Velouté de printemps, petits pois, menthe et crème de cacahuète…

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Le Printemps, on le souhaitait doux et lumineux, parfumé aux fleurs d’amandiers, joyeux et sensuel comme une coulée de miel…

On rêvait qu’il nous effleure de ses belles promesses ensoleillées, nous donne rendez-vous au jardin pour de grandes tablées…

On attendait ses bouquets de tulipes, ses fraises, ses siestes improvisées sur des tapis d’herbes folles…

Et puis voilà, depuis qu’il s’est installé, il a fait d’Avril le copié-collé de Novembre, interdit aux oiseaux de chanter, favorisant les pulsations tristes et régulières de la pluie sur les volets.

Grisaille et vent rythment nos journées, et que dire de ces températures hivernales, qui portent à  croire que l’on s’est trompés d’étage…

Robes à fleurs, blouses légères et nus-pieds, s’abstenir !

Pour l’instant les seules couleurs que nous offre l’imposteur, ce sont celles des cartes de vigilance météorologiques, allant de l’orange au rouge.

Mais que s’est-il donc passé? Sommes-nous coupables d’avoir trop espéré?

Ne pas obtenir ce que l’on attend nous pousse irrémédiablement à réajuster nos aspirations, et cela déborde le cadre même d’une météo capricieuse ou d’une saison qui se fait trop attendre…

Lorsque nous mettons tout notre coeur à désirer, souhaiter, espérer et que nos petits souliers, pourtant soigneusement rangés à côté de la cheminée restent désespérément  vides, on a le droit d’être déçus, non?

La déception ne survient que faute d’avoir déjà escompté ou trop aimé.

Elle est comme un plongeon en eau glacée, une chute vertigineuse du haut d’un building, une prise de conscience de la dure réalité face à d’impossibles attentes.

Alors que faire ? Modérer ses désirs, voire les geler?

Non, car rien ne justifie que l’on s’interdise d’espérer, de rêver, d’aimer.

La solution s’orienterait peut-être du côté d’un meilleur usage de la déception en  évitant l’effet « double peine ».

Certes la météo a décidé de nous jouer des tours, mais passer son temps à le déplorer n’y changera rien, alors pourquoi ne pas tenter de trouver des effets positifs à cet état de fait?

Les frimas ont décidé de s’attarder, et bien soit, acceptons-les, et offrons-nous une dernière petite soupe réconfortante, lovées dans une grosse maille …

Trouver le confort dans l’inconfort et s’y installer, confortablement, profondément, joyeusement, c’est peut-être ça la clef…

Et puis si jamais le soleil décidait d’ouvrir enfin ses volets, nous pourrions toujours transformer ce doux potage, en un velouté d’été, dynamisant et très très frais 😉

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La star du jour c’est, lui, le petit pois, qui renferme moins de calories et de gras que la plupart des autres sources de protéines. Avec ses 134 calories par tasse et sa richesse en fibres, c’est l’aliment « pro-bikini » par excellence, permettant de combler l’appétit et de prolonger durablement l’effet  satiété.

Sans parler de toutes les vitamines qu’il contient, jugez plutôt :

  • provitamines A et vitamine K
  • vitamine E
  • vitamine A
  • vitamines du groupe B
  • et un peu de vitamine C.

Il apporte aussi de petites quantités de lutéine et de zéaxanthine, deux composés antioxydants de la famille des caroténoïdes, jouant un rôle protecteur sur la santé.

Ce joli petit légume contient aussi beaucoup de minéraux :

  • potassium
  • phosphore
  • magnésium
  • calcium
  • fer

Ainsi que de bonnes quantités d’oligo-éléments :

  • zinc
  • cuivre
  • manganèse
  • sélénium
  • fluor…

 

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Vous l’aurez compris, le petit pois il a tout bon 😉

Ce qu’il me faut pour 4 bols :

  • 1kg de petits pois frais
  • 1 bouillon de légumes
  • 2 oignons nouveaux
  • 1 petite courgette
  • 2 cm de gingembre frais et râpé
  • 1 belle cs de purée de cacahuète
  • quelques feuilles de menthe fraîche

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C’est parti :

  • je commence par écosser les petits pois, en musique, c’est plus fun et ça ira plus vite 😉
  • puis je les mets dans une casserole contenant les oignons pelés et émincés, la courgette en rondelles, le gingembre râpé, le bouillon et 1l d’eau environ.

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  • je laisse cuire à peu prés 20 minutes puis j’ajoute la purée de cacahuète, et les feuilles de menthe, et mixe en retirant plus ou moins d’eau en fonction de la consistance souhaitée.
  • Je passe ensuite le tout au tamis pour supprimer les petites peaux désagréables et obtenir un fini velours et je verse dans de jolis bols!

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La menthe rafraîchit et réveille les saveurs sucrées du petit pois et des oignons nouveaux, la courgette apporte l’onctuosité, tandis que le gingembre fait vibrer la saveur aigue de la cacahuète.

Et que dire de tout ce vert qui affole notre rétine et nous monte au coeur ?

Soupe fumante au coin du feu, ou velouté frais au jardin, finalement peu importe, car désirer c’est déjà s’offrir une petite part de bonheur, non ?

 

6 commentaires sur « Velouté de printemps, petits pois, menthe et crème de cacahuète… »

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