Décembre déploie ses filets, et tels des papillons attirés par la lumière, nous voilà happés par ce marathon interminable de course aux présents, d’achats compulsifs, de préparatifs incontournables, bref, d’objectifs irréalisables pour le commun des mortels.
Chaque année, on se dit que l’on ne nous y reprendra plus, et que, promis l’an prochain on sera OR-GA-NI-SEE, quitte à commencer ses courses de Noël en juillet, et puis, les bonne résolutions s’effacent au profit du quotidien à gérer, et on ne sait par quel procédé diabolique, on se réveille un beau matin en réalisant qu’il nous reste sept petits jours pour tout boucler !
Prises de panique, on se demande alors comment on va encore bien pouvoir s’en sortir cette année, car sauf à investir dans une baguette magique, mais pas de chance elle est « sold out », normal on s’y prend trop tard, ou à copiner avec l’amie d’une amie, qui connaît très bien un certain barbu qui ne se déplace qu’à traineau, on ne voit vraiment pas de solutions pour boucler la fameuse « liste « , sans y perdre notre bonne humeur!
La tentation serait grande de zaper purement et simplement le douzième mois, oublier ce rendez-vous incontournable qui suscite tant d’émoi, pour se retrouver illico presto à …Pâques, à l’heure où la nature s’éveille doucement, où les oiseaux sortent de leur longue période d’hibernation, où le froid n’est plus qu’un lointain souvenir…
Oubliez, c’est juste impossible, car pour l’heure, les oiseaux sont transis de froid, la grêle et les intempéries menacent, les arbres n’ont plus une feuille sur la branche, et notre moral frôle les cinquante nuances de gris…
Mais en même temps, vous êtes-vous demandé ce que serait l’hiver sans ce précieux rendez-vous, sans cette pointe d’adrénaline qui nous fait sentir vivants, sans les contes ni les chants?
Sans le « roi des forêts » sublime et majestueux qui, chaque année, l’espace de quelques semaines exhibe, ses plus belles étoiles et ses guirlandes brillantes au beau milieu de notre salon, pour notre plus grand bonheur…
Le doux parfum de clémentine mêlé à la cannelle qui nous apaise, la chaleur suave qui réchauffe nos coeurs, la minuscule flamme qui ne demande qu’à étinceler et la petite voix qui réveille ce que l’humanité porte de plus beau en elle : le sens du partage.
Alors, oui, plus rien n’a d’importance que ce précieux moment, que l’on veut parfait et inoubliable, et toutes ces semaines de course folle, toutes ces heures à chercher l’objet qui fera vibrer le coeur de ceux que l’on aime, s’effacent au profit d’un instant hors du temps, qui fait briller les yeux des tout petits et retenir leur souffle aux plus grands : la magie de Noël…
Et cette année encore, nous serons en mesure de relever le défi, et puis 7 jours c’est 10 080 minutes, non?
Bien entendu, il faudra établir des priorités, mais quelles que soient les vôtres il me parait impossible de faire l’impasse sur celui qui clôturera en beauté les agapes, celui que tout le monde attend, acclame, applaudi : le dessert de Noël…
ll se doit d’être grandiose, aérien, subtilement exquis, mais pas pompeux.
Comme il arrive en fin de course, à un moment où par définition on a généralement explosé le budget calorique de toute une semaine, il se doit aussi d’être léger comme une plume.
L’idée c’est de pouvoir contrôler l’indice glycémique en utilisant la datte comme sucrant naturel, et les graisses, au moyen d’oléagineux de qualité. Et si en plus on n’utilise ni beurre, ni oeufs et ni farine, alors là c’est l’étoile scintillante sur le sapin, non ?
Pour l’énergie, car il nous en faudra pour tenir le coup, le marron nous prêtera volontiers la sienne, fruit de saison, riche en amidon, et grand pourvoyeur de glucides très digestes car à libération progressive.
Il contient des vitamines du groupe B, et en particulier de vitamine B1, permettant une excellente assimilation de ses glucides par l’organisme.
Sa richesse minérale s’avère très intéressante puisqu’ on y retrouve des apports élevés en :
- potassium
- fer
- magnésium, et ça tombe bien, vu notre degrés de stress il va nous en falloir !!
- manganèse
- et cuivre.
La recette est très simple et pratique puisqu’on peut réaliser ce dessert à l’avance, le stocker au congélateur, et dresser de jolies assiettes le grand soir 🙂
Cette année, le dessert de Noël, même pas peur !
Ce qu’il me faut pour 6 dômes :
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