Je rumine, tu rumines, nous ruminons…De Bernard Anselem

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Aucun doute là dessus, ruminer c’est toxique… Mais que celle qui n’a jamais éprouvé ce sentiment « piège » de la pensée qui tourne en boucle dans sa tête, comme un poisson rouge dans un bocal, me jette la première touffe d’herbe.

La pensée s’installe, nourrie par notre ressenti, et telle un feu de paille, s’enflamme, alimentée par le petit bois de nos blessures d’enfance de notre éducation, avec l’intime conviction que ce schéma qui s’impose dans notre cerveau comme une évidence est la REALITE ABSOLUE, celle que tout notre entourage perçoit et approuve…

Erreur ! Une pensée n’est qu’une perception du monde, la nôtre, le piège consistant à la prendre pour une réalité, d’axer ses réactions, ses peurs, ses émotions, ses actions, sur ce pur produit de notre esprit, et de passer le reste de sa vie à ressasser un scénario totalement subjectif et érroné, monté de toute pièce par notre mental.

Dans son excellent livre Bernard Anselem, neuropsychologue, titulaire d’un certificat de « Science of Happiness » (ça ne s’invente pas…) de l’université de Berkeley (USA) met en évidence, IRM à la clef, l’effet néfaste de ces ruminations sur notre bien-être, et le stress chronique qu’elles finissent par induire sur le long terme, grignotant notre positivisme et une bonne partie de notre stock de bonheur, nous éloignant complètement de toute solution réaliste.

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En clair et pour faire simple, nous souffrons plus de l’interprétation de nos pensées que de la réalité elle même. Donc, règle numéro une les filles : ne pas prendre ses ressentis émotionnels pour la réalité, car le vagabondage mental nuit sérieusement au bien-être.

Les ruminations focalisent notre attention sur le ressenti douloureux et sur la solution, coupant l’herbe sous le pied de l’action.

Sans le savoir, nous rapprochons ce qui nous arrive avec les expériences et souvenirs du passé qui nous ont marqué, car dans notre cerveau, émotion et mémoire sont des zones très voisines.

L’auteur nous confirme que les épreuves de la vie seront endurées avec plus de facilité par les personnes qui ne « ruminent » pas car de toute évidence,  les ruminations creusent le lit de l’anxiété, de la dépression, des émotions négatives…Pire encore elle finissent par ancrer une sorte de stress chronique provoquant :

  • une baisse significative de l’immunité
  • des perturbations cardiovasculaires
  • des rhumatismes
  • des infarctus
  • des pathologies inflammatoires

Alors s’il n’est pas donné à tout le monde de stopper net les ruminations, il est possible de leur faire emprunter une sorte d’itinéraire bis, afin qu’elles ne viennent pas créer d’embouteillage dans le chemin de nos pensées.

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Et pour celles d’entre vous qui pensent, que désormais « c’est fichu » qu’il est trop tard pour changer, « rumine un jour rumine toujours », et bien détrompez-vous  car dans le livre il est question de « détox émotionnelle », et l’on apprend notamment que notre cerveau peut se modifier à tout âge, c’est ce que l’auteur appelle la « plasticité cérébrale ». En clair, le cerveau se présente un peu comme un réseau autoroutier, et notre pensée utilise généralement les itinéraires qu’elle connait bien puisqu’empruntés au quotidien. Mais cela ne signifie pas que ce sont les meilleurs, ou les plus performants émotionnellement parlant. Pour changer notre routine mentale, il suffit parfois de se retrousser les manches et de creuser de nouvelles connexions, qui à force d’être parcourues, finiront par être validées par notre cerveau qui les mettra en favoris.

Donc règle numéro deux, plus de fausses excuses du genre « je n’y peux rien, j’ai toujours fonctionné comme ça, ce n’est pas à mon âge que je vais changer » ….Plus on répètera une action et plus elle aura tendance à s’installer et à s’imposer spontanément c’est comme un entrainement sportif. 

Je fais comment pour amorcer le changement ?

  • je commence par accepter mes émotions, accueillir ses ressentis ou déceptions pour éviter que telles un électron libre elles ne restent en apesanteur et finissent par tourner en boucle dans nos têtes. Accepter permet un retour au présent et donc casse ce cercle vicieux.
  • je m’échappe par l’action, faire du sport, une activité manuelle pour alimenter les circuits neurobiologiques de la récompense et du plaisir. En un mot BOUGEZ pour éviter de ruminer !
  • Je me prépare un stock de « pensées roues de secours »  c’est à dire des pensées positives que l’on ressortira pour remplacer les pensées intrusives du genre : « je ne vaut rien, je suis nulle, je râte tout ce que j’entreprends »… Oui mais comment fabriquer ces pensées « pansement »? Et bien en corrigeant son jugement sévère, en décortiquant ce qui nous mène à tant d’intransigeance envers nous même? Quelle est l’émotion qui me fait sentir ainsi, fait-elle écho à ce que j’ai vécu dans l’enfance? Comment pourrais-je adapter mon mode de pensée?…

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J’apprends à me débarrasser de mes peurs :

  • en les acceptant : la peur mène au repli sur soi, elle nous pousse à prendre tellement de précautions que l’on fini par ne plus agir du tout, par renoncer à nos désirs, à nos projets. Pour éviter les risques nous fuyons, jusqu’à renoncer à vivre pour n’accepter que de survivre. L’évitement n’est pas une solution, il faut au contraire apprendre à accepter sa peur pour poursuivre son chemin, le corps apprendra, notre cerveau émotionnel enregistrera et créera de nouveaux schémas de pensées plus positifs. Mais soyez vigilantes car les expériences douloureuses de l’enfance restent gravées et stagnent à la lisère de notre conscience prêts à ressurgir, à la moindre association d’idée.

Que faire en cas de crise-panique? Combattre l’émotion douloureuse par la raison en lui associant des perceptions de calme et de détente. Ex : je vais au-delà de ma peur et il ne se passe rien de grave. Après un pic de mal-être, les angoisses s’estomperont.

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Pourquoi je traine toujours une sorte de tristesse?

Elle trouve son origine dans le passé (regrets, échecs), déborde sur le présent (idées noires) et sur le futur (démotivations). Pour lutter contre la tristesse il faut trouver une occupation motivante, mais il est vrai que lorsqu’on a l’âme en peine, cela revient à déplacer une montagne…

Dans ce cas ne pas hésiter à :

  • s’exposer à la nature pour un bienfait immédiat (marcher dans les bois, au bord de l’océan…)
  • entretenir une relation humaine bienveillante (avec une bonne copine qui saura vous écouter, entendre et comprendre votre souffrance, sans juger, ni essayer de convaincre, juste être présente à votre souffrance )

La pleine conscience, c’est quoi au juste?

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Il est parfois difficile de se retrouver face à soi-même, la fuite du présent représentera alors une protection inconsciente contre les errements de l’esprit, une sorte d’anesthésie émotionnelle. Il existe un moyen de lutter efficacement contre le stress il s’agit de la méditation en pleine conscience (Mindfulness Based Stress Réduction ). Cela consiste à apprendre à observer nos pensées sans les juger, pour cela il faut débrancher le pilote automatique, se recentrer sur sa respiration …Rester dans le présent et être conscient de son paysage mental. Accepter tous les ressentis du présent sans les juger permet de désamorcer la machine à ruminer. L’auteur vous apprendra à vous lancer dans la méditation de manière concrète et dés la 8ème semaine à raison de 20 minutes/jours, on peut déjà en retirer des effets positifs.

Un cerveau de méditant sous IRM révèle notamment :

  • une meilleure appréciation des évènements
  • une bonne flexibilité mentale
  • une meilleure créativité
  • une augmentation des défenses immunitaires
  • un ralentissement du vieillissement cellulaire
  • une augmentation de la mémoire
  • une facilité dans les apprentissages
  • une régulation des émotions

Bref, on va développer ses capacités à vivre mieux pour éloigner les pensées toxiques.

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Mais la pleine conscience peut aussi se faire dans la vie active en dehors de toute méditation, simplement en se re connectant à soi-même, à nos perceptions sensorielles, mentales, en restant attentifs à ce que nous ressentons, voyons, entendons, mangeons…Faîtes l’expérience, et dégustez un fruit en pleine conscience, vous verrez c’est un peu comme si vous le découvriez pour la première fois…

Savez-vous que la réussite financière, et le fait de pouvoir s’offrir ce que l’on souhaite ne produit qu’une faible amélioration sur le niveau de satisfaction global et l’amélioration du bien-être immédiat? En clair, cela veut dire, que vous aurez beau vider votre compte en banque pour vous offrir le dernier it-bag, ou la petite robe noire parfaite, vous n’éprouverez qu’un sentiment de bonheur très éphémère… Cultiver les émotions positives permet de donner vraiment un sens à sa vie, de s’ancrer dans le présent.

Ce qui marche vraiment :

  • de bonnes relations sociales
  • des liens affectifs
  • de la gratitude
  • une bonne estime de soi
  • la compassion, l’altruisme
  • des objectifs motivants

Les liens relationnels et affectifs, il n’y a que ça de vrai !

Tisser des liens, partager des expériences, est précieux. Notre cerveau ne vit pas dans un bocal il a besoin d’échanges, d’entrer en résonance avec l’autre.

L’IRM révèle d’ailleurs, que toute une partie de notre cerveau ne s’éveille qu’au contact de l’autre. La force de la relation à l’autre est ce qui nous rend le plus heureux. Le lien affectif crée la bonne santé mentale. Le lien social est donc plus important que le lien matériel. Nous sommes le meilleur médicament pour les autres, et les autres sont notre meilleur médicament.

Pour améliorer le lien social, il faut offrir une écoute active, c’est à dire s’intéresser à l’autre, au moins autant qu’à soi-même, d’avantage pour le comprendre, sans interpréter, sans juger, sans convaincre.

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La clef du positivisme : être conscient de ce qui va bien :

Apprécier les bienfaits de la vie, les choses que l’on a, ça parait tout simple, mais on a tendance à très vite le perdre de vue quand tout va mal. Savoir s’entourer de personnes qui nous font du bien, et fuir les personnes toxiques…

En savourant les bons moments, on se constitue les fameuses petites « roues de secours » pour les moments de grisaille émotionnelle. Rechercher du positif quand tout semble négatif, ne signifie pas ne pas accepter les évènements difficiles, non, c’est juste les accepter à travers un filtre positif. L’auteur conseille de pratiquer cette « gymnastique » sans modération.

La gratitude est la bienveillance, sont des contagions émotionnelles, cela signifie qu’elles ont un effet boule de neige, qui améliorent considérablement nos vies. Essayez vous verrez…

Et pensez aussi à établir  » un journal de gratitude » où vous noterez 5 événements par semaine, qui vous donneront envie de dire merci à quelqu’un…Outre l’effet calmant immédiat, l’écriture permet d’approfondir ses sensations, de prendre du recul, tout en conscientisant le côté dérisoire de certaines pensées desquelles il sera plus facile de s’éloigner…

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Que faire si ma confiance en moi est proche du zéro ?

L’auteur nous invite à différencier :

  • l’estime de soi c’est l’évaluation personnelle de sa propre valeur. Mais cette estime peut être implicite et rattachée à l’instinct que l’on a forgé, par la manière dont on a été aimé dans l’enfance, nos expériences sociales, tout ceci fonde des croyances automatiques qui n’ont, parfois, absolument rien à voir avec les croyances extérieures. Elle va influencer notre rapport à la vie et aux autres, les imperfections ou échecs seront vécus comme des autocritiques et seront jugés sévèrement. L’estime de soi répond à la question suis-je valable ? Quelle est ma valeur?
  • de la confiance en soi, qui elle s’apparente d’avantage à une évaluation réaliste et ponctuelle que l’on a de soi. Ce sont nos ressources pour affronter une situation donnée. Elle répond à la question : suis-je capable? Suis-je à la hauteur? Est-ce que je me sens en sécurité?

Le sentiment de doute et d’imperfection est commun à la plupart des humains, il faut :

  • témoigner de la bienveillance face à nos insuffisances.
  • prendre de la distance par rapport à nos faiblesses ou nos perceptions douloureuses.
  • contrecarrer les pensées automatiques dévalorisantes (je suis nulle…) et opposer des phrases plus positives (nous avons tous des défauts…).
  • renoncer au perfectionnisme car en diminuant son niveau d’exigence on devient plus performant et plus créatif.

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Des solutions qui marchent :

  • Bien sûr se faire aider lorsque la coupe est trop pleine et que les ruminations mènent à la dépression.
  • Se tourner vers les méthodes de relaxation comme la sophrologie, le yoga…car le stress augmente les réseaux impliqués dans la perception des émotions négatives et des souvenirs blessants.
  • En cas d’interaction avec un tiers, se mettre à sa place et aborder le problème avec sa vision, en changeant le point de vue on modifie la perception du paysage émotionnel et parvient plus facilement à un solution équitable.

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Les petites phrases cultes :

  • Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est mais tel que nous sommes ( Kant).
  • Nous sommes notre propre ennemi.
  • Si tu n’as pas le pouvoir de changer ce qui arrive, t’inquiéter ne sert à rien, si tu as ce pouvoir alors agis!
  • Nous ne vivons jamais, nous espérons de vivre (Blaise Pascal).
  • L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour cela que le présent nous échappe(Flaubert).
  • Le bonheur est la seul chose qui double si on le partage (Albert Schweitzer).
  • Les optimistes cherchent des actions, les pessimistes des excuses…

 

 

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Crédit photos : Lisa Berrocal

 

 

Ma purée mauve et ses légumes croquants…

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C’est officiel, la référence mondiale des nuanciers a dévoilé la couleur qui devrait régner en maître en 2018 sur le monde de la mode, de l’ameublement, de la beauté et de la cuisine : il s’agit de la teinte « Ultra Violet », une nuance de violet décrite comme « provocatrice et réfléchie ».

Le numéro 18-3838 de son nuancier a donc été choisi par Pantone cette année parce qu’il « communique l’originalité, l’ingéniosité et la pensée visionnaire qui nous tourne vers l’avenir », précise l’entreprise.

Pantone n’hésite pas à relier son « Ultra Violet » aux « pourpres énigmatiques » et « à la contreculture, l’anti-conformisme et la brillance artistique » : la nuance est associée à des icônes de la culture pop comme Prince, David Bowie et Jimi Hendrix. Cette teinte s’illustre aussi par sa « qualité mystique ou spirituelle » car elle est associée à des pratiques de méditation et utilisée dans des lieux de relaxation.

Cette teinte, née de deux couleurs que tout oppose, le rouge passion et le bleu, électrise aujourd’hui nos assiettes, après avoir fait balancer nos corps au rythme  de suaves « pluies violettes »…

L’explosion de la « purple food » gagne désormais nos assiettes avec des légumes tels que betteraves zébrées, pommes de terre violettes, carottes pourpres, et choux teintés de mauve, histoire de booster notre créativité et notre mental.

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L’ultra-violet a son rôle à jouer en matière de spiritualité et ce n’est pas un hasard s’il représente la couleur du chakra couronne.

Le mot Chakra signifie en Sanskrit  » Roue d’Energie « . Ces roues reçoivent, transforment et distribuent l’énergie subtile appelée prâna, ou chi selon les cultures.

Ces chakras sont situés le long de la colonne vertébrale. C’est une force énergétique qui fait notre lien entre la Terre et le Ciel. Le corps physique la transforme par une alchimie subtile et la renvoie vers le ciel, la terre et l’environnement. Ces courants d’énergie impactent l’être humain tant au niveau de la conscience et du psychisme que de la santé du corps, le tout étant lié.

Le septième chakra est situé sur le sommet du crâne, et c’est par là que se passe la connexion directe avec le divin. Il représente l’accomplissement de soi et nous connecte à l’essence de l’univers. Il chasse la peur et apporte la plénitude jusqu’à la réalisation de soi. Sa couleur violette stimule l’éveil spirituel, la connexion au divin et la capacité de ne faire qu’un avec l’univers.

Alors pourquoi ne pas céder à l’appel de cette couleur mystique et fascinante, le temps de se préparer une jolie petite purée  « mauve » parcourue de légumes croquants pour attirer les bonnes vibrations?

A la portée de toutes, l’originalité de cette recette, réside simplement dans le choix de la pomme de terre ou plus exactement de sa couleur, et l’aptitude de chacune d’entre nous à laisser s’exprimer sa créativité, à jouer la carte de « l’anti-conformisme » !

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Je ne sais pas vous, mais moi je suis addict à la vitelotte, à sa nuance élégante et raffinée…J’aime aussi son petit goût « noisette » et sa texture onctueuse qui se prête à toutes nos envies.

Et même si de prime abord sa couleur nous parait « louche », croyez-moi, aucune modification génétique ne se cache derrière  l’inhabituelle tonalité de sa robe. Il s’agit juste d’une variété très ancienne de pomme de terre, aussi appelée  » Truffe de Chine ».

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Ce tubercule est riche en anthocyanes, des substances qui donnent cette couleur pourpre à toute la famille de légumes violets, et c’est justement la présence de ce composant qui la différencie de la pomme de terre classique, dans la mesure où il  procure des antioxydants antiradicalaires, utiles pour prévenir le cancer et les processus inflammatoires. De ce fait, il contribue aussi à la lutte et au ralentissement des effets néfastes des radicaux libres et en fait un aliment anti-âge et belle peau. Un gramme de pommes de terre violette présente un milligramme d’anthocyanes, soit un montant supérieur à celui du vin rouge et des aliments tels que l’aubergine ou la myrtille.

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De plus les anthocyanes permettent de ralentir la prolifération des cellules cancéreuses, notamment dans le cas du cancer du côlon.

C’est un aliment facile à digérer, ne contenant pas de gluten.

Aussi curieux que cela puisse paraître, la façon dont nous ressentons la nourriture est une expérience multi-sensorielle impliquant le goût, sa sensation dans notre bouche, les arômes et surtout l’importance des yeux.

La couleur des aliments que nous mangeons fait bien plus que nous guider : elle participe à l’expérience toute entière du goût, même si nous n’en avons pas toujours conscience.

C’est la raison pour laquelle, tout autant qu’il est important de varier notre alimentation, il est également important de varier les couleurs de ce que l’on mange.

D’un point de vue nutritionnel, apporter une petite touche de « cru », permet de faire le plein de vitamines, minéraux et enzymes, souvent mis à mal avec la cuisson, et de relancer le métabolisme. En ajoutant des graines germées, du chou rouge et des carottes, on pallie à cet inconvénient, et en plus du contraste gustatif, et de l’effet crunchy, on ajoute une touche « vivante » à notre purée d’hiver, réconfortante et délicieuse  😉

Enfin, l’association légumineuses (haricots azuki) et féculents (pomme de terre) permet à l’organisme de disposer de l’ensemble des acides aminées essentiels, et d’augmenter son taux de protéines végétales. Les acides aminés sont dits essentiels lorsqu’il ne peuvent être synthétisés naturellement par l’organisme, ils doivent donc être obtenus par voie alimentaire. Leur présence est indispensable  pour produire des protéines et, par association et combinaisons, d’autres acides aminés. Leur carence peut être source de troubles biologiques et de certaines pathologies.

Il faut savoir que les céréales et les féculents, comme les légumineuses, n’offrent pas toutes un juste équilibre en acides aminés. Par exemple, les pommes de terre  sont riches en acides aminés soufrés, mais moins concentrées en lysine. Les légumineuses sont riches en lysine, mais contiennent moins d’acides aminés soufrés. Associer des légumineuses avec des céréales ou des féculents permet d’équilibrer parfaitement les apports et d’obtenir un taux d’assimilation de 30 à 50% plus important que si elles étaient consommée séparément.

Alors qu’est-ce qu’on attend, les filles, pour se mettre en mode « purple food »?

Ce qu’il me faut  pour 4 assiettes :

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  • 6 à 8 belles pommes de terre vitelotte
  • 1 cm de gingembre
  • 1/2 l de bouillon de légumes
  • quelques branches de coriandre
  • 1 carotte jaune
  • une poignée de graines germées
  • quelques feuilles de choux rouge
  • une poignée de haricots azuki cuits
  • 2 cs de crème végétale (riz, avoine…)

C’est parti :

  • Je fais cuire à la vapeur douce les PDT et ne les pèle qu’une fois la cuisson achevée pour éviter que la couleur ne se disperse car, comme la plupart des légumes colorés, elles sont hydrosolubles.
  • Pendant ce temps j’épluche et nettoie les crudités (carotte, chou, coriandre, graines germées…) je les taille à l’aide d’un emporte pièce, pour le côté joli- joli, ou tout simplement en bâtonnets…
  • Puis je les mixe avec le gingembre pelé en ajoutant la quantité de bouillon de légumes, adaptée à la texture qu’il me plaira d’obtenir.
  • Je dispose la purée obtenue dans un plat de manière harmonieuse, et je parsème de crudités, coriandre, graines germées, haricots azukis (trempés la veille et cuits 30 minutes environ dans un grand volume d’eau).
  • Et voilà, juste un un petit filet de crème de riz, et c’est prêt 😉

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C’est comme si les fées s’étaient penchées sur ce plat, vous ne trouvez pas? La couleur nous rend joyeuses, et nous insuffle une belle énergie.

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On peut aussi opter pour la version velouté « hot » pour un diner cocooning…Il suffira alors d’ajouter plus de bouillon de légumes.

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Alors pour réchauffer l’hiver, on cède sans tarder à la « purple mania », histoire de revenir au green avec encore plus de plaisir 😉

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Mes cookies vegan, pomme, graines de lin et cranberries….

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Noël s’en est allé, emportant avec lui guirlandes et étoiles…Difficile d’envisager  « l’après » comme on avait exalté « l’avent »…Le sapin qui trônait en plein milieu du salon a regagné sa forêt de carton, les convives ont quitté la douce tablée et l’on a soufflé sur les bougies et les lanternes… La maison revêt maintenant ses couleurs du quotidien …

Sous des tonnerres d’applaudissements, des cris de joie, des feux d’artifice, et des farandoles de bons voeux, la nouvelle année s’est installée.

L’heure est venue, comme chaque premier janvier, de remettre les compteurs à zéro, et de repartir avec un stock tout neuf d’envies à explorer, de rêves à réaliser.

A nous de nous réinventer, de trouver l’alchimie parfaite, pour remplir la page blanche, avec des mots qui nous ressemblent…

Les phrases se bousculent, chacune d’entre elles voulant gagner sa place tout en haut de la liste, pour nous sublimer, nous poétiser, nous laisser croire, que cette année nous parviendrons à devenir la version 2.0 de nous mêmes, boostées aux bonnes résolutions.

Mais, soyons honnêtes, avez-vous déjà entendu un chat aboyer?

Difficile de se débarrasser de nos manteaux d’habitudes, d’émettre sur de nouvelles ondes, de changer le cours de l’histoire…

Alors plutôt que d’alourdir la tâche, et de vouloir à tout prix atteindre des sommets de perfection, pourquoi ne pas retenir uniquement les mantras qui nous donneront envie de débuter chaque matin comme un soleil, envisager chaque jour comme un cadeau?

Vibrer, ressentir, éclore, seront nos nouveaux défis, pour que 2018 soit joyeuse, pétillante et lumineuse.

Que faire alors de tous ces challenges que nous nous étions lancés pour nous donner la douce illusion que les douze coups de minuit sonneraient le début d’une nouvelle vie?

Je ne vois qu’une seule chose : les oublier, car certains de ces contrats moraux auraient immanquablement pris fin plus tôt que tard, et chercher à accumuler les (mauvaises) bonnes résolutions peut conduire à augmenter la pression.

Et franchement, qui aurait envie de commencer l’année avec une « to do list » longue comme le Nil?

En attendant, pour toutes celles qui ont clamé haut et fort à minuit : « cette année c’est décidé j’arrête le sucre », voici une petite recette expresse, qui devrait leur permettre d’honorer leurs engagements sans trop de difficultés…au moins jusqu’au  31 janvier 😉

Il s’agit d’un petit cookie totalement vegan, sans sucre, ni farine, ni beurre, ni oeufs.

Mais il y a quoi alors dans ce cookie ???

Essentiellement de la pomme bio, et ça tombe bien puisqu’elle est :

  • réhydratante
  • antioxydante;
  • énergétique
  • réductrice du taux de LDL (mauvais cholestérol)
  • régulatrice du transit intestinal.

Ensuite, en cherchant bien au fond de vos placards, vous trouverez sûrement quelques  flocons d’avoine, on les consomme au quotidien pour leurs nombreux bienfaits :

  • hypocholestérolémiants, c’est-à-dire pour leurs capacités à faire baisser le taux de cholestérol dans le sang. En effet, la consommation de cette céréale permettrait de diminuer conséquemment la part du LDL-cholestérol, grâce au bêta-lucane, cette fibre spécifique contenue dans l’avoine qui permet la réabsorption des sels biliaires dans l’intestin, provoquant ainsi une baisse de production du cholestérol hépatique.
  • effet belle peau, riche en fer, calcium, phosphore, magnésium, potassium et en bien d’autres minéraux, l’avoine est utilisée depuis des siècles pour ses propriétés hydratante, apaisante et réparatrices pour la peau. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la céréale entre dans la composition de nombreux produits de beauté. Grâce à sa teneur importante en vitamine E, elle possède des pouvoirs antioxydants qui agissent directement sur les cellules de l’épiderme.
  • anti-fringale, constitués en grande partie de fibres dites « insolubles », les flocons d’avoine possèdent une action bénéfique sur le transit intestinal. Lentement absorbée par l’organisme, la céréale est réputée pour accroître la sensation de satiété chez les individus qui la consomment.
  • limitent la production d’insuline, parmi les super pouvoirs du bêta-glucane, vous trouverez également sa faculté à réduire la sécrétion d’insuline. Une fois encore, la fibre aux mille et un atouts affiche une nouvelle vertu : celle de diminuer l’absorption intestinale des glucides.
  • régulation du système nerveux  grâce à la vitamine B présente dans les flocons d’avoine.
  • améliore la minéralisation osseuse : leur forte teneur en calcium joue un rôle important au niveau de la santé des os.
  • stimulation de la thyroïde : riche en iode, la céréale stimule la production des hormones thyroïdiennes, c’est pour cela qu’elle est est préconisée en cas d’hypothyroïdie.
  • drainage du foie : l’avoine favorise la production de lécithine, et facilite l’élimination des toxines de l’organisme, effet détox garanti, ça tombe plutôt bien !

Et pour finir quelques-unes de ces jolies petites baies, savoureuses à souhait : les cranberries , qui nous font voir la vie en rose et dont la capacité antioxydante fait désormais l’unanimité auprès de la communauté scientifique. Mais ce n’est pas tout elle renferme également :

  • Des flavonoïdes permettant de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers,  diverses maladies liées au vieillissement, et empêcheraient aussi l’adhérence des bactéries E. coli causant les infections aux parois du canal urinaire.
  • Du resvératrol, un polyphénol hyper antioxydant proche de celui du jus de raisin.
  • De l’acide ursolique, une molécule ayant un  potentiel anti cancer important en inhibant la prolifération de certains types de cellules cancéreuses notamment du foie et du sein.

Prêtes à tester l’aventure ?

Ce qu’il me faut pour une dizaine de cookies :

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  • 2 pommes bio
  • 50 grammes de flocons d’avoine (les miens sont sans gluten)
  • 2 cs de cranberries
  • 2 cs de graines de lin
  • 2 cs d’éclats de fèves de cacao cru (c’est mieux) ou de pépites de chocolat
  • 1 cc de vanille
  • 1 cc de cannelle
  • 1 cm de gingembre frais râpé

C’est parti :

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  • râper les pommes une fois pelées
  • ajouter le gingembre

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  • et le reste des ingrédients (épices, flocons…)
  • mélanger le tout jusqu’à obtenir une espèce de pâte, ajouter des flocons d’avoine si besoin pour obtenir une consistance compacte

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  • puis confectionner des boules et déposez-les sur une plaque allant au four après l’avoir recouverte d’une feuille de papier sulfurisé

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  • faire cuire environ 20 minutes à 160 degrés, les cookies doivent être bien dorés.

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  • laisser refroidir avant de déguster…

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L’avantage de ces cookies c’est bien évidemment qu’ils sont très légers, et ne contiennent ni gluten, ni sucres, ni matières grasses, ni produits laitiers.

DSC_0021.JPGLes graines de lin apportent de bons acides gras essentiels, tels que les oméga 3, et le gingembre, outre son petit goût délicieux et piquant, renforcera notre système immunitaire et aura une action sédative sur la muqueuse gastrique qui, pour certaines, a peut-être été mise à rude épreuve ces derniers jours ;-).DSC_0016.JPGAutre variante :

  • Remplacer les 2 pommes par 2 bananes, pour un coeur encore plus crémeux…ou mixer les 2 (1 pomme et 1 banane) ou utiliser de la compote pas trop liquide, et sans sucres ajoutés bien-sûr 😉
  • Substituer les cranberries par des raisins secs
  • Ajouter des noisettes, noix, noix de cajou, amandes concassées

DSC_0046.JPGVous pouvez consommer ce cookie au petit déjeuner, ou à tout moment de la journée, pour une pause gourmande, mais healthy…100% plaisir, et 0% culpabilité, plutôt intéressant pour commencer l’année, non?