Noix de St Jacques, poireaux et kasha en habits de fête…

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Les soirs de fête approchent à grands pas, et il faut bien l’avouer, l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous…Chaque année c’est la même chose, il faut cultiver l’art d’être originale, efficace, créative, mais sans perdre la raison, car les agapes vont s’installer, puis se succéder, et si l’on veut tenir la distance, tout en restant au top de sa forme, mieux vaut se ménager….

Il existe un aliment qui n’a pas son pareil pour donner un petit air de fête à nos tables, tout en restant super healthy, un mets de saison, fin et raffiné, la noix de Saint Jacques.

Tout comme l’huître, la coquille Saint Jacques est un mollusque filtreur, ce qui signifie qu’elle ne se nourrit que de plancton végétal.
Côté calories, elle affiche seulement 80 Kcal/100g, autant dire qu’elle ne sera pas la première à être incriminée en cas de prise de poids inopinée. On ne peut pas en dire autant des beurres blancs et autres sauces béchamel, qui cherchent à la « gratiner » à tout prix, histoire de la faire basculer du côté obscur de la force !

Mais entre nous, la noix de Saint Jacques est un produit d’une telle finesse et d’une telle fraîcheur qu’un simple filet de très bonne huile vierge, et la compagnie de quelques légumes « intelligents » suffiront à la sublimer…

  • Excellente source de protéines : avec plus de 15g aux 100g, la coquille Saint Jacques est, comme l’ensemble des produits de la mer, source de « bonnes » protéines indispensables aux muscles.
  • Riche en Oméga 3 : pourtant pauvre en lipides, ce mollusque contient des acides aminés essentiels à notre organisme. Des Oméga3  favorisant le bon fonctionnement circulatoire, hormonal et immunitaire, lui confèrent un effet protecteur contre les maladies cardio-vasculaires et inflammatoires.
  • Excellente source de vitamine B12 : une portion de 100gr suffit à couvrir 60% des apports journaliers recommandés. Cette vitamine est très importante pour la fabrication des cellules et des globules rouges. Grande absente des tables végétariennes, c’est donc l’occasion ou jamais d’en faire le plein.
  • Une mine de sélénium : ce puissant antioxydant aide à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire prématuré. Il est aussi reconnu pour sa contribution au bon fonctionnement de la thyroïde, et possède une action anti-toxique, c’est à dire qu’il a la faculté de neutraliser les métaux lourds absorbés par l’organisme et  à éloigner certaines affections virales.
  • Phosphore et iode : ce mollusque bivalve offre des quantités importantes de phosphore, le 2ème minéral le plus présent dans le corps après le calcium. Formation des os, des dents, croissance des tissus, ce constituant cellulaire est indispensable à notre organisme. L’iode, nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes, est aussi bien présente dans la coquille Saint Jacques.
  • Source de fer, le coquillage renferme pas moins de 3,5mg aux 100gr et de magnésium, 40 mg pour 100gr.

Côté légumes, et pour un effet détox , on invitera volontiers le poireau, qui aidera à lutter contre la rétention d’eau. Très riche en sels minéraux il contient :

  • du fer pour les globules rouges ,
  • du magnésium contre le stress,
  • du soufre contre les fermentations intestinales,
  • de la silice pour la souplesse des os et de la peau,
  • du manganèse pour une bonne digestion,
  • de l’acide phosphorique tonique du système nerveux,
  • du calcium pour le système osseux et le métabolisme général.

Bien pourvu en azote c’est un bon constructeur et régénérateur. Il renferme également de la vitamine B et C.

Grâce au mucilage et à la cellulose qu’il contient, il exercera une action bénéfique sur l’intestin qu’il nettoiera et lubrifiera. Intéressant en ces périodes d’orgies alimentaires, non ?

Mais ce n’est pas tout, il semblerait que ce petit légume possède aussi des vertus « good mood » dues à l’action d’un flavonoïde, le kaempferol, un anti-oxydant qui permet de maintenir stable le taux de sérotonine et de dopamine, deux neurotransmetteurs importants au niveau du cerveau pour lutter contre le stress et procurer une sensation de bien-être.

Et pour finir, on va ajouter du kasha ou sarrasin torréfié, pour son petit goût de noisette et son crunchy sans pareil, vous allez voir qu’il a, lui aussi tout pour plaire.

Ce n’est pas un hasard si les asiatiques ne jurent que par lui.

Elles le dégustent sous forme de « sobacha », c’est à dire en infusion, pour son petit goût noisette et parce qu’il renferme d’avantage d’antioxydants que le thé vert.

Le sarrasin n’est pas comme on pourrait le penser une céréale, mais il fait partie de la famille de la rhubarbe et de l’oseille. Il est donc dépourvu de gluten malgré son surnom de « blé noir », et c’est une bombe anti-oxydante !

Le kasha est riche en :

  • protéines dotées des acides aminés essentiels,
  • glucides,
  • composés antioxydants,
  • fer,
  • minéraux (magnésium, potassium, phosphore…)
  • vitamines du groupe B et fibres.
  • il renferme aussi de la rutine, un antioxydant de la famille des flavonoïdes, qui possède également des propriétés vasoprotectrices, bénéfiques en cas d’insuffisance veineuse.

Maintenant que tout le monde est présent, que pensez-vous d’une petite répétition générale, en costumes, et avec les décors, histoire d’être prête pour le grand lever de rideau ?

Ce qu’il me faut pour 4  :

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  • Une douzaine de noix de Saint Jacques (à adapter en fonction de l’appétit)
  • 1 betterave Chioggia
  • 1 betterave jaune
  • 3 blancs de poireaux
  • 2 courgettes
  • 1 cs de purée de noix de cajou
  • 1 boite de haricots blancs cuits
  • huile d’olive/sel/poivre
  • 2 cm de gingembre
  • 1 tige de citronnelle
  • 1 gousse d’ail
  • 3 graines de cardamome
  • des graines de sarrasin grillées (kasha)
  • 1 cc de crème de sésame noir.

C’est parti !

  • Je commence par détailler les poireaux en biseau avant de les faire cuire à la vapeur environ 20 minutes.
  • Pendant ce temps, je taille à la mandoline mes betteraves crues, les dispose sur un plat allant au four doublé d’une feuille de papier cuisson, et après les avoir fait briller avec un filet d’huile d’olive, je les fais dorer au four, 15 à 20 minutes, à 180°.

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  • Je nettoie soigneusement les Saint Jacques, en prenant soin d’ôter le petit boyau noir, le même que l’on retrouve sur le dos des crevettes, et je les rince à grande eau.

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  • Je prépare ensuite une petite marinade pour mes noix de Saint Jacques en mélangeant le gingembre et la citronnelle râpés, une pincée de sel, la gousse d’ail écrasée, les graines de cardamome. Je dispose les petits mollusques dans ce joli bain, les couvre et les oublie quelques heures au frais.

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  • Il est temps de réaliser les purées. Je mixe d’abord les courgettes préalablement cuites à la vapeur, avec un filet d’huile d’olive et un peu de sel. Puis c’est au tour des haricots blancs, de se joindre à la crème de noix de cajou, pour une séquence mixage. Après quoi, un dernier petit effort, j’opte pour un passage au tamis de la purée histoire d’avoir un onctueux absolument parfait.

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  • Je réserve ensuite la purée de courgettes dans un petit bol et remplis une poche à douille avec celle de haricots.
  • Je récupère mes petits légumes cuits au four tout dorés tout jolis !
  • Et c’est parti pour la cuisson des Saints Jacques. Je les égoutte soigneusement et les  snacke légèrement 2 à 3 minutes dans une poêle bien chaude. Il est important que l’intérieur reste bien moelleux.
  • C’est parti pour le dressage, le moment que je préfère! Je dispose mes jolies petites noix, sur une coulée de purée de courgettes, parsemée de tronçons de poireaux, et de fleurs de betteraves.
  • A l’aide de la poche à douille je dispose de la crème de haricots-cajou sur les Saint Jacques.
  • Pour finir, je parsème de graines de Kasha et de petites pointes de crème de sésame noir.

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Et voilà un joli plat, délicieux, et léger.

L’avantage de cette farandole, c’est qu’elle équilibre des protéines de grande qualité avec justesse et légèreté, des légumineuses pour les fibres, des betteraves pour les vitamines, du poireau pour anticiper la détox, et éliminer l’eau retenue dans nos tissus, et du sarrasin pour son côté « pseudo-céréale », son goût noisette et son croustillant à tomber!

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Cette recette peut très bien servir d’entrée, ou de plat principal, selon les appétits, et/ou le nombre de noix de Saint Jacques dont on dispose.

Encore un bel exemple d’association judicieuse, saine et savoureuse pour un vrai moment plaisir, qui apporte la preuve, s’il en fallait, que se l’on peut manger « healthy » tout en se régalant.

Il ne vous reste plus qu’à trouver la petite robe qui va bien, pour briller de mille feux le fameux soir, et passer un moment délicieux et inoubliable avec ceux que vous aimez…

 

Des summer rolls pour un été indien…

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L’automne est bien là. Il se reflète dans chacune des feuilles d’arbres que le ballet incessant du vent fait valser, s’exprime à travers cette brise douce et fraiche qui fait frissonner les cascades de feuillages dégoulinantes de rouge carmin, jaune vermillon et vert profond…

Chaque année le même spectacle unique de jeux de lumière, ce sentiment de paix intérieure, de calme après le tintamarre de l’été, et avant le blanc silence de l’hiver.

Précieux cadeau d’une nature généreuse, vision féérique qui réchauffe nos coeurs, évocation de la fin d’un cycle mais promesse d’une aube riche en allégories…Bonheur délicat pour l’initié, celui qui sait ouvrir les yeux et le coeur pour accueillir cette palette magnifique…

Apprendre à lire entre les lignes et poser un regard d’enfant sur  ce spectacle flamboyant, serait-ce donc ça le secret?

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Le plus juste moyen de s’ancrer à la nature sans cesse en impulsion c’est d’écouter sa mélodie, celle qui rythme l’entrée de cette saison douce et réconfortante, avant la blancheur immaculée de l’hiver…

Mais ces jours-ci, bien que l’automne ait déjà posé ses valises, il semblerait que l’été ait complètement perdu sa route…Il nous fait grâce d’une parenthèse enchantée, et nous abandonne encore si généreusement ses derniers rayons de soleil,  stock invendu d’un été trop bref, pour un voyage au coeur de celle que l’on nomme en Ayurveda, la cinquième saison : l’été indien.

On apprécie alors chacune de ses journées, conscient que l’offre sera furtive.

Chaque sortie au contact de la nature se charge en émotion et gratitude, on apprécie le moindre chant d’oiseau le moindre bourdonnement, comme on dégusterait jusqu’à la dernière miette un  gâteau délicieux…

Alors que les journées d’août se sont succédées à folle allure, sans que l’on y prenne vraiment garde, celles d’octobre prennent leur quartier d’hiver dans nos coeurs, pour que leur douceur se diffuse encore longtemps, même lorsqu’écharpes et bonnets de laine seront nos nouveaux uniformes…

L’été indien se vit, s’admire, se ressent, se respire…

Frais matins, mais déjeuners en terrasse, luminosité divine, soirées à l’abri, où le clair de lune s’observe désormais de l’intérieur, poncho et infusion fumante …

Alors pourquoi ne pas en profiter pour céder à la gourmandise de quelques jolis rouleaux d’été indien, histoire de brouiller totalement la piste des saisons, et remonter le temps au galop ?

Le rouleau de Printemps (ou d’été, c’est comme on veut) est une spécialité asiatique on ne peut plus healthy, simple et savoureuse, bien plus légère que son cousin le nem, car il s’oppose catégoriquement à tout bain d’huile.

Dans le spring roll, le concept est simple : une base, la feuille de riz, et des ingrédients à volonté que l’on s’amusera à emprisonner !

Serez-vous tentées par ce petit jeu, qui vous permettra de recycler le contenu de votre frigo et de vos placard ?

Ce qu’il me faut pour une dizaine de rolls :

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  • 10 galettes de riz
  • une vingtaine de petites crevettes roses
  • 2 carottes
  • 1 radis noir
  • 1 avocat
  • 1 mangue fraiche
  • quelques noix de cajou
  • 1 sachet de vermicelles de riz
  • 4 ou 5 branches de menthe fraîche
  • de la roquette

C’est parti :

Je commence par cuire les vermicelles de riz en les plongeant une minute dans une grande casserole d’eau bouillante, pour ensuite les passer sous l’eau froide et les égoutter.

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Puis je lave à grande eau la roquette et la menthe afin d’éliminer toute trace de terre.

Je passe les carottes et le radis noir au spiralizer, ou à défaut les taille en bâtonnets.

Je détaille ensuite la mangue en fines lamelles après l’avoir pelée et avoir ôté le noyau central. J’en fais de même avec l’avocat, rince les crevettes, et place chaque ingrédient dans une petite coupelle afin de me faciliter la vie lors du remplissage de mes feuilles de riz.

Je prépare enfin un grand récipient rempli d’eau froide, une sorte de piscine à feuilles de riz, pour les réhydrater chacune leur tour.

Je prends donc une feuille de riz, la laisse faire trempette quelques minutes dans l’eau puis la pose sur un torchon propre ou une natte de bambou, et c’est parti pour le garnissage 😉

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Je dépose une cuillère à soupe environ de nouilles, une petite poignée d’herbes, les carottes et le radis noir, une ou deux crevettes, la menthe, la mangue, la noix de cajou…et je roule en commençant par la partie inférieure, puis je rabat les extrémités et continue de rouler.

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Et voilà, c’est fait !

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Et on recommence l’opération jusqu’à ce qu’épuisement s’en suive…je parlais des feuilles de riz bien sûr… !!!

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Vous pouvez servir vos rolls avec du nuoc mam, classique, ou bien préparer une petite sauce en mixant :

  • 4cs d’huile de sésame
  • 4cs de beurre de cacahuète (ou noix de cajou)
  • le jus d’1/2 citron
  • 2 cs de tamari
  • et une cs de miel

L’avantage avec ces petites salades en rouleau c’est que l’on peut les décliner à l’infini, en fonction de ses envies, de ses goûts et de la saison…On les filme dans du papier prévu à cet effet, et du coup on les a sous la main, on peut les glisser dans une lunch box, ou les garder au frais en cas de déjeuner improvisé, ou de retour de ciné…

Vous pouvez par exemple remplacer la mangue par des tranches de potimarron rôti au four, les carottes par du chou rouge taillé très fin, la menthe par de la coriandre, bref amusez-vous, et régalez-vous les filles !!!

C’est léger, gluten free, et végan si vous zappez les crevettes, à vous de voir…

Un bol de soupe de légumes et deux rolls peuvent constituer un dîner idéal, ce qui nous permettra de passer une excellente nuit, en facilitant le travail de digestion de notre organisme.

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La comfort food de l’automne : le risotto de potimarron…

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Nous y voilà à nouveau avec bonheur et délectation, la saison des courges, potimarrons et autres cucurbitacée est de retour…Leur ocre-jaune, orangé,  paprika, combleront désormais les absences prolongées du Roi soleil, et nous diffuseront leur chaleur réconfortante et leur belle énergie des mois durant, avant la montée des grands froids …

Véritable ode à l’automne, aliment doudou par excellence, le potimarron affiche une écorce solide, mais promet une chair tendre, juteuse, boisée, aux accents de châtaignes, colonisée par de petits pépins, que l’on peut faire sécher pour en retirer les graines, avant de les toaster pour les  consommer dans nos potages, ou les envelopper patiemment dans du papier de soie, en attendant que le printemps vienne les réveiller pour les mettre en semis.

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Potimarron et riz complet, vont bien ensemble, la texture crémeuse de l’un enrobe chaque petit grain de l’autre, pour un ballet haut en couleur et une saveur juste, équilibrée, saine et gourmande.

Contrairement au riz blanc, le riz complet a gardé la pellicule qui l’entoure appelée  son, ainsi que le germe, ce qui lui donne cette jolie couleur brune.

Plus digeste et plus nutritif que son pâle cousin, grâce à son enveloppe naturelle qui  augmente l’addition nutritionnelle indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, il nous offre généreusement  :

  • fibres
  • vitamines B1 et B6
  • fer
  • magnésium
  • potassium
  • manganèse un minéral peu connu mais essentiel à l’absorption des nutriments, la production d’enzymes digestives et au développement osseux. Il agit également sur notre système immunitaire et aide à réguler le taux de glucose dans le sang, absorber le calcium correctement et métaboliser les glucides.

Dans le germe se trouvent aussi des acides gras et des protéines.

Tout ceci fait du riz complet une bonne source de glucides, bien plus saine que les glucides raffinés. L’essayer c’est l’adopter, pour moi c’est fait, et vous?

Quant au potimarron inutile de vous faire un dessin, vous craquez déjà pour son petit goût de châtaigne et sa texture crémeuse, mais aussi pour :

  • sa faible teneur en calories
  • sa richesse en fibres
  • son apport intéressant en bêta-carotène et en provitamine A, qui fait de lui l’ami de notre peau
  • sa concentration élevée en vitamines B, C, D, E et PP, ce qui nous donne du tonus et de l’énergie
  • son abondance en minéraux, notamment phosphore, calcium, magnésium, fer, et potassium…

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Autant dire qu’en associant les deux, on réalise à coup sûr le bon choix, santé et plaisir.

De plus, cette version du risotto potimarron est vraiment bienfaisante, avec son petit goût sucré et sa belle onctuosité, elle nous aide à oublier l’été et à accepter avec gratitude tout ce que l’automne aura à nous offrir.

La recette est on ne peut plus easy, et ne demande que peu de temps.

Ce qu’il me faut pour 4 assiettes :

  • 200 g de riz rond complet
  • 1l d’eau environ
  • 1 gros potimarron
  • 1 cm de gingembre frais et râpé
  • 1 bâton de citronnelle
  • 1 fond de légumes bio
  • 1 cs de tahini (purée de sésame)
  • 1 poignée de graines germées
  • 1 cc de paprika
  • 2 cs de levure nutritionnelle (facultatif)
  • 2 cs de sésame noir et/ou crème de sésame noir
  • huile d’olive

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C’est parti !

Je commence par préparer le potimarron en le lavant soigneusement, et en le détaillant en tranches. S’il est bio, vous pouvez tout à fait conserver la peau, sinon il sera préférable de l’éplucher avec un (solide) économe.

Ensuite je place ces tranches sur une plaque allant au four, pour les faire rôtir doucement, après les avoir arrosées d’huile d’olive, et parsemées de gingembre et de citronnelle.

Petite précision concernant la citronnelle, si vous ne voulez pas avoir l’impression de croquer dans du foin, mieux vaut juste en râper le coeur après s’être débarrassé des premières feuilles, pour ne conserver qu’une partie du bulbe…

Je laisse le potimarron rôtir doucement à 150° pendant une demi-heure environ, la cuisson au four va sublimer le goût de sa crème, mais si vous préférez, vous pouvez très bien opter pour une cuisson vapeur.

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Pendant ce temps je vais m’occuper du riz brun. Je commence par le rincer abondamment pour le débarrasser de toutes poussières, puis je le verse dans une casserole, j’ajoute un litre d’eau environ,  le fond de légumes, et hop une fois l’ébullition atteinte je laisse cuire pendant 5 minutes, jusqu’à ce qu’il soit tendre mais ferme.

N’hésitez pas à ajouter de l’eau en cours de cuisson si nécessaire et à goûter pour obtenir un grain de riz qui corresponde parfaitement à vos attentes.

Une fois que le potimarron est cuit, il vous suffit de le mixer avec le paprika et le tahini, vous devez obtenir une texture crémeuse.

Pensez à conserver quelques rubans de potimarron rôtis pour la déco…

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Lorsque le riz est cuit, ajoutez peu à peu la crème de potimarron, en fonction de la texture souhaitée. Conservez-en aussi pour le dressage de l’assiette.

Enfin, vous ajouterez, si vous le souhaitez, les graines de sésame noir, ainsi que la levure nutritionnelle sorte de parmesan vegan dont nous reparlerons dans un billet à venir, ou du vrai parmesan râpé si vous en consommez.

Il ne vous reste plus qu’à laisser libre cours à votre imagination et à votre créativité pour dresser de jolies assiettes, à l’aide d’emporte pièces, et décorer ensuite de quelques roses de potimarron et jeunes pousses de graines, ou de la coriandre fraiche…

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Une petite touche de crème de sésame noir, posée en arc de cercle sur votre assiette, peut  dangereusement enivrer le goût du risotto…

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Certains ingrédients ne vous sont peut-être pas encore familiers, ou bien vous ne les avez plus dans vos placards. Il ne faut pas que ce soit une entrave à votre envie. Réalisez votre propre version de la recette, avec les moyens du bord, mon but étant de partager une inspiration et de susciter un désir, celui de cuisiner sainement, et non de vous imposer des règles.

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Alors tampis si vous ne mettez pas de citronnelle ou de sésame noir, l’essentiel c’est qu’il y ait du riz, du potimarron et de la bonne humeur !

Faites-vous plaisir c’est tout ce qui compte 😉

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