Apprendre à décoder les messages de l’inconscient pour aller mieux…

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Nous avons tendance parfois, à ériger des grillages autour de nous, à poser des limites à notre épanouissement, à nos choix, à nos actes. Par manque de confiance en soi, on ne se croit pas capable, ou parce que notre mental est prisonnier d’une vision tronquée de la réalité…Alors on n’ose plus avancer, coincés à travers le filtre de nos émotions négatives, de nos blessures, de notre histoire. Piégés par nos pensées toxiques, nos croyances de papier, découragés par la hauteur du mur, et la solidité du métal, on reste là, prisonniers des barreaux sans oser sortir de cette cellule de fatalité et peu à peu la corrosion attaque notre esprit, elle oxyde la perception qu’il a du monde, de nous-même, de la vie.

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Ces mêmes émotions parfois nous égarent, souvent nous réduisent à reproduire des routines du passé, des schémas de pensée que d’autres ont déjà foulé avant nous, nos parents et les parents de nos parents…L’inconscient tatoué dés la naissance par une mémoire transgénérationnelle,  une histoire familiale inachevée dont il faudra parvenir à s’extraire pour tenter d’écrire librement son propre chapitre.

La conscience  mobilisée par la souffrance psychologique, qui envahit l’espace, sclérose le mental, bloque toutes les issues vers le réel, vers les sensations ou les pensées positives, casse le flux de la vie…

Un proverbe chinois dit :  » tu ne peux empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au dessus de ta tête, mais ne les laisse pas faire leur nid dans tes cheveux ».

Ne pas laisser s’installer la tempête mentale, sortir son canot de survie avant même que le navire ne prenne l’eau, verbaliser l’émotion, la conscientiser.

Trop d’émotions refoulées, finissent à la longue par amputer notre énergie vitale, par créer des tensions, des dysfonctionnements,  par souffler sur notre petite flamme intérieure, causant troubles, maladies, réactions épidermiques, douleurs chroniques…

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« Dis-moi ou tu as mal, je te dirai pourquoi » de Michel Odoul, est ma bible pour décrypter ces maux du corps, qui ne sont pas anodins, et qui représentent les seuls mots que notre mental a trouvé pour nous faire passer un petit message via notre physique…Je l’ai lu et relu plusieurs fois et ne me lasse pas de m’y replonger régulièrement, j’y trouve toujours de quoi étancher ma soif de comprendre.

Partant du postulat qu’il n’y a pas de hasard, l’auteur avance la théorie d’après laquelle derrière toute affection (maladies de peau, troubles digestifs, douleurs chroniques…), une tension psychologique souvent inconsciente prépare le terrain à la pathologie. Chacun d’entre nous est acteur de son problème, et non victime, et il se doit de tout mettre en oeuvre pour aller vers la prise de conscience, vers un changement dans ses schémas de pensée, pour aller mieux.

Au début des années 80, Michel Odoul crée la psycho-énergétique, concept élaboré à partir des principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise et des données de la psychologie occidentale. A partir de l’analyse de plusieurs milliers de cas rencontrés, il pose les bases d’une nouvelle vision de la maladie et des traumatismes.

D’après l’auteur « la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du chemin de vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladie, les entraves à son plein épanouissement. Comprendre les mécanismes psychoénergétiques qui soutendent la maladie permettent donc de retrouver la santé. »

Il utilise la métaphore très inspirante de la calèche.

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Le Chemin de vie est une sorte de fil conducteur que tout être humain suit au cours de son existence. Nous avançons à l’aide d’un véhicule qui est notre corps physique, les Orientaux utilisent la métaphore de la Calèche qui circule sur un chemin qui symbolise la vie. Ce chemin est un chemin de terre, comportant des nids-de-poules des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté.

  • Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés de la vie, les heurts.
  • les ornières sont les schémas existant que nous reprenons des autres et que nous reproduisons.
  • les fossés plus ou moins profonds représentent les les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d’accident.
  • les virages, les zones de brume représentent les difficulté à voir clair.

Cette calèche est tirée par deux chevaux qui symbolisent les émotions ce qui montre combien ce sont elles qui nous tirent dans la vie.

  • un cheval noir : le Yin (côté droit de notre corps) qui symbolise la lignée maternelle,  les valeurs féminines, familiales, l’entreprise.
  • et un cheval blanc : le Yang (côté gauche de notre corps) qui symbolise la ligné paternelle, les valeurs masculines, l’autorité.

La calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, notre conscient.

Elle possède 4 roues :

  • 2 devant : les bras qui donnent la direction
  • deux derrière : les jambes qui portent la charge

A l’intérieur de la calèche se trouve un passager que l’on ne voit pas, mais que l’on peut entendre, c’est notre guide intérieurnotre Etre.

La calèche avance sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le cocher mais c’est en réalité, le passager qui a donné la destination (le but, le vécu, les leçons de la vie, la réalisation de soi) au cocher.
De la qualité, de la vigilance et de la conduite du cocher, vont dépendre le confort du voyage (existence) :

  • Si le cocher brutalise le cheval (émotions) et le brime, celui-ci va s’énerver ou s’emballer et risque de conduire la Calèche à l’accident.
  • Si le conducteur manque de vigilance, il ne saura pas éviter les trous et les bosses (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera inconfortable.
  • S’il s’endort ou ne tient pas les rênes, c’est le cheval qui dirige la calèche (peurs, phobies, addictions) et la calèche risquera de ne plus avancer, de frôler le fossé.
  • S’il conduit trop vite, force trop, ou si le cheval s’emballe, c’est le fossé, l’accident.

Parfois une roue ou une pièce lâche (maladie) soit parce qu’elle était fragile, soit parce qu’elle est passée sur trop de trous et de bosses (accumulation de comportements, d’attitudes inadéquates). Il faut alors réparer en se soignant. Si vous ne voulons pas que la « panne » se reproduise, il sera essentiel de réfléchir à la conduite du cocher et à la manière de changer nos comportements, nos attitudes face à la vie.

  • Si le cocher traverse des zones de faible visibilité, il faudra ralentir, suivre la courbe du virage en tenant bien le cheval (maîtriser nos émotions en phase de changement), s’il s’agit de brume, d’orage, nous devrons « naviguer à vue », et faire confiance à notre chemin de vie et à notre guide intérieur, en acceptant de lâcher prise.
  • Face à un carrefour, si le cocher est sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtriser, il va penser savoir qu’elle direction choisir. Le risque de se perdre sera alors très important car la raison et l’intellect n’ont pas toujours raison.
  • Si, en revanche, il se montre humble et honnête avec lui-même, il demandera au passager de lui indiquer la route dans la mesure où le guide est le seul à connaître la destination depuis le départ. Organiser des pauses pour pouvoir dialoguer avec l’ Etre ou le Guide intérieur, sera salutaire, pour éviter de se perdre à nouveau.

Je trouve cette représentation de notre chemin de vie particulièrement intéressante. Le recours à la métaphore permet de mieux comprendre toutes les influences que nous subissons, de notre mental, de nos émotions, du monde, et la manière dont ils impactent notre équilibre intérieur. Une sorte d’analyse de la partie immergée de notre être, que nous avons souvent du mal à sonder, tant nous sommes concentrés à tenir un cap à continuer la course, au risque parfois de briser notre embarcation contre un mur de glace et de devoir réparer, s’immobiliser, changer de route…

Dans ce livre on apprend aussi à décrypter les messages cachés derrière certaines de nos douleurs physiques comme :

Les genoux : difficulté à accepter
« Le genou est la deuxième articulation de la jambe, celle qui sert à plier, à se plier, à se mettre à genoux. C’est l’articulation de l’humilité, de la souplesse intérieure, de la force profonde. Le genou représente la “porte de l’acceptation”. C’est une articulation qui ne peut en effet plier que vers l’arrière. Il signifie donc la capacité à lâcher, à céder, voir à reculer. Il est facile de déduire que, lorsque nous avons mal à un genou, cela signifie que nous avons de la difficulté à plier, à accepter un vécu particulier. »

Les épaules : difficulté à agir
« Les tensions que nous ressentons dans les épaules signifient que nous rencontrons ou ressentons des freins à nos désirs d’action, notamment en termes de moyens. C’est-à-dire que nous nous sentons empêchés non pas par manque de capacité, mais par manque d’assistance ou par opposition extérieures. Les énergies ne peuvent donc pas passer dans les bras et se bloquent dans nos épaules.

La gorge : difficulté à exprimer
« Les maux de la gorge sont ceux de l’expression “qu’est-ce que j’ai en travers de la gorge” ou de l’acceptation “qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler”. Extinction de voix, angine, avaler de travers, sont les signes de notre difficulté à exprimer ce que nous pensons ou ressentons, souvent par peur des conséquences de cette expression. Nous préférons alors arrêter les choses “à la douane”. »

Les chevilles : difficulté à bouger
« Les entorses, douleurs et traumatismes aux chevilles vont nous parler de nos difficultés de relations, dans le sens où nous manquons de stabilité ou de souplesse par rapport à elles. Elles signifient que nous traversons une phase dans laquelle nos positions, nos critères de vie, la façon avec laquelle nous nous “plaçons” officiellement par rapport à l’autre ne nous satisfont plus et que nous avons de la difficulté à en changer, à “bouger”. Nous nous obligeons alors à l’arrêt, car nous ne pouvons plus avancer dans cette direction»

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Faire taire la douleur par des antalgiques, sans l’entendre, la comprendre, et l’envisager comme faisant partie d’un processus de rééquilibrage à mettre en place, c’est prendre le risque qu’elle se chronicise, qu’elle devienne cet être invisible, locataire de nous-même,  qui, peu à peu installe sa supériorité, prend les commandes, et dévore toutes nos réserves d’énergie vitale.

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Toutes les émotions que l’on refoule parce que l’on ne peut ou ne veut y mettre des mots, peuvent se cristalliser dans différentes parties de notre corps et créer des dysfonctionnements.

La douleur essaie toujours de nous transmettre un message, « le MAL a DIT », de nous signaler que quelque chose perturbe notre harmonie intérieure, d’attirer notre attention sur les mises au point à effectuer pour que la paix s’installe à nouveau…

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Crédit photo : Lisa Berrocal

 

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