour de promenade en forêt, au petit matin, et d’un rêve éveillé d’évasion de l’autre côté du Gange…

Rencontre improbable entre deux continents, deux cultures, deux traditions pour un instant de réconfort universel, savoureux et coloré.

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Le dahl à base de lentilles corail, et d’épices est un véritable cadeau.

Préparé rapidement il ne renferme que des ingrédients bienfaisants pour le corps qu’il nourrit et l’esprit qu’il apaise.

Et en tête de liste se trouve le ghee, ce beurre clarifié, composant phare de la gastronomie indienne et de la cuisine ayurvédique, issu d’un beurre classique duquel on a éliminé l’eau, le lactose et les protéines, véritable aliment noble, quasi sacré.

Pourquoi on va l’adorer ?

  • Tout d’abord, contrairement au beurre, le ghee ne s’oxyde pas.

En effet, le processus de clarification du beurre permet de ne garder qu’une partie de ses composants, ceux-ci ayant la particularité de se conserver bien plus longtemps qu’un beurre classique, même à température ambiante.

  • Il résiste aux cuissons même à haute température.
  • Il est dépourvu de lactose, le beurre ayant été clarifié, il ne contient plus de protéines de lait.

En ayurveda, le ghee est estimé pour ses vertus régénérantes, nutritives et nettoyantes. Rééquilibrant, il facilite le processus digestif. Riche en antioxydants phénoliques, il est également recommandé pour éliminer les toxines et renforcer le système immunitaire.

Le ghee contribue également à l’amélioration de la mémoire, apporte l’élasticité à la peau, nourrit le système osseux et les tissus nerveux, améliore considérablement le sommeil, produit des effets rajeunissants car il provoque la régénération intensive des nouvelles cellules et des tissus.

Bref sa pureté, sa luminosité, sa légèreté et sa transparence font de lui un aliment en or.

Ne vous fiez pas aux apparences, bien qu’entièrement veggie, ce plat n’est pas dépourvu de proteines.

En effet, l’association légumineuse (lentilles) céréales (riz complet) permet l’absorption d’acides aminés de qualités.

Les céréales ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels, les légumineuses non plus : les premières manquent de lysine, les secondes de méthionine. Chacune possède,  celle qui manque à l’autre.

La solution : les associer dans un même repas 😉

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Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

  • 200 g de lentilles corail
  • 100 g de riz basmati complet
  • 1/4 de potimarron détaillé en petits cubes
  • 10 cl de crème de coco
  • 1 cs de ghee (beurre clarifié)
  • 1 oignon
  • 1 poignée d’épinards en branches
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre frais
  • quelques feuilles de coriandre fraiche
  • 1 cs de graines de fenouil
  • 3 gousses de cardamome
  • 1 cc de curry
  • 1 cc de curcuma
  • Une pointe de Piment (facultatif)
  • 1 cs de coco en poudre
  • 2 ou 3 cèpes
  • 1 poignée de noix de cajou
  • sel

C’est parti !

  • Je commence par rincer les lentilles, et le riz et les laisse tremper 1 h puis une fois égoutés je fais cuire le riz dans deux fois son volume d’eau.

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  • Dans une cocotte, je fais revenir l’oignon émincé dans le ghee, puis j’ajoute les épices, le gingembre, l’ail, les graines de cardamome débarrassées de leur coque, les dés de courge et les lentilles.
  • Je remue bien et verse de l’eau jusqu’à couvrir le mélange.
  • Porter à ébullition et faire cuire une quinzaine de minutes environ
  • Ajouter en fin de cuisson les épinards frais, la crème de coco et laisser mijoter encore 2 minutes.

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  • Pendant ce temps, je fais cuire les cèpes brossés, et coupés grossièrement, dans une poêle huilée, après avoir pressé une gousse d’ail.

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  • Une fois que les champignons sont bien dorés, il ne me reste plus qu’à dresser l’assiette ou le bol, au choix, en incorporant le riz au  dahl ou en le présentant séparément.

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  • Quelques feuilles de coriandre, une pincée de noix de coco râpée, et quelques noix de cajou, et c’est prêt !

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Voici de quoi vous entraîner à repérer un petit bonheur lorsqu’il se présente  😉

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La texture gourmande des cèpes apporte profondeur, élégance et originalité à ce dahl…

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Et si vous ne trouvez pas de champignons des bois, vous pourrez toujours vous rabattre sur des champignons de Paris, ou des shitakés 😉

Veggie bolo …

 

DSC_0181.JPGPas de temps à perdre c’est la rentrée !

Qui dit rentrée, dit course.

Course aux fournitures scolaires, course aux rendez-vous, aux inscriptions, course contre la montre, course à pied pour les plus courageuses, bref, reprise de la routine et donc pas forcément le temps de cuisiner sain.

Et pourtant s’il y a bien deux périodes incontournables dans le calendrier, où l’on a l’impression de reprendre sa vie en main, de gommer les erreurs du passé et de voguer vers un avenir tout neuf, c’est bien janvier et …septembre !

Une remise à zéro des compteurs physiques et émotionnels, un nouveau départ, une page blanche, sur laquelle laisser s’exprimer en toute liberté et en toute conscience, nos nouvelles envies.

Mais attention, le but n’est pas de prendre des engagements que l’on ne pourra pas tenir.

Inutile de tout remettre en question, parfois il suffit d’un petit recadrage de ses anciennes habitudes pour être en totale cohérence avec ses besoins actuels.

Adoucir chaque matin en posant avec bienveillance une intention, peut contribuer à rendre enivrantes, fleuries et lumineuses comme un jardin d’été, chacune de nos journées…

Se contenter d’être ce que l’on est, et l’être complètement, car au fond le but ce n’est pas d’atteindre la version 2.0 de nous-même, de tout détruire, révolutionner, bouleverser, faire exploser…pour finalement reconstruire à l’identique, car, il faut bien l’avouer, les vieilles habitudes ont tendance à s’accrocher, comme les coquillages sur le dos des baleines…

Prenons plutôt conscience de ce qui vit en nous, cultivons notre différence, aménageons de petites béquilles en bois flotté qui nous aideront à traverser les difficulté avec sérénité, humour.

Repeindre les heures noires et bleu, apprendre à s’aimer, postulat de base, si l’on veut être en mesure d’aimer les autres…

Et il en va de même pour ce que nous mangeons. Il n’est nullement question de faire table rase de nos anciens principes, qui font écho à notre éducation, notre histoire personnelle, nos goûts, notre culture, notre philosophie, notre éthique…

Repenser les contours des tendances que l’on voudrait leur donner, rester sourd à toute forme de manipulation commerciale et ne laisser aucun individu influencer notre ligne de conduite.

Car au fond la seule personne qui sait vraiment ce qui est bon pour elle, c’est bien nous, non?

Alors, faisons-nous confiance !

Et ouvrons-nous, ouvrons-nous aux possibles…Faisons voler en éclat les postulats, les règles, et partons à l’aventure !

Pour preuve : cette recette de bolognaise.

Les omnivores y verront une expérience nouvelle, la découverte d’une étape  non carnée mais délicieuse, les autres enrichiront peut-être leur paysage culinaire d’une inspiration nouvelle.

La cuisine regorge de mondes à explorer, de sentiers aux allures inaccessibles, menant à de petits paradis goûteux et parfumés, alors à vos boussoles, enfilons nos chaussures de randonnée, et soyons les nouveaux explorateurs du goût !

Ce qu’il me faut pour 4 personnes :

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  • 200 g de lentilles
  • 3 carottes
  • 600 g de tomates fraiches
  • 1 poireau
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre,
  • 1 cc de fenouil en poudre
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • basilic
  • 2 cs de levure nutritionnelle
  • pâtes (sans gluten en ce qui me concerne)
C’est parti !
  1. Emincer d’abord finement le poireau puis le mettre dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.
  2. Couper ensuite les carottes en brunoise très fine puis les ajouter au poireau quand il a commencé à cuire .
  3. Rincer alors les lentilles que vous aurez fait tremper la veille, et cuisez-les 20 à 30 minutes avec une algue kombu pour accélérer la cuisson et les rendre plus digestes.
  4. Dans une sauteuse, faire revenir les tomates fraiches et coupées en morceaux, les carottes, les poireaux, ainsi que les lentilles cuites, assaisonnez et faites mijoter en remuant de temps en temps, pour que les saveurs et les parfums se mêlent, et que les lentilles prennent une texture souple.
  5. Il ne vous reste plus qu’à faire bouillir de l’eau salée pour y cuire, al dente, des fusilli ou des spaghetti…

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Incorporez-y ensuite votre sauces sublime et soyez heureux!

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N’hésitez pas à vous approprier cette recette en y ajoutant des olives finement émincées, ou des câpres…Ah! et n’oubliez pas le basilic, frais de préférence 😉

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La sauce est généreuse et comble parfaitement l’absence de viande, vous pouvez saupoudrer de levure nutritionnelle pour un petit goût relevé de parmesan…

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On parie que vous en reprendrez ?