Houmous sur crackers à la pulpe de carottes et graines …

DSC_0002.JPGMême si cela ne se ressent pas comme une évidence, le Printemps s’est invité à nos balcons…Il sort en douceur la nature de son sommeil hivernal, inondant d’ici peu de sa belle robe d’or  champs et jardins, ajoutant de précieuses minutes de lumière à chacune de nos journées, éveillant notre conscience au renouveau.

Crocus, perces neiges, jonquilles, aboliront définitivement les teintes tristes et monochromes de l’hiver et envahiront la toile de jaune soleil.

Il sera alors grand temps pour les hibernants d’ouvrir les volets, pour les abeilles de faire délicieusement vibrer nos oreilles de leurs doux bourdonnements et pour la terre de se débarrasser enfin de son lourd manteau afin de s’offrir, féconde, aux timides rayons du soleil.

Ce renouveau est toujours source d’émerveillement, il nous invite à nous calquer sur le rythme de la nature, allégeant notre corps et notre esprit, fermant la parenthése agitée d’une saison qui nous gêne de trop durer, aspirant désormais à plus de lâcher prise, de fantaisie, d’allégresse, de liberté.

Au fur et à mesure que la nature s’éveille au Printemps, nous nous éveillons à nous même, par effet de miroir…On s’introspecte en prenant conscience de ce qui vit en nous, le fourmillement des pensées, le flot de sentiments, la vibration des énergies.

Pour certains un simple dépoussiérage de leurs  tiroirs émotionnels suffira, pour d’autres, restés trop longtemps sourds au chant des oiseaux intérieurs, un inventaire plus détaillé de ce merveilleux fouillis s’imposera…Et à mesure que la nature fait éclore ses bourgeons, notre paysage intérieur fleurit.

On détoxifie, on vide, on trie, on jette, on libére de l’espace pour ce qui compte vraiment : nous et notre bien-être, la relation que l’on entretien avec les autres.

Car, oui, tout cela n’a de sens que si l’on peut ensuite restituer sans compter cette belle part des anges, cette portion d’humanité…

Entrer en résonance, rechercher le contact, le lien social, confronter nos idées, partager nos rêves, échanger, sentir le flot de la vie nous traverser…

C’est bien ça l’essentiel, non? Et la cuisine sous toutes ses formes est souvent à l’origine d’un moment de convivialité, d’échange et de partage.

Aujourd’hui il est question de houmous, célèbre plat du Moyen-Orient, qui agit très souvent comme un aimant, attirant à lui tant les crudités  que les amis…Si en plus on l’accompagne de crackers délicieux et « healthy », que l’on peut tartiner et faire croustiller sans compter, il n’y aura plus aucun doute sur l’existence du Printemps, du moins dans notre assiette 😉

Pour les crackers à la pulpe de carottes et aux graines :

 

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Ce qu’il me faut :

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  • 100g de carottes râpées ou d’okara ( résidu obtenu après extraction du jus de carottes)
  • 60g de farine (ou poudre) d’amandes ou de noisettes
  • 90g de mélange de graines (lin, sésame, tournesol, courge…)
  • 50g de crème de cajou ou de tahini
  • 2 cc de Tamari ou Shoyu
  • 1 cm de gingembre râpé
  • 1 cc de poudre de graines de fenouil
  • sel, poivre
  • 2 cs d’herbes (coriandre, persil, estragon, ciboulette…)
  • Eau seulement si nécessaire

C’est parti !

L’avantage avec ces petits crackers c’est que l’on n’utilise ni farine ni beurre.

  • Je commence par préchauffer mon four à 130 ° C.
  • Puis je lave les carottes et les râpe sauf si je possède un extracteur et que je viens de me faire un délicieux jus de carottes, au lieu de jeter la pulpe je l’utilise pour réaliser ces crackers,  cela permet de recycler c’est une idée qui me séduit  😉
  • J’incorpore ensuite le reste des ingrédients, farine d’amande (qui est plus fine que la poudre d’amandes, mais vous pouvez utiliser cette dernière si vous n’avez pas de farine),  les graines grossièrement concassées, le tahini, le tamari, les herbes…dans un bol et mélange le tout avec une  spatule.

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  • Le but étant d’obtenir un composé compact et collant. Ajoutez une cuillère à soupe d’eau si besoin.

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  • Lorsque la pâte est ferme et collante, je la place sur une feuille de papier sulfurisé tapissant une plaque de cuisson, puis je recouvre d’une deuxième feuille et roule avec un rouleau à pâtisserie pour l’aplanir  plus facilement.

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  • Je roule jusqu’à ce que la pâte ait une épaisseur de 2 mm environ.

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  • Puis avec une roue à ravioli (ou un couteau) je trace des bandes de manière à obtenir des rectangles prédécoupés, qui une fois cuits pourront se détacher sans casser…

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  • Si vous préférez une option plus rustique, vous pouvez zapper cette étape, et vous briserez la pâte une fois cuite comme bon vous semble;-)
  • Laisser cuire 1/2 heure environ .

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  • On attend que cela refroidisse et on déguste généreusement tartiné de houmous !

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  • Ces petits crackers peuvent se conserver 4-5 jours dans une boîte métallique à condition de ne pas y avoir goûté avant….

Pour les houmous :

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Deux versions, sur les innombrables qui s’offrent à nous, car une fois définie la version de base, on peut laisser aller sa créativité à l’infini…

Ce qu’il me faut pour la recette de base :

  • 1 boîte de pois chiches égouttés
  • 1 cs d’huile d’olive
  • 1 cs de tahini
  • 1 jus de citron
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre râpé
  • sel et piment d’espelette

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C’est parti !

Savez-vous que les pois chiches en plus d’être une source incontournable de protéines, de fibres et de nutriments, offrent aussi de la vitamine A, B6, C, E et K, du calcium, du phosphore, du potassium, du zinc, du magnésium, du fer et du sodium?

On aurait tort de s’en priver, d’autant que la réalisation de la recette s’avère vraiment ultra simple et rapide, il suffit d’avoir un bon blender, et d’y verser tous les ingrédients.

N’hésitez pas à ajouter un tout petit peu d’eau si nécessaire.

Moi j’aime bien passer la préparation au tamis, pour la rendre plus soyeuse, surtout si on la travaille à l’assiette, mais ce n’est pas une obligation 😉

Quelques crudités, taillées à l’emporte pièce, des crackers émiettés, et voici une petite entrée élégante, soignée et très printanière…

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Pour la version haricots rouges :

Même job, il suffit de remplacer les pois chiches par des haricots rouges, et le tahini par de la purée de noix de cajou…d’ajouter des épices (cumin, coriandre en poudre…)

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Laissez libre cours à votre imagination…C’est le Printemps !

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On mixe le tout, et après avoir déposé un peu de crème sur le fond d’une assiette, on utilise 2 crackers pour former une sorte de mille feuilles (mais à 2 feuilles uniquement) farci de houmous que l’on dépose délicatement à la poche à douille, quelques crudités autour, et c’est tout !

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Vous pouvez ajouter à votre houmous de pois chiches une petite betterave crue que vous mixerez avec la préparation pour un joli rendu carmin, ou bien inviter deux gros poivrons grillés et épluchés à la recette de base…

Bref, no limit à la création et au plaisir 😉

 

Mon curry de légumes au lait de coco…

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Pluie, vent, neige, l’hiver nous enveloppe de ses doux frimas, et pour lui survivre il nous faut sans tarder du réconfort…Des petits plats à effet de « couette » qui nous enveloppent de douceur tout en nous dynamisant, nous réchauffent mais sans nous plomber, bref, nous ancrent dans le plaisir…

Rentrer chez soi, après une longue journée exposée aux intempéries, à la foule, au bruit, aux aléas des moyens de transports, tantôt retardés, tantôt annulés, devient  un exploit ! Il nous faut être de supers-héroines pour tenir la cadence, sans parler des virus qui tentent par tous les moyens de nous attirer dans leurs filets…

Alors quand on parvient  enfin à glisser la clef dans la serrure, à ôter ses bottes, ranger son manteau, et à se retrouver en terrain connu, dans le périmètre de sécurité de son sweet home, on n’a qu’une envie, c’est d’un diner rapide et simple à préparer, qui tienne ses promesses et nous fasse oublier que dehors c’est l’hiver…

 

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Juste quelques bons légumes de saison, pour leurs texture veloutée, et leurs vitamines, des épices pour nous réchauffer et booster notre immunité, et du lait de coco pour lier le tout avec douceur et légèreté.

Savez-vous que les bienfaits du curry sont nombreux et qu’en plus de sa saveur unique prête à relever n’importe quel défi culinaire, c’est une épice anti-vieillissement, grâce au gingembre, à la coriandre et au curcuma qu’elle contient et qui lui confèrent une teneur en antioxydants très intéressante…De plus, elle favorise la digestion et le poivre noir, souvent présent dans sa composition stimule la sécrétion de sucs gastriques pour aider au processus digestif.

C’est aussi un antispasmodique, qui atténue les douleurs de l’estomac.

Le magnésium également présent en quantité notable, va aider au fonctionnement des muscles, des nerfs mais aussi des intestins.

L’action antioxydante du curry provient de la vitamine E, qui est présente également dans l’épice.

Alors il est vrai que l’on utilise que quelques grammes de curry dans les recettes, mais ces bienfaits conjugués aux nombreuses vitamines déjà présentes dans les légumes, nous apporteront tonus et réconfort.

Comment booster l’immunité ?

Grâce aux nombreux bienfaits des légumes :

  • les carottes pour faire le plein de vitamine A. Elle va stimuler la prolifération des globules blancs et la production d’anticorps. Ainsi, le manque de vitamine A réduit la réponse immunitaire à certains virus dont celui de la rougeole, qui malheureusement fait son grand retour parmi nous, et à certaines bactéries dont celle du tétanos. De plus, elle est essentielle au maintien de la fonction barrière, de la muqueuse intestinale. Mais ce n’est pas tout puisque ce joli légume coloré contient également des vitamines du groupe B, de la vitamine K et un peu de vitamine C. Côtés minéraux elles apportent aussi une quantité intéressante de potassium, calcium, magnésium et fer.
  • le choux fleur pour faire le plein de vitamine C. Parmi les propriétés anti-fatigue de la vitamine C, on retrouve sa capacité à favoriser l’absorption du fer. Antioxydante, elle protège les globules blancs de l’oxydation et augmente leur mobilité. Elle stimule aussi la production de l’interféron, une molécule produite par les cellules du système immunitaire pour détruire les microbes. Le chou-fleur est riche en vitamine C. Il constitue aussi une bonne source de vitamines du groupe B, et apporte une petite quantité de provitamines A (carotène). Son eau de constitution contient des minéraux : potassium, magnésium et calcium, à des taux élevés. Elle fournit aussi de nombreux oligo-éléments : fer, zinc, manganèse, cuivre, fluor…

Enfin, le lait de coco agit comme un catalyseur et va booster notre vitalité et lutter contre le stress grâce au magnésium qu’il contient, effet relax garanti…De plus, même s’il dénombre 10% de graisses saturées il parvient cependant à augmenter le bon cholestérol grâce à l’acide aurique présent dans sa composition. Mais ce qui nous intéresse au plus haut point, à nous les filles, c’est son action sur la peau, car bourré de cuivre et de vitamine C, il améliore l’élasticité de la peau comme personne!

Je sens qu’il n’en fallait pas d’avantage pour vous convaincre d’essayer 😉 alors on s’y met de suite, vous avez bien quelques légumes qui ne demandent qu’à être chouchoutés, non?

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Ce qu’il me faut  pour 4 personnes:

    • 4 belles carottes de couleur (des carottes oranges feront aussi bien l’affaire)
    • 1 patate douce
    • 1/2 chou-fleur
    • 1 betterave Chioggia
    • 2 c.s. d’huile de coco
    • 1 oignon violet
    • 1 bouillon de légumes
    • 1 cm de gingembre pelé et râpé
    • 2 cc de curry
    • 400 ml de lait de coco
    • quelques noix de cajou
    • quelques feuilles de coriandre

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C’est parti :
– Je commence par laver et couper les légumes. Je taille quelques rubans à la mandoline que je cuirai au four, pour la déco de mes assiettes (facultatif).
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– Puis je fais chauffer l’huile dans une cocotte et j’ajoute l’oignon et le bouillon de légumes sans cesser de remuer.
– Je verse les épices ainsi que le gingembre et laisse cuire 1 à 2  minutes.
– Je place mes légumes dans la cocotte et verse la moitié du lait de coco additionné d’un peu d’eau.
– Je mélange, pose le couvercle et baisse le feu pour que mes légumes puissent cuire en douceur et s’imprégner des saveurs coco.
– Pendant ce temps je fais cuire mes rubans de betterave et de patate douce au four une dizaine de minutes à 200°.
– Avant de servir, j’ajoute le reste de lait de coco et fais chauffer le tout quelques minutes.
– Il ne me reste plus qu’à disposer joliment tout ce petit monde, de napper avec la sauce coco curry, ajouter les feuilles de coriandre, les éclats de noix de cajou et déguster 😉

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La farandole de couleurs est tellement vive et attractive qu’elle ne peut qu’éveiller en nous, émerveillement et gratitude pour cette nature qui nous offre tant de trésors…
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Vous pouvez aussi accompagner ce curry de légumes d’un joli bol de riz complet…
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 La preuve que même au coeur de l’hiver on peut trouver du soleil 😉

Ma purée mauve et ses légumes croquants…

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C’est officiel, la référence mondiale des nuanciers a dévoilé la couleur qui devrait régner en maître en 2018 sur le monde de la mode, de l’ameublement, de la beauté et de la cuisine : il s’agit de la teinte « Ultra Violet », une nuance de violet décrite comme « provocatrice et réfléchie ».

Le numéro 18-3838 de son nuancier a donc été choisi par Pantone cette année parce qu’il « communique l’originalité, l’ingéniosité et la pensée visionnaire qui nous tourne vers l’avenir », précise l’entreprise.

Pantone n’hésite pas à relier son « Ultra Violet » aux « pourpres énigmatiques » et « à la contreculture, l’anti-conformisme et la brillance artistique » : la nuance est associée à des icônes de la culture pop comme Prince, David Bowie et Jimi Hendrix. Cette teinte s’illustre aussi par sa « qualité mystique ou spirituelle » car elle est associée à des pratiques de méditation et utilisée dans des lieux de relaxation.

Cette teinte, née de deux couleurs que tout oppose, le rouge passion et le bleu, électrise aujourd’hui nos assiettes, après avoir fait balancer nos corps au rythme  de suaves « pluies violettes »…

L’explosion de la « purple food » gagne désormais nos assiettes avec des légumes tels que betteraves zébrées, pommes de terre violettes, carottes pourpres, et choux teintés de mauve, histoire de booster notre créativité et notre mental.

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L’ultra-violet a son rôle à jouer en matière de spiritualité et ce n’est pas un hasard s’il représente la couleur du chakra couronne.

Le mot Chakra signifie en Sanskrit  » Roue d’Energie « . Ces roues reçoivent, transforment et distribuent l’énergie subtile appelée prâna, ou chi selon les cultures.

Ces chakras sont situés le long de la colonne vertébrale. C’est une force énergétique qui fait notre lien entre la Terre et le Ciel. Le corps physique la transforme par une alchimie subtile et la renvoie vers le ciel, la terre et l’environnement. Ces courants d’énergie impactent l’être humain tant au niveau de la conscience et du psychisme que de la santé du corps, le tout étant lié.

Le septième chakra est situé sur le sommet du crâne, et c’est par là que se passe la connexion directe avec le divin. Il représente l’accomplissement de soi et nous connecte à l’essence de l’univers. Il chasse la peur et apporte la plénitude jusqu’à la réalisation de soi. Sa couleur violette stimule l’éveil spirituel, la connexion au divin et la capacité de ne faire qu’un avec l’univers.

Alors pourquoi ne pas céder à l’appel de cette couleur mystique et fascinante, le temps de se préparer une jolie petite purée  « mauve » parcourue de légumes croquants pour attirer les bonnes vibrations?

A la portée de toutes, l’originalité de cette recette, réside simplement dans le choix de la pomme de terre ou plus exactement de sa couleur, et l’aptitude de chacune d’entre nous à laisser s’exprimer sa créativité, à jouer la carte de « l’anti-conformisme » !

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Je ne sais pas vous, mais moi je suis addict à la vitelotte, à sa nuance élégante et raffinée…J’aime aussi son petit goût « noisette » et sa texture onctueuse qui se prête à toutes nos envies.

Et même si de prime abord sa couleur nous parait « louche », croyez-moi, aucune modification génétique ne se cache derrière  l’inhabituelle tonalité de sa robe. Il s’agit juste d’une variété très ancienne de pomme de terre, aussi appelée  » Truffe de Chine ».

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Ce tubercule est riche en anthocyanes, des substances qui donnent cette couleur pourpre à toute la famille de légumes violets, et c’est justement la présence de ce composant qui la différencie de la pomme de terre classique, dans la mesure où il  procure des antioxydants antiradicalaires, utiles pour prévenir le cancer et les processus inflammatoires. De ce fait, il contribue aussi à la lutte et au ralentissement des effets néfastes des radicaux libres et en fait un aliment anti-âge et belle peau. Un gramme de pommes de terre violette présente un milligramme d’anthocyanes, soit un montant supérieur à celui du vin rouge et des aliments tels que l’aubergine ou la myrtille.

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De plus les anthocyanes permettent de ralentir la prolifération des cellules cancéreuses, notamment dans le cas du cancer du côlon.

C’est un aliment facile à digérer, ne contenant pas de gluten.

Aussi curieux que cela puisse paraître, la façon dont nous ressentons la nourriture est une expérience multi-sensorielle impliquant le goût, sa sensation dans notre bouche, les arômes et surtout l’importance des yeux.

La couleur des aliments que nous mangeons fait bien plus que nous guider : elle participe à l’expérience toute entière du goût, même si nous n’en avons pas toujours conscience.

C’est la raison pour laquelle, tout autant qu’il est important de varier notre alimentation, il est également important de varier les couleurs de ce que l’on mange.

D’un point de vue nutritionnel, apporter une petite touche de « cru », permet de faire le plein de vitamines, minéraux et enzymes, souvent mis à mal avec la cuisson, et de relancer le métabolisme. En ajoutant des graines germées, du chou rouge et des carottes, on pallie à cet inconvénient, et en plus du contraste gustatif, et de l’effet crunchy, on ajoute une touche « vivante » à notre purée d’hiver, réconfortante et délicieuse  😉

Enfin, l’association légumineuses (haricots azuki) et féculents (pomme de terre) permet à l’organisme de disposer de l’ensemble des acides aminées essentiels, et d’augmenter son taux de protéines végétales. Les acides aminés sont dits essentiels lorsqu’il ne peuvent être synthétisés naturellement par l’organisme, ils doivent donc être obtenus par voie alimentaire. Leur présence est indispensable  pour produire des protéines et, par association et combinaisons, d’autres acides aminés. Leur carence peut être source de troubles biologiques et de certaines pathologies.

Il faut savoir que les céréales et les féculents, comme les légumineuses, n’offrent pas toutes un juste équilibre en acides aminés. Par exemple, les pommes de terre  sont riches en acides aminés soufrés, mais moins concentrées en lysine. Les légumineuses sont riches en lysine, mais contiennent moins d’acides aminés soufrés. Associer des légumineuses avec des céréales ou des féculents permet d’équilibrer parfaitement les apports et d’obtenir un taux d’assimilation de 30 à 50% plus important que si elles étaient consommée séparément.

Alors qu’est-ce qu’on attend, les filles, pour se mettre en mode « purple food »?

Ce qu’il me faut  pour 4 assiettes :

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  • 6 à 8 belles pommes de terre vitelotte
  • 1 cm de gingembre
  • 1/2 l de bouillon de légumes
  • quelques branches de coriandre
  • 1 carotte jaune
  • une poignée de graines germées
  • quelques feuilles de choux rouge
  • une poignée de haricots azuki cuits
  • 2 cs de crème végétale (riz, avoine…)

C’est parti :

  • Je fais cuire à la vapeur douce les PDT et ne les pèle qu’une fois la cuisson achevée pour éviter que la couleur ne se disperse car, comme la plupart des légumes colorés, elles sont hydrosolubles.
  • Pendant ce temps j’épluche et nettoie les crudités (carotte, chou, coriandre, graines germées…) je les taille à l’aide d’un emporte pièce, pour le côté joli- joli, ou tout simplement en bâtonnets…
  • Puis je les mixe avec le gingembre pelé en ajoutant la quantité de bouillon de légumes, adaptée à la texture qu’il me plaira d’obtenir.
  • Je dispose la purée obtenue dans un plat de manière harmonieuse, et je parsème de crudités, coriandre, graines germées, haricots azukis (trempés la veille et cuits 30 minutes environ dans un grand volume d’eau).
  • Et voilà, juste un un petit filet de crème de riz, et c’est prêt 😉

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C’est comme si les fées s’étaient penchées sur ce plat, vous ne trouvez pas? La couleur nous rend joyeuses, et nous insuffle une belle énergie.

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On peut aussi opter pour la version velouté « hot » pour un diner cocooning…Il suffira alors d’ajouter plus de bouillon de légumes.

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Alors pour réchauffer l’hiver, on cède sans tarder à la « purple mania », histoire de revenir au green avec encore plus de plaisir 😉

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