Ma « fast » ratatouille au four…

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Avant, on prenait le temps de préparer sa ratatouille comme en Provence. On consacrait une demi journée à faire revenir dans l’huile d’olive première pression à froid, les légumes, un par un, si si j’insiste, des heures durant, avec amour et bienveillance.

Et, forcément, on ne faisait que ça.

C’est à dire que l’on n’avait pas d’enfants en bas-âge qui réclamaient toute notre  attention, pas d’ados au bord de la crise de nerf, pas de patron qui nous faisait bosser jusqu’à pas d’heures, et pas non plus de boyfriend/époux qui éprouvait de grandes difficultés à assimiler la définition du mot « parité domestique » et qui, de manière récurrente recherchaient son sens profond en s’isolant de longues heures dans le salon …devant Rolland Garros.

On n’avait pas non plus de chemises à repasser, de chaussettes orphelines à rassembler, de frigo à remplir ou à récurer, ni de meilleure amie « burn-outée » à consoler.

Non.

C’est comme si on avait gagné à la loterie un crédit temps illimité, une sorte de visa  black- infinite, un méga bas de laine rempli de secondes dorées, qui ne demandaient qu’à s’animer au contact de l’air, pour apporter leur précieuse contribution à nos journées de Princesses !

Oui, mais tout ça c’était avant…

Oups, réveille toi Poulette, je crois que tu es en train de rêver.

En 2017, si tu parviens à passer 3H30 en cuisine, c’est :

  • soit que ta belle-mère vient déjeuner,
  • soit que tu comptes provoquer une fiévreuse demande en mariage, genre genou à terre et solitaire scintillant de mille feu dans sa célèbre petite boîte bleue Tiffany & Co,
  • soit encore que Philippe Etchebest est caché dans ton salon,
  • ou soit tout simplement que tu as le goût du risque et de l’aventure.

Non sérieux, passer des heures en cuisine, c’est juste pas possible !

Avec nos journées à rallonge, si jamais on décidait de franchir la barrière de l’espace temps, et se lancer le défi complètement fou de passer sa matinée aux fourneaux, on risquerait de le regretter amèrement. Telle Cendrillon, aux douze coups de midi, on pourrait bien se retrouver en haillons, le cheveu en bataille, la cuisine en chantier, la petite dernière oubliée à l’école, et oui le mercredi il n’y a pas cantine, et sans le moindre petit coup de pouce solidaire de notre marraine la fée, probablement occupée à siroter un jus d’herbes avec la Belle-au-Bois Dormant, à peine réveillée d’une longue cure de sommeil…pfff on ne peut vraiment compter sur personne !

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Moi, j’en connais qui ont rendu leur tablier pour bien moins que ça, qui ont jeté l’éponge à tout jamais, et qui ont couru consoler leur chagrin chez l’ami Picard à coup de barquettes sous plastique, boites de conserve et autres plats préparés.

Pas facile d’être une fille tous les jours, nous avons « un travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant et qui a pour objectif la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence «  ce n’est pas moi qui le dit c’est Nicole Brais, chercheuse à l’université de Laval au Quebec.

Autrement dit, et pour la faire (presque) brève, on est le pilier, la structure, l’ossature, la colonne vertébrale, de cette merveilleuse invention que l’on appelle « famille », et son équilibre repose sur nos frêles petites épaules.

« A vouloir tout contrôler, nous nous tirons des balles dans le pied et nous aggravons notre cas ». Il est donc temps de mettre une stratégie en place pour alléger notre charge, on ne plaisante pas avec le burn out!

Et cela passe par des recettes faciles et non chronophages compatibles avec notre fatigue physique et psychologique causée par nos doubles journées, mais qui ne nous obligent pas à renoncer au plaisir et au bien-être. Le manque de temps, doit rimer avec organisation, et non avec frustration ou abandon…

Donc aujourd’hui, (traduisez dans la vraie vie), il nous faut des petits plats vite faits, green, qui font fleurir de l’énergie positive en nous, nous sommes ce que nous mangeons, n’oubliez pas 😉 comme cette version 2.0 de la ratatouille, simplifiée à l’extrême pour être plébiscitée au quotidien, sans priver nos papilles de plaisir, ni notre organisme des vertus bienfaisantes de ses ingrédients.

Savez-vous que la tomate, est bourrée de lycopène, un antioxydant puissant qui aide à prévenir les dommages des radicaux libres dans le cerveau et dans l’organisme en général? Il parait que ce lycopène est biologiquement mieux assimilé par l’organisme lorsque celle-ci est cuite combinée à de l’huile, ça tombe bien 😉

La tomate regorge aussi de vitamines C, et A, de potassium et sa faible teneur en sodium en fait un aliment anti rétention d’eau, parfait pour nous les filles 😉

Quant à l’huile d’olive, elle n’est pas en reste non plus. Star incontestée du célèbre régime crétois, c’est un véritable aliment santé, jugez plutôt :

  • Anti-infarctus : c’est son rôle dans l’alimentation traditionnelle des pays méditerranéens qui a mis la puce à l’oreille des savants. Ils se sont aperçus qu’il y avait moins d’infarctus du myocarde, moins de mortalité par maladie coronarienne chez les adeptes du fameux régime crétois que partout ailleurs dans le monde.
  • Anti-cholestérol : L’huile d’olive contient une quantité très élevée de gras monoinsaturés (80 % de sa teneur en lipides). Elle est riche en acide oléique, un acide gras de la famille des oméga 9 dont la particularité est de faire baisser le taux de cholestérol LDL (dit « mauvais cholestérol ») dans le sang.
  • Anti hypertension : Les polyphénols qu’elle contient protègent nos artère.
  • Anti douleur : des chercheurs américains ont démontré que l’huile d’olive extra-vierge avait des effets anti inflammatoires aussi efficaces que l’ibuprofène.
  • Anti-âge : l’huile d’olive aurait aussi le pouvoir de ralentir le vieillissement des cellules, de la peau comme du cerveau. Elle participe au renforcement des os, en absorbant pendant la digestion le calcium et la vitamine D, lesquels seront réorientés vers notre squelette. Trop forte!
  • Anti bourrelets : Ce n’est pas une blague, car même si c’est un lipide à 98 %, elle bloque dans les tissus adipeux l’acide gras synthase, une enzyme qui a un petit faible pour les excédents de glucides, à partir desquels elle fabrique de la graisse.
  • Riche en 2 vitamines essentielles : la vitamine K, très utile pour  la formation des os, elle sert aussi à fabriquer les protéines qui sont nécessaires pour faire coaguler notre sang. Et la vitamine E, dans les huiles première pression à froid. Cet antioxydant majeur protège la membrane cellulaire, surtout celle des globules rouges et blancs défenseurs du système immunitaire.

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Cette manière différente de préparer la ratatouille, en la cuisant au four au lieu de la  traditionnelle version cocotte est plus rapide, car elle ne demande pas de surveillance particulière, juste un découpage des légumes puis un séjour prolongé au four, d’abord très chaud pour les saisir, puis  en cuisson lente à four doux pour les confire.

Le résultat est gustativement intéressant …

Ce qu’il me faut :

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  • 3 belles courgettes
  • 1 aubergine
  • 2 poivrons rouges
  • 3 tomates
  • 1 oignon
  • quelques olives vertes
  • de l’huile d’olive
  • 2 têtes d’ail non pelées
  • 1 poignée de gros sel
  • sel, poivre
  • pignons de pin
  • 1 bouquet de basilic
  • quelques brins de thym citron

C’est parti :

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  • laver l’aubergine et la faire dégorger dans de l’eau salée pour enlever toute trace d’amertume avant de la couper en cubes.
  • laver et tailler les autres légumes en petits bâtonnets, avant de  les déposer sur un papier sulfurisé recouvrant une plaque allant au four. Personnellement je préfère ôter la peau des poivrons avec un économe, ça le rend plus digeste.

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  • arroser copieusement d’huile d’olive, ajouter les têtes d’ail coupées à moitié et dégermées pour parfumer délicatement.
  • faire cuire au four pendant 15 mn à 220°C puis baisser la température à 160°C pour laisser confire tous les légumes pendant 1 H 30 à 2 H.
  • Mélanger de temps en temps pour assurer une cuisson homogène de tous les légumes.

Pendant ce temps, tu peux enchainer quelques salutations au soleil, ou ne rien faire, ou continuer ta routine habituelle, sans être prisonnière de ta cuisine.

Une fois que les légumes sont cuits,  tu seras avertie par le doux parfum qui se dégagera de ton four, et il ne te restera qu’à les disposer dans un plat, ajouter les rondelles d’olives, les pignons préalablement torréfiés dans une poêle, le bouquet de basilic ciselé, quelques feuilles de thym citron, rectifier l’assaisonnement s’il y a lieu…et te régaler sainement 😉

Pour un plat plus complet (ou pour ta lunch box), tu peux ajouter du riz brun ou quelques cuillères à soupe de quinoa rouge ou noir, voire quelques spaghettis, c’est fun et ça cale bien avant une séance de sport ou une après-midi marathon !

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7 commentaires sur « Ma « fast » ratatouille au four… »

  1. Je te la laisse volontiers, car je suis très attachée à la traditionnelle.::son goût est incomparable. Bisous
    PS::ceci dit,je peste contre le temps que cela demande. Là je te rejoins totalement.

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    1. Il ne s’agit pas de faire table rase de la tradition, mais juste d’ajouter du bon et du sain au quotidien, pour les jours oú l’espace temps est réduit😜
      Bon week- end !😎

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  2. Cette recette est inratable et devient à la maison, LE PLAT de l’été. Pour le moment avec des brochettes de poulet marinées, mais si j’arrive à faire les falafels… hum ça ira très bien aussi..!

    Aimé par 1 personne

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