Panna cotta vegan aux fruits rouges…

IMG_4459.jpg

La panna cotta, littéralement « crème cuite » en Italien, est un dessert bien sympathique qui fait l’unanimité, car elle peut être déclinée à l’infini, mais aussi et surtout car elle est super easy à préparer.

Il en existe plusieurs versions, mais celle proposée ici sera vegan, donc à base de laits végétaux, et sans gélatine car vous le savez sûrement, la gélatine est constituée de carcasses de porcs et bovins. On peut obtenir quasiment le même résultat avec l’agar-agar, alors on ne va pas s’en priver, on se fait un petit thé et on s’y met?

L’agar-agar c’est quoi exactement ?

A première vue, une mystérieuse poudre blanche, n’y voyez aucun rapprochement avec toute substance illicite, non, en réalité il s’agit d’un mucilage obtenu à partir de plusieurs algues rouges, ce qui veut dire que cette matière va se mettre à gonfler au contact de l’eau pour produire quelque chose proche de la gélatine.

Jusque là rien de bien transcendant me direz-vous, mais savez-vous que les Japonaises en sont raides-dingues, car cette petite algue magique possède un apport calorique proche du 0, elle favorise la digestion, et possède une action éliminatrice qui n’a pas son pareil dans notre alimentation occidentale. A chaque printemps les magazines Nippons rappellent les bienfaits du « Kantien » ou aliment des Dieux, et conseillent à leurs lectrices d’en glisser un peu partout (soupes, bol de thé vert…) pour enrichir leur alimentation afin de purifier leur organisme et de mincir sans avoir la sensation de faim. Mais l’agar-agar possède d’autres vertus intéressantes, il capture les métaux lourds et les poisons chimiques qui se trouvent un peu partout dans ce que nous mangeons. Il est riche en minéraux (calcium, phosphore, fer).

En ce qui concerne le dosage, comptez 2g soit un sachet, ou 1cc pour 1/2 litre de liquide.

Comment l’utiliser ?

Il suffit de délayer la poudre contenue dans les petits sachets de 2g, dans un liquide froid, pour le porter ensuite à ébullition et l’ôter rapidement du feu avant de le verser dans un récipient qui contiendra la recette achevée.

L’avantage de la panna cotta vegan, c’est de pouvoir l’adapter à ses envies, on pourra plus ou moins la sucrer, et de ne pas se charger en lipides, puisqu’elle ne contient aucune  matière grasse animale.

Ce qu’il me faut :

Pour la crème :

  • 50 cl de lait de noisettes, coco ou amande
  • 2 g d’agar agar (1 sachet ou 1 cc)
  • 2 cs de sucre de fleur de coco, ou de sucre de canne intégral, ou de miel
  • de la vanille en poudre

Pour le coulis :

  • 30 g de sucre de fleur de coco ou de canne
  • 200 g de fraises

C’est parti !

IMG_4442.JPG

Je prépare d’abord la crème :

• Dans une casserole, je verse le sucre et 30 cl de lait de coco, je fais chauffer à feu moyen en remuant. Je verse ensuite l’agar-agar en pluie sur le lait de coco chaud et poursuis la cuisson pendant encore 2 minutes. Hors du feu j’ajoute le reste de lait de coco et j’homogénéise bien la préparation, à l’aide d’un fouet.

• Il ne me reste plus qu’à répartir dans des coupelles ou des verrines et laisser refroidir avant de réserver au frais (au moins 3 heures le temps que les crèmes prennent)

IMG_4445.jpg

IMG_4674.jpg

IMG_4675.jpg

Puis le coulis :

  • Mixer les fraises (ou framboises) et le sucre, passer au tamis pour enlever les petits grains, et nappez vos petites merveilles.
  • Vous pouvez déposer la couche de coulis sur le fond et verser la crème par dessus ou faire l’inverse 😉

On n’oublie pas la touche finale : le topping 😉 

  • fruits frais coupés
  • fruits secs (cranberries, baies de goji, mulberries..)
  • crunchy muesli
  • noix, noisettes, pistaches amandes
  • éclats de fèves de cacao cru ou pépites de chocolat…
  • copeaux de noix de coco…

IMG_4454.jpg

IMG_4679.JPG

La panna cotta peut être réalisée sur ce même principe avec tous les laits végétaux de votre choix, simplement si vous utilisez des préparations déjà sucrées comme chocolat, vanille ou matcha, n’ajoutez pas de sucre supplémentaire 😉

Et les coulis peuvent être réalisés avec tous les fruits de saison.

A vous de jouer les princesses, et faites-nous partager vos expériences 😉

 

IMG_5313.jpg

 

Mes Falafels aux haricots azukis…

IMG_5206.jpg

Désormais, manger des légumes ne suffit plus et des études ont prouvé qu’il était impératif d’ajouter à notre routine bien-être, des protéines végétales, sous forme de légumes secs.

Savez-vous que 100 g de légumineuses apportent autant de protéines que 100 g de viande ou de poisson, les graisses saturées en moins ?
Mais, ces protéines ne sont pas toujours idéalement équilibrées puisqu’elles manquent souvent d’acides aminés soufrés comme la méthionine. C’est la raison pour laquelle, il est fortement conseillé de les associer aux céréales, qui, elles, contiennent ces fameux acides aminés.

La famille « légumineuse » compte essentiellement les fèves, les haricots, les lentilles et la dernière pépite, celle qui fait fureur chez les nippons : l’azuki.

L’azuki quézaquo ?

C’est une petite légumineuse originaire d’Asie de l’Est plus précisément de la région de l’Himalaya, très populaire au Japon et qui ne manque pas d’attraits puisqu’il est riche en :

  • fibres alimentaires, aidant ainsi à la régulation de l’activité des récepteurs d’insuline dans le corps pour faire en sorte que les niveaux de sucre dans le sang restent normaux.
  • molybdène cet oligo-élément jugé plutôt rare, joue un rôle crucial dans la désintoxication du foie. Même une toute petite portion d’azukis en fournit 100% des apports quotidiens recommandés.
  • vitamines et minéraux tels que l’acide folique, le potassium, le zinc, le cuivre et le magnésium.

Il facilite le processus digestif, a des propriétés nettoyantes et aide à minimiser les problèmes rénaux, il stimule également la croissance. Très diurétique, il contribue à réduire le taux de cholestérol et possède un pouvoir revitalisant.

Fortement conseillé aux états dépressifs, ou stressés ainsi qu’aux personnes anémiées.

IMG_5282.jpg

Les falafels sont une spécialité culinaire originaire du levant et très répandue au Proche-Orient, constitués de boulettes de pois chiches ou de fèves, frites à l’huile.

J’ai eu envie de revisiter la traditionnelle recette en remplaçant la friture par une cuisson au four, et les pois chiches par l’azuki.

Si vous êtes curieuses de voir le résultat les filles, ce post est pour vous ! Go go go !

Tout d’abord, si vous n’avez jamais été présenté à ce drôle de petit haricot, vous ne saurez peut-être pas, par quel bout le cuisiner ?

Et bien c’est très simple, il suffit de l’enfermer dans un petit bocal, de remplir d’eau, et de l’oublier au frais toute la nuit. Cela aura pour effet de diminuer le temps de cuisson, et de le rendre plus digeste.

IMG_5285.jpg

Le lendemain matin, après l’avoir rincé à nouveau et égoutté, on le porte à ébullition, dans une grande quantité d’eau, une première fois, puis une deuxième en le laissant cuire à feu doux pendant environ 1 heure.

Ensuite la recette n’est pas vraiment compliquée il suffit d’un blender en état de marche et d’un peu d’improvisation!

Ce qu’il me faut :

  • 300 g d’azukis bio préalablement trempés une nuit et cuits
  • 2 échalotes
  • 1 gousse d’ail dégermée
  • 1 cs de tahini
  • 2 cs de compote de pommes non sucrée
  • 2 c. à café de cumin en poudre
  • 1 c. à café de coriandre en poudre
  • 1 pincée de piment d’Espelette (ou pas)
  • 1 petit bouquet de coriandre et de menthe 
  • 4 cs de graines de sésame
  • 3 cs d’huile d’olive
  • 1 pincée de sel
  • chapelure (sans gluten)
  • un yaourt de soja (ou bulgare) pour la sauce

C’est parti !

  1. Préchauffez votre four à 180 degrés (Thermostat 6)

  2. Dans votre blender, mettez tous les ingrédients sauf les graines de sésame et quelques feuilles de menthe que vous réserverez pour la sauce, et mixez. Vous devez obtenir une pâte qui commence à s’agglomérer.

  3. Ajouter ensuite les graines de sésame et formez des boulettes de la taille d’une petite noix avec les mains, puis roulez-les dans de la chapelure, et déposez-les sur la plaque du four recouverte de papier cuisson. Vous pouvez planter une tige en bois pour en faire de jolies brochettes…ou pas, c’est comme vous voulez 😉

  4. Enfournez à mi-hauteur pendant une vingtaine de minutes environ en retournant à mi-cuisson, les falafels doivent être bien dorés.

    IMG_5311.JPG

  5. Vous pouvez servir ces délicieux falafels au four vegan et sans gluten avec une sauce improvisée à base de yaourt de soja ou bulgare,  battu additionné de sel, de poivre, d’un filet de citron et de menthe fraiche ciselée.

    IMG_5207.jpg

    La compote va apporter de l’onctuosité à vos jolie petites boulettes et il ne faut pas hésiter à forcer sur les épices et les aromates, c’est vraiment ce qui va donner la saveur. La texture et la couleur des falafels ressemble vraiment à s’y méprendre à de la viande hachée! IMG_5205.jpg

    Les falafels trouveront aussi leur place dans un buddha bowl ainsi ils seront judicieusement associés aux céréales, ce qui décuplera leur nombreuses vertus 😉

    IMG_5217.jpg

    Pratique pour un plateau repas pris sur le pouce !

    IMG_5212.jpg

    Moi j’ai résolument adopté la falafelmania, et vous ?

Mes fleurs de courgettes farcies…

DSC_0114.JPG

Faire son potager, c’est s’ancrer à la terre, mais en même temps s’envoler…

Suspendre le temps, couper la petite ficelle qui retenait le ballon, et décoller  avec lui vers une bulle de bonheur, un univers fait de chants d’oiseaux, de verdure, de chapeaux de paille, de fragrances subtiles et boisées. Un espace où verveine citronnée côtoie basilic et thym, menthe et estragon relèvent le parfum lourd et capiteux des fraises.

Les papillons dansent sous le regard besogneux des abeilles et des coccinelles…

Un délicieux lâcher prise s’installe et génère en nous un sentiment de bien-être et de gratitude.

Gratitude envers notre terre nourricière tout d’abord, mais aussi envers nous-même, car lorsque la magie opère, que notre créativité et notre travail nous procurent la satisfaction immense de voir pousser le fruit de nos efforts, les mots nous manquent pour décrire ce doux sentiment de plénitude qui prend le contrôle de tout notre être.

C’est ainsi que travailler au jardin permet, sans vraiment s’en rendre compte, de réparer une estime de soi parfois un peu cabossée…

Planter c’est donner la vie, et laisser l’histoire s’écrire … Car, au risque de faire mentir l’adage, on ne récolte pas toujours ce que l’on sème…

La terre nous apprend l’humilité, le goût du travail bien fait, la rigueur, mais aussi la fantaisie et l’audace, la patience.

Ici pas de certitudes, pas de logique, pas de dogmes. Donner de l’eau, du soleil, et de l’amour, ne suffit pas toujours à faire éclore, grandir et mûrir.

Non.

Parfois trop d’amour étouffe, trop d’eau inonde, trop de soleil dessèche…

Et puis il y a ceux que l’on n’avait pas conviés, les impondérables, les « tant redoutés » …Ces anges noirs venus de là-haut, pour nous mettre à l’épreuve et tester notre degrés d’engagement…Tantôt appelés pluies diluviennes, gelées tardives ou grêles dévastatrices…Mais aussi ces nuisibles venus d’en bas, champignons, insectes volants ou rampants, rongeurs maléfiques…

DSC_0083.JPG

Le jardin, c’est l’apprentissage de la vie, pas facile, il faut apprendre à composer avec l’écosystème, la lune et ses humeurs, le soleil et ses absences…

Mais lorsque l’équilibre est atteint, lorsque le légume sort de terre, ou lorsque la graine fait fleurir la vie, alors la magie opère, encore et encore comme si c’était la première fois …

Notre coeur s’illumine, on retient notre souffle, émerveillés par la beauté du cycle immuable de la vie…

On se surprend alors à rêver de banquets, d’assiettes gourmandes, pour décliner, marier,  associer, déguster et surtout partager, ces saveurs fraîchement cueillies.

Ces récoltes sont uniques en ce qu’elles renferment  en elles l’ADN de l’univers tout entier et l’empreinte secrète et exclusive du jardinier qui leur a donné vie…

IMGP4110.JPG

Le potager cultive l’inspiration, et cela commence avec les fleurs de courgettes qui poussent un peu partout dans mon jardin en ce moment. Mais il faut faire vite, et les cueillir avant qu’elles ne fanent pour leur trouver une manière délicieuse et saine de les accommoder, et j’ai une idée qui devrait vous plaire 😉

DSC_0085.JPG

Avez-vous déjà goûté aux fleurs de courgettes? C’est un pur délice, même juste cuites à la vapeur avec un filet de très bonne huile d’olive, et un peu de fleur de sel…

DSC_0076.JPG

A Nice, il est d’usage de les cuisiner en beignets. Mais, fritures et estomacs sensibles ne font pas toujours bon ménage, alors pourquoi ne pas envisager une version plus « healthy » et digeste, simple  et gouteuse?

L’idée c’est de les farcir avec une céréale, pour en faire un plat complet, j’ai choisi du quinoa, mais cela fonctionne tout aussi bien avec du riz brun, noir, ou rouge, du millet, du blé concassé, si vous tolérez le gluten….

DSC_0090.JPG

Pour ce qui est de l’approvisionnement en matière première, si vous n’habitez pas dans le Sud Est de la France, à la campagne ou en Italie, pas de panique, les filles, je vous conseille d’aller faire un petit tour chez « Grand Frais » cette enseigne propose chaque été les jolies fleurs, par paquets de 10 pour un peu plus de 2 euros.

Pour ce qui est de la technique de « farce », il suffit de maintenir la fleur dans la main gauche (si vous êtes droitière), d’écarter délicatement les pétales à l’aide de votre main droite, et au moyen d’une cuillère à café, farcir en douceur la fleur, et de la refermer  pour empêcher la farce de s’échapper…

Dernière petite précision, pour une version végan on oubliera :

  • les crevettes
  • l’oeuf, remplacé par 2cc de graines de chia qui auront reposé au moins 10 minutes dans 2 à 3 cs d’eau.
  • et le fromage de chèvre, remplacé par une crème végétale (riz ou soja).

En cas d’intolérance au lactose, sachez quand même que plus les fromages de chèvre sont affinés, moins ils présentent de traces de lactose. En effet, celui-ci est dégradé durant le processus de maturation jusqu’à disparaitre complètement.

Bon, maintenant que tout est clair, let’s go !

Ce qu’il me faut :

IMG_4397.jpg

  • 10 fleurs de courgettes
  • 1 oeuf (ou 2 cc de graines de chia pour 2-3 cs d’eau environ, trempées 10 minutes).
  • 100 g de quinoa cuit
  • 10 petites crevettes roses bio
  • 1 petit fromage de chèvre crémeux (ou 3 cs de crème de riz )
  • des herbes fraîches (coriandre, menthe…)
  • sel et poivre
  • des graines (lin, chanvre, courge, tournesol…)
  • de l’huile d’olive

C’est parti !

DSC_0088.JPG

  • on commence par la cuisson du quinoa, en le rinçant abondamment pour éliminer les résidus d’insecticides naturels qui enveloppent sa graine et la rendent amère. Dans une casserole, on verser le quinoa et environ deux fois son volume d’eau, on porte  à ébullition et laisse cuire à couvert et sur feu doux jusqu’à ce que l’eau soit absorbée, soit 10 à 15 minutes.
    Ensuite on coupe le feu et laisser gonfler à couvert encore 10 minutes.
  • Dans un saladier on mélange l’oeuf battu avec le fromage de chèvre ou la crème végétale, on sale et on poivre, et on ajoute les herbes ciselées, on peut aussi râper un centimètre de gingembre. On ajoute ensuite le quinoa et les petites crevettes coupées en 2 et enfin les graines pour le côté crunchy.

IMG_4401 2.jpg

Version « white quinoa »

DSC_0094.JPG

Version « black quinoa »…

Voilà, les consignes sont données alors à vos marques, prêts, farcissez !

Il ne reste plus qu’à manipuler avec beaucoup d’amour et de tendresse nos jolies petites fleurs.

DSC_0097.JPG

  • tout d’abord on les rince soigneusement et on les fait sécher sur un torchon propre
  • on les ouvre délicatement et on enlève (ou pas les 2 écoles coexistent) le pistil.
  • il ne reste plus qu’à déposer 2 cc de farce et refermer doucement la fleur avant de la placer sur une plaque allant au four recouverte de papier cuisson.

DSC_0096.JPG

  • On arrose copieusement d’huile d’olive et hop au four pour une quinzaine de minutes à 150°. Mais n’hésitez pas à ouvrir la porte du four pour surveiller, il faut qu’elles soient juste rôties …

DSC_0101.JPG

Préparer ensuite une petite sauce avec :

  • 4 c.s. de tahini
  • quelques gouttes de jus de citron
  • 1/2 gousse d’ail, très finement hâchée
  • sel, poivre

IMG_4408.JPG

Un coulis de tomates fraîches, ou une purée de courgettes, feront aussi tout aussi bien l’affaire si vous n’avez pas de tahini, et si votre potager regorge de légumes mûrs…

DSC_0119.JPG

Il ne reste plus qu’à dresser dans une belle assiette et déguster, tiède ou frais, pour un diner léger, mais original et savoureux.

DSC_0122.JPG