Il n’est jamais trop tard pour éclore…

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Vous avez dépassé les 25 ans et vous n’avez toujours pas fait fortune ? 30 ans et pas encore d’enfants ? Toujours célibataire à 40 ? De toute évidence vous n’êtes pas dans les clous, mais aucune raison de vous affoler pour autant, vous êtes ce que Catherine Taret appelle une « late bloomer »…

C’est une délicieuse expression, végétale et anglaise qui veut dire « plante à floraison tardive », et l’auteur l’utilise pour qualifier les personnes qui se réalisent sur le tard..

Pas impossible alors que vous attendiez 70 ans pour publier votre premier roman, ou que l’on vous surprenne à défiler pour John Galliano ou Jean-Paul Gaultier, à l’aube de vos 81 ans !

En France il existe une sorte de diktat du temps, où si l’on n’a pas été un enfant précoce à la maternelle, créé sa start-up à 16 ans, et écrit ses mémoires à 35 on est carrément passé à côté de sa DLC (date limite de consommation) !

Outre Atlantique, on prend le contrepied de ces adages totalement old fashioned, et on laisse à chacun le temps de se réaliser, de prendre son temps…

J’ai aimé l’optimisme de cette franco-américaine, son style léger et drôle, entremêlé d’expressions anglaises, de chansons, de croquis, de lettres manuscrites, de photos, de titres improbables (« cerveau d’oeufs brouillés », « le volcan, le lion et le PDG », « le maître-nageur », « shine and bright like a diamond ») bref une sorte « d’herbier » de l’aventure intérieure, avec pour fil conducteur les prédications d’une astrologue qui ne doute pas un seul instant de l’éclosion à venir de sa petite protégée.

Mettre ce livre dans son panier de plage cet été, c’est l’assurance de savoir exactement où l’on en est de sa floraison intérieure, la certitude de faire table rase sur un passé parfois devenu trop envahissant ou d’aborder sereinement l’avenir.

C’est aussi le moyen le plus exquis de prendre une bonne douche déculpabilisante, pour  nous qui ne brillons pas encore et qui attendons le bon timing pour advenir, alors qu’autour de nous, ça fleuri à tout va, amies, collègues, soeurs, cousines, grands-tantes, mères, grand-mères, s’épanouissent dans leur travail, leur vie de famille, leurs passions, nous laissant comme un goût amer d’injustice, de pourquoi pas nous ?

Nous avons baigné tant d’années dans ce sentiment d’incomplétude, d’inachèvement, qu’il a fini par nous compléter, nous achever, faire partie de nous comme une sorte de béquille rouillée, grignotant jour après jour les ailes de notre amour propre, jusqu’à nous rendre manchot, contraints de se satisfaire de l’imparfait, de l’incongru, de l’inadéquat…

Et puis un jour on est touché par la grâce, par cette douce harmonie, et c’est d’autant meilleur qu’on n’y croyait plus.

Pourquoi avoir tant attendu ?

Et bien parce que plus fragiles que les autres fleurs du jardin, nous avons utilisé toutes ces années à prendre soin de notre famille, à réaliser les rêves de nos parents, à rester coincées dans des relations « bloquantes » de peur de faire mal…Prisonnières des circonstances, nous avons du remettre notre éclosion à plus tard, nos rêves, nos aspirations, nos envies, bien rangés dans une boite, coincés entre une pile d’ambitieux projets arcs-en-ciel, et un carnet de voyage resté vierge, et la boite tout en haut d’une armoire volontairement inaccessible, pour éviter d’y jeter un oeil, les jours sombres.

L’élan nous a pourtant bien gagné une fois ou deux…Nous avons bien tenté de mettre fin à l’imposture…Mais croyez-vous qu’il soit aisé de tout faire exploser? De courir le risque que que l’éclosion nous dévaste à tel point qu’il faille totalement repenser notre jardin intérieur?

Et pourtant elle est souvent une évidence, un passage obligé.

Lorsque la boite tombe du haut de l’armoire, parce que tôt ou tard, elle finit toujours par tomber, la violence du choc est telle qu’elle nous reconnecte illico à une réalité temporelle qui nous avait échappé, il devient alors urgent de s’écouter, pour semer les graines du changement,  se libérer du terreau stérile qui nous étouffait, et germer, pousser, grandir et fleurir enfin !

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« Il y a toujours un élément déclencheur qui fait que le destin se révèle à nous », nous dit l’auteur.

« Nous traversons des cycles de 9 ans, qui se succèdent immanquablement, et chacun d’eux possède une signification qui leur est propre. »

Tout le monde ne parvient pas à trouver sa place du premier coup, parfois il faut tâtonner, se tromper, devoir se défaire de sa première vie, généralement on sait très bien ce que l’on doit « lâcher » et on ne peut accueillir ce qui doit arriver si l’on est encore retenu en otage dans sa vie antérieure.

« si tu veux que ta vie change, change quelque chose à ta vie « …Une fois que l’on a défait les mailles de son ancienne vie, il faut se laisser un peu de temps pour que la version 2.0 de nous émerge.

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Il peut arriver que l’on traverse des cycles d’interférence qui nous déconnectent de notre vraie fréquence…Pour trouver ce que nous voulons, ils suffit de voir ce qui vient comme ça, spontanément, continuellement et sans que nous le cherchions. Pas de doutes, c’est de cela dont nous avons besoin.

« Le chaos est simplement un ordre à déchiffrer «  José Saramago.

L’auteur nous invite à la patience, envers tout ce qui n’est pas résolu dans nos coeurs. « Il faut aimer les questions, dit-elle, comme des chambres verrouillées, comme des livres écrits dans une langue étrangère, car si nous ne sommes pas en mesure de vivres les réponses, alors vivons maintenant les questions. »

Mais parfois, on a beau entendre notre petite voix intérieure répéter comme un disque rayé, qu’il faut passer à autre chose, nous restons sur le quai, agrippés à une gare fantôme du passé…Sur le moment on ne sait pas pourquoi on fait les choses mais quand on se retourne on comprend que toutes les étapes étaient nécessaires.

Savez-vous que nous avons le pouvoir d’attirer les expériences heureuses comme celles malheureuses par la simple pensée? Il faut apprendre à créer en nous une sorte de broyeur, une machine à transformer les idées noires en joyeux confettis !

Au fil des pages, on apprend aussi qu’il existe une langue secrète utilisée par les alchimistes pour transmettre leurs secrets : c’est la langue des oiseaux.

C’est aussi celle qu’utilisent notre inconscient et nos rêves pour nous souffler nos 4 vérités…A nous de décoder le message.

Quand commence -t-on à fleurir ? Pour Catherine Taret, on commence à fleurir quand on touche à sa vérité, quand on est juste… »Les roses les plus tristes ne sont-elles pas celles qui ont lutté toute la saison pour devenir des anémones ou des pivoines? »

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Jouer un rôle, emprunter un chemin qui n’est pas le sien, est un combat perdu d’avance et l’on serait bien plus joyeux à accepter la vérité de ce que nous sommes, qu’à tricher pour ressembler à ce que l’on n’est pas.

Contrairement au bonheur qui est furtif, quand on est en accord avec soi-même, le bien s’installe et c’est ça qui nous fait « bloomer » (pousser). Trouver son « truc » est la clef de l’éclosion. Et le « truc » réside au point de croisement entre le talent naturel de la personne et sa passion. En gros, c’est donc ce en quoi on est naturellement bon, donc pas la peine de se contraindre à devenir médecin ou architecte si seule la cuisine nous fait vibrer.

Mais parfois, on trouve le temps long…Comment dire, cette l’impression pesante, qu’ à la surface rien ne bouge, calme plat, alors que l’on s’attendait à la vague XXL du Nazaré.

Ne vous inquiétez pas, en réalité c’est en profondeur que  ça travaille, parole de late bloomer 😉

Lorsqu’on décide de changer de vie, forcément cela éclabousse aussi les membres de notre entourage, et la réaction des autres peut parfois être brutale ! Forcément ils ne comprennent pas pourquoi on veut tout bousculer, pourquoi on veut changer?

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Le système se nourrit de stabilité et si l’un des phénomènes bouge, c’est le système tout entier qui est affecté.

La solution : ne s’entourer que de personnes positives, celles qui vous apportent de l’énergie, de l’inspiration, du soutien, et zapper, dans la mesure du possible les autres…

Ne pas oublier qu’ouvrir son coeur aux autres, leur montrer sa vulnérabilité nous fait prendre des risques, certes, mais nous fait aussi avancer.

Mais que chaque late bloomer se rassure, il y a en chacun d’eux, une terre promise, un lieu, une personne ou une situation qui va enfin les aider à résoudre leur équation, à écrire leur histoire.

Mais sachez les filles, qu’aussi paradoxal que cela puisse paraitre, notre propre lumière nous effraye, bien plus que notre obscurité, c’est la raison pour laquelle on a tant de mal à éclore, néanmoins au fur et à mesure que nous laissons briller notre petite flamme nous donnons inconsciemment aux autres la permission d’allumer la leur.

En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement celle des  autres ….

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Voilà les princesses, il me semble que vous détenez là tous les ingrédients pour vous donner envie de lire utile à la plage ainsi que pour envisager la rentrée en mode fleuri et coloré. Comment ? Et bien soit en poursuivant le chemin que vous vous étiez tracé et en faisant de votre projet une oeuvre aboutie, soit en amorçant le début d’une nouvelle vie, à coup sûr le point de départ d’un nouveau cycle.

Oubliez le temps et la pression sociale, et banissez de votre vocabulaire typiquement Frenchie le mot « tardif ».

Chaque individu est sur un chemin de vie qui lui est propre, et pour atteindre son rêve, il peut se retrouver face à des impasses, des chemins cabossés, qui peuvent parfois l’obliger à changer d’itinéraire, rebrousser chemin, bref, prendre un peu de retard…and so what?

Quoiqu’il en soit, les carottes finiront toujours par sortir de terre, non ? Qu’elles soient précoces ou tardives 😉

 

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Ces petites phrases déjà cultes :

  • « c’était l’Everest et j’étais en tong … »
  • « les intentions sont les murmures des anges »
  • « ce que l’on vit nous prépare à ce que l’on doit vivre »
  • « éclore c’est accepter ce que l’on est »…
  • « rien ne sert de courir il faut arriver à point »
  • « toutes les bonnes choses ont un début »

 

 

 

 

7 commentaires sur « Il n’est jamais trop tard pour éclore… »

  1. un vrai petit bonheur cet article qui nous invite direct à prendre le chemin de cet ouvrage sans doute rassurant pour tous ceux qui ont envie de vraiment écouter leur petite musique intérieure et d’échapper au conformisme sclérosant ambiant. Merci infiniment Lisa pour cette trouvaille.

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    1. Merci à toi Marlène, pour avoir pris le temps de nous faire partager ton ressenti … Il est vrai que ce livre m’a beaucoup intéressée et inspirée, car il fait écho en chacun de nous quelque soit notre histoire…et puis surtout il est porteur d’espoir, celui de ne jamais renoncer à faire fleurir de belles choses en nous…

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