Mes fleurs de courgettes farcies…

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Faire son potager, c’est s’ancrer à la terre, mais en même temps s’envoler…

Suspendre le temps, couper la petite ficelle qui retenait le ballon, et décoller  avec lui vers une bulle de bonheur, un univers fait de chants d’oiseaux, de verdure, de chapeaux de paille, de fragrances subtiles et boisées. Un espace où verveine citronnée côtoie basilic et thym, menthe et estragon relèvent le parfum lourd et capiteux des fraises.

Les papillons dansent sous le regard besogneux des abeilles et des coccinelles…

Un délicieux lâcher prise s’installe et génère en nous un sentiment de bien-être et de gratitude.

Gratitude envers notre terre nourricière tout d’abord, mais aussi envers nous-même, car lorsque la magie opère, que notre créativité et notre travail nous procurent la satisfaction immense de voir pousser le fruit de nos efforts, les mots nous manquent pour décrire ce doux sentiment de plénitude qui prend le contrôle de tout notre être.

C’est ainsi que travailler au jardin permet, sans vraiment s’en rendre compte, de réparer une estime de soi parfois un peu cabossée…

Planter c’est donner la vie, et laisser l’histoire s’écrire … Car, au risque de faire mentir l’adage, on ne récolte pas toujours ce que l’on sème…

La terre nous apprend l’humilité, le goût du travail bien fait, la rigueur, mais aussi la fantaisie et l’audace, la patience.

Ici pas de certitudes, pas de logique, pas de dogmes. Donner de l’eau, du soleil, et de l’amour, ne suffit pas toujours à faire éclore, grandir et mûrir.

Non.

Parfois trop d’amour étouffe, trop d’eau inonde, trop de soleil dessèche…

Et puis il y a ceux que l’on n’avait pas conviés, les impondérables, les « tant redoutés » …Ces anges noirs venus de là-haut, pour nous mettre à l’épreuve et tester notre degrés d’engagement…Tantôt appelés pluies diluviennes, gelées tardives ou grêles dévastatrices…Mais aussi ces nuisibles venus d’en bas, champignons, insectes volants ou rampants, rongeurs maléfiques…

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Le jardin, c’est l’apprentissage de la vie, pas facile, il faut apprendre à composer avec l’écosystème, la lune et ses humeurs, le soleil et ses absences…

Mais lorsque l’équilibre est atteint, lorsque le légume sort de terre, ou lorsque la graine fait fleurir la vie, alors la magie opère, encore et encore comme si c’était la première fois …

Notre coeur s’illumine, on retient notre souffle, émerveillés par la beauté du cycle immuable de la vie…

On se surprend alors à rêver de banquets, d’assiettes gourmandes, pour décliner, marier,  associer, déguster et surtout partager, ces saveurs fraîchement cueillies.

Ces récoltes sont uniques en ce qu’elles renferment  en elles l’ADN de l’univers tout entier et l’empreinte secrète et exclusive du jardinier qui leur a donné vie…

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Le potager cultive l’inspiration, et cela commence avec les fleurs de courgettes qui poussent un peu partout dans mon jardin en ce moment. Mais il faut faire vite, et les cueillir avant qu’elles ne fanent pour leur trouver une manière délicieuse et saine de les accommoder, et j’ai une idée qui devrait vous plaire 😉

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Avez-vous déjà goûté aux fleurs de courgettes? C’est un pur délice, même juste cuites à la vapeur avec un filet de très bonne huile d’olive, et un peu de fleur de sel…

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A Nice, il est d’usage de les cuisiner en beignets. Mais, fritures et estomacs sensibles ne font pas toujours bon ménage, alors pourquoi ne pas envisager une version plus « healthy » et digeste, simple  et gouteuse?

L’idée c’est de les farcir avec une céréale, pour en faire un plat complet, j’ai choisi du quinoa, mais cela fonctionne tout aussi bien avec du riz brun, noir, ou rouge, du millet, du blé concassé, si vous tolérez le gluten….

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Pour ce qui est de l’approvisionnement en matière première, si vous n’habitez pas dans le Sud Est de la France, à la campagne ou en Italie, pas de panique, les filles, je vous conseille d’aller faire un petit tour chez « Grand Frais » cette enseigne propose chaque été les jolies fleurs, par paquets de 10 pour un peu plus de 2 euros.

Pour ce qui est de la technique de « farce », il suffit de maintenir la fleur dans la main gauche (si vous êtes droitière), d’écarter délicatement les pétales à l’aide de votre main droite, et au moyen d’une cuillère à café, farcir en douceur la fleur, et de la refermer  pour empêcher la farce de s’échapper…

Dernière petite précision, pour une version végan on oubliera :

  • les crevettes
  • l’oeuf, remplacé par 2cc de graines de chia qui auront reposé au moins 10 minutes dans 2 à 3 cs d’eau.
  • et le fromage de chèvre, remplacé par une crème végétale (riz ou soja).

En cas d’intolérance au lactose, sachez quand même que plus les fromages de chèvre sont affinés, moins ils présentent de traces de lactose. En effet, celui-ci est dégradé durant le processus de maturation jusqu’à disparaitre complètement.

Bon, maintenant que tout est clair, let’s go !

Ce qu’il me faut :

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  • 10 fleurs de courgettes
  • 1 oeuf (ou 2 cc de graines de chia pour 2-3 cs d’eau environ, trempées 10 minutes).
  • 100 g de quinoa cuit
  • 10 petites crevettes roses bio
  • 1 petit fromage de chèvre crémeux (ou 3 cs de crème de riz )
  • des herbes fraîches (coriandre, menthe…)
  • sel et poivre
  • des graines (lin, chanvre, courge, tournesol…)
  • de l’huile d’olive

C’est parti !

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  • on commence par la cuisson du quinoa, en le rinçant abondamment pour éliminer les résidus d’insecticides naturels qui enveloppent sa graine et la rendent amère. Dans une casserole, on verser le quinoa et environ deux fois son volume d’eau, on porte  à ébullition et laisse cuire à couvert et sur feu doux jusqu’à ce que l’eau soit absorbée, soit 10 à 15 minutes.
    Ensuite on coupe le feu et laisser gonfler à couvert encore 10 minutes.
  • Dans un saladier on mélange l’oeuf battu avec le fromage de chèvre ou la crème végétale, on sale et on poivre, et on ajoute les herbes ciselées, on peut aussi râper un centimètre de gingembre. On ajoute ensuite le quinoa et les petites crevettes coupées en 2 et enfin les graines pour le côté crunchy.

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Version « white quinoa »

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Version « black quinoa »…

Voilà, les consignes sont données alors à vos marques, prêts, farcissez !

Il ne reste plus qu’à manipuler avec beaucoup d’amour et de tendresse nos jolies petites fleurs.

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  • tout d’abord on les rince soigneusement et on les fait sécher sur un torchon propre
  • on les ouvre délicatement et on enlève (ou pas les 2 écoles coexistent) le pistil.
  • il ne reste plus qu’à déposer 2 cc de farce et refermer doucement la fleur avant de la placer sur une plaque allant au four recouverte de papier cuisson.

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  • On arrose copieusement d’huile d’olive et hop au four pour une quinzaine de minutes à 150°. Mais n’hésitez pas à ouvrir la porte du four pour surveiller, il faut qu’elles soient juste rôties …

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Préparer ensuite une petite sauce avec :

  • 4 c.s. de tahini
  • quelques gouttes de jus de citron
  • 1/2 gousse d’ail, très finement hâchée
  • sel, poivre

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Un coulis de tomates fraîches, ou une purée de courgettes, feront aussi tout aussi bien l’affaire si vous n’avez pas de tahini, et si votre potager regorge de légumes mûrs…

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Il ne reste plus qu’à dresser dans une belle assiette et déguster, tiède ou frais, pour un diner léger, mais original et savoureux.

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Ma « fast » ratatouille au four…

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Avant, on prenait le temps de préparer sa ratatouille comme en Provence. On consacrait une demi journée à faire revenir dans l’huile d’olive première pression à froid, les légumes, un par un, si si j’insiste, des heures durant, avec amour et bienveillance.

Et, forcément, on ne faisait que ça.

C’est à dire que l’on n’avait pas d’enfants en bas-âge qui réclamaient toute notre  attention, pas d’ados au bord de la crise de nerf, pas de patron qui nous faisait bosser jusqu’à pas d’heures, et pas non plus de boyfriend/époux qui éprouvait de grandes difficultés à assimiler la définition du mot « parité domestique » et qui, de manière récurrente recherchaient son sens profond en s’isolant de longues heures dans le salon …devant Rolland Garros.

On n’avait pas non plus de chemises à repasser, de chaussettes orphelines à rassembler, de frigo à remplir ou à récurer, ni de meilleure amie « burn-outée » à consoler.

Non.

C’est comme si on avait gagné à la loterie un crédit temps illimité, une sorte de visa  black- infinite, un méga bas de laine rempli de secondes dorées, qui ne demandaient qu’à s’animer au contact de l’air, pour apporter leur précieuse contribution à nos journées de Princesses !

Oui, mais tout ça c’était avant…

Oups, réveille toi Poulette, je crois que tu es en train de rêver.

En 2017, si tu parviens à passer 3H30 en cuisine, c’est :

  • soit que ta belle-mère vient déjeuner,
  • soit que tu comptes provoquer une fiévreuse demande en mariage, genre genou à terre et solitaire scintillant de mille feu dans sa célèbre petite boîte bleue Tiffany & Co,
  • soit encore que Philippe Etchebest est caché dans ton salon,
  • ou soit tout simplement que tu as le goût du risque et de l’aventure.

Non sérieux, passer des heures en cuisine, c’est juste pas possible !

Avec nos journées à rallonge, si jamais on décidait de franchir la barrière de l’espace temps, et se lancer le défi complètement fou de passer sa matinée aux fourneaux, on risquerait de le regretter amèrement. Telle Cendrillon, aux douze coups de midi, on pourrait bien se retrouver en haillons, le cheveu en bataille, la cuisine en chantier, la petite dernière oubliée à l’école, et oui le mercredi il n’y a pas cantine, et sans le moindre petit coup de pouce solidaire de notre marraine la fée, probablement occupée à siroter un jus d’herbes avec la Belle-au-Bois Dormant, à peine réveillée d’une longue cure de sommeil…pfff on ne peut vraiment compter sur personne !

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Moi, j’en connais qui ont rendu leur tablier pour bien moins que ça, qui ont jeté l’éponge à tout jamais, et qui ont couru consoler leur chagrin chez l’ami Picard à coup de barquettes sous plastique, boites de conserve et autres plats préparés.

Pas facile d’être une fille tous les jours, nous avons « un travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant et qui a pour objectif la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence «  ce n’est pas moi qui le dit c’est Nicole Brais, chercheuse à l’université de Laval au Quebec.

Autrement dit, et pour la faire (presque) brève, on est le pilier, la structure, l’ossature, la colonne vertébrale, de cette merveilleuse invention que l’on appelle « famille », et son équilibre repose sur nos frêles petites épaules.

« A vouloir tout contrôler, nous nous tirons des balles dans le pied et nous aggravons notre cas ». Il est donc temps de mettre une stratégie en place pour alléger notre charge, on ne plaisante pas avec le burn out!

Et cela passe par des recettes faciles et non chronophages compatibles avec notre fatigue physique et psychologique causée par nos doubles journées, mais qui ne nous obligent pas à renoncer au plaisir et au bien-être. Le manque de temps, doit rimer avec organisation, et non avec frustration ou abandon…

Donc aujourd’hui, (traduisez dans la vraie vie), il nous faut des petits plats vite faits, green, qui font fleurir de l’énergie positive en nous, nous sommes ce que nous mangeons, n’oubliez pas 😉 comme cette version 2.0 de la ratatouille, simplifiée à l’extrême pour être plébiscitée au quotidien, sans priver nos papilles de plaisir, ni notre organisme des vertus bienfaisantes de ses ingrédients.

Savez-vous que la tomate, est bourrée de lycopène, un antioxydant puissant qui aide à prévenir les dommages des radicaux libres dans le cerveau et dans l’organisme en général? Il parait que ce lycopène est biologiquement mieux assimilé par l’organisme lorsque celle-ci est cuite combinée à de l’huile, ça tombe bien 😉

La tomate regorge aussi de vitamines C, et A, de potassium et sa faible teneur en sodium en fait un aliment anti rétention d’eau, parfait pour nous les filles 😉

Quant à l’huile d’olive, elle n’est pas en reste non plus. Star incontestée du célèbre régime crétois, c’est un véritable aliment santé, jugez plutôt :

  • Anti-infarctus : c’est son rôle dans l’alimentation traditionnelle des pays méditerranéens qui a mis la puce à l’oreille des savants. Ils se sont aperçus qu’il y avait moins d’infarctus du myocarde, moins de mortalité par maladie coronarienne chez les adeptes du fameux régime crétois que partout ailleurs dans le monde.
  • Anti-cholestérol : L’huile d’olive contient une quantité très élevée de gras monoinsaturés (80 % de sa teneur en lipides). Elle est riche en acide oléique, un acide gras de la famille des oméga 9 dont la particularité est de faire baisser le taux de cholestérol LDL (dit « mauvais cholestérol ») dans le sang.
  • Anti hypertension : Les polyphénols qu’elle contient protègent nos artère.
  • Anti douleur : des chercheurs américains ont démontré que l’huile d’olive extra-vierge avait des effets anti inflammatoires aussi efficaces que l’ibuprofène.
  • Anti-âge : l’huile d’olive aurait aussi le pouvoir de ralentir le vieillissement des cellules, de la peau comme du cerveau. Elle participe au renforcement des os, en absorbant pendant la digestion le calcium et la vitamine D, lesquels seront réorientés vers notre squelette. Trop forte!
  • Anti bourrelets : Ce n’est pas une blague, car même si c’est un lipide à 98 %, elle bloque dans les tissus adipeux l’acide gras synthase, une enzyme qui a un petit faible pour les excédents de glucides, à partir desquels elle fabrique de la graisse.
  • Riche en 2 vitamines essentielles : la vitamine K, très utile pour  la formation des os, elle sert aussi à fabriquer les protéines qui sont nécessaires pour faire coaguler notre sang. Et la vitamine E, dans les huiles première pression à froid. Cet antioxydant majeur protège la membrane cellulaire, surtout celle des globules rouges et blancs défenseurs du système immunitaire.

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Cette manière différente de préparer la ratatouille, en la cuisant au four au lieu de la  traditionnelle version cocotte est plus rapide, car elle ne demande pas de surveillance particulière, juste un découpage des légumes puis un séjour prolongé au four, d’abord très chaud pour les saisir, puis  en cuisson lente à four doux pour les confire.

Le résultat est gustativement intéressant …

Ce qu’il me faut :

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  • 3 belles courgettes
  • 1 aubergine
  • 2 poivrons rouges
  • 3 tomates
  • 1 oignon
  • quelques olives vertes
  • de l’huile d’olive
  • 2 têtes d’ail non pelées
  • 1 poignée de gros sel
  • sel, poivre
  • pignons de pin
  • 1 bouquet de basilic
  • quelques brins de thym citron

C’est parti :

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  • laver l’aubergine et la faire dégorger dans de l’eau salée pour enlever toute trace d’amertume avant de la couper en cubes.
  • laver et tailler les autres légumes en petits bâtonnets, avant de  les déposer sur un papier sulfurisé recouvrant une plaque allant au four. Personnellement je préfère ôter la peau des poivrons avec un économe, ça le rend plus digeste.

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  • arroser copieusement d’huile d’olive, ajouter les têtes d’ail coupées à moitié et dégermées pour parfumer délicatement.
  • faire cuire au four pendant 15 mn à 220°C puis baisser la température à 160°C pour laisser confire tous les légumes pendant 1 H 30 à 2 H.
  • Mélanger de temps en temps pour assurer une cuisson homogène de tous les légumes.

Pendant ce temps, tu peux enchainer quelques salutations au soleil, ou ne rien faire, ou continuer ta routine habituelle, sans être prisonnière de ta cuisine.

Une fois que les légumes sont cuits,  tu seras avertie par le doux parfum qui se dégagera de ton four, et il ne te restera qu’à les disposer dans un plat, ajouter les rondelles d’olives, les pignons préalablement torréfiés dans une poêle, le bouquet de basilic ciselé, quelques feuilles de thym citron, rectifier l’assaisonnement s’il y a lieu…et te régaler sainement 😉

Pour un plat plus complet (ou pour ta lunch box), tu peux ajouter du riz brun ou quelques cuillères à soupe de quinoa rouge ou noir, voire quelques spaghettis, c’est fun et ça cale bien avant une séance de sport ou une après-midi marathon !

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Ma petite fabrique à graines germées…

 

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Les graines germées vous n’avez pas pu y échapper, elles sont partout, elles apportent ce petit côté crunchy et vivant à nos salades, soupes, tartines et autres buddha bowl. C’est de la bombe, de l’énergie en puissance, imaginez, un arbre ou une plante en devenir, directement livré dans votre assiette.

Tout ce qui est nécessaire à sa création, et à son développement est contenu dans cette petite graine en sommeil, qui ne demande qu’une chose, se réveiller et nous donner tout ce qu’elle a, au contact, de l’eau, de l’air, de la lumière. Un petit rayon de vie qui illumine nos plats et nous fait du bien.

L’adopter c’est faire le choix des vitamines et minéraux naturels, les mêmes qui à l’origine étaient prévus pour nourrir la plante, c’est manifester une volonté consciente de manger autrement à travers une alimentation vivante, c’est faire le plein de protéines végétales, d’une façon légère et joyeuse.

La germination fait s’envoler les taux de vitamines de façon parfois spectaculaire jugez plutôt, après 5 jours de germination un grain de blé a augmenté de :

    • +20 %  son taux de vitamine B1
    • +300 % son taux de vitamine B2
    • +40 à 50 % son taux de vitamine B3
    •  +200 % son taux de vitamine B6
    • +500 % son taux de vitamine C
    • +225 % son taux de vitamine A
Mais ce n’est pas tout, d’autres substances bénéfiques apparaissent lors de la germination : phytonutriments, enzymes, oligoéléments ainsi que la chlorophylle dés que les petites pousses vertes apparaissent.
La consommation de graines germées ne date pas d’hier, et il semblerait même qu’Hippocrate vantait déjà les mérites des pousses d’orge dès le 4e siècle avant J.-C!

Pour inviter les graines germées à notre table, on a le choix, soit de les acheter au rayon frais des magasins bio, prêtes à déguster, soit, et c’est l’option que j’ai retenue, de faire sa propre petite culture…Même pas peur 😉 vous me suivez?

Graines germées homemade mode d’emploi :

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  • Je commence par acheter en magasin bio des graines, c’est écrit « graines à germer » sur le paquet 😉 on ne peut donc pas se tromper.
  • J’investi aussi tant que j’y suis dans un germoir. Il en existe plusieurs sortes, pour différents budgets, moi j’aime beaucoup celui-là car il est peu cher (8 euros environ) et très facile d’usage.

https://www.natura-sense.com/germoir-en-verre.html

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  • Je dépose une grosse cuillère à soupe de graines dans le bocal, ici ce sont des graines de tournesol et de haricot mungo, il ne faut pas en mettre trop, car la graine se développe très vite, et elle a besoin d’espace pour grandir.
  • Je remplis d’eau, je ferme le couvercle et laisse tremper toute la nuit.

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  •  Le lendemain matin, il suffit d’incliner le bocal pour laisser s’échapper l’eau. Je n’hésite pas à rincer plusieurs fois par jours (au minimum matin et soir).  La position inclinée du bocal permet d’éviter l’eau stagnante et donc les moisissures et autres bactéries disgracieuses.
  • Pour accélérer la pousse, il est généralement conseillé d’entreposer ses bocaux dans un endroit peu lumineux, ou bien de les recouvrir avec un torchon.

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Très vite (1 à 2 jours en fonction des graines) la semence s’ouvre et laisse apparaître un germe, embryon de vie du végétal, contenant les réserves de nutriments de la graine destinées à assurer la croissance de la future plante. Le nombre de vitamines, cofacteurs des enzymes qui stimulent la croissance de la plante, augmente au rythme où les cellules se développent.

Les précautions à prendre :

Comme la germination se fait dans un milieu humide, il faut prendre quelques petites précautions pour éviter la prolifération des bactéries,  il faut donc impérativement :

  • se laver soigneusement les mains avant et après avoir manipulé les graines
  • utiliser un germoir propre (je passe le mien au lave-vaisselle)
  • utiliser une eau propre et filtrée de préférence

Lorsque les germes ont atteint le stade de développement souhaité, il suffit de les conserver dans une boîte fermée qui sera placée au réfrigérateur (5°C environ). Consommez-les dans les jours qui suivent et n’hésitez pas à les jeter dès que des signes de flétrissure apparaissent.

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Elles ont aussi un effet détox sur l’organisme, et permettent de l’oxygéner, de maintenir l’équilibre acido-basique, plutôt intéressant, non?  Les graines sont également reconnues pour leur richesse en fibres, favorisant ainsi la digestion, et en antioxydants, ce qui permet de ralentir le vieillissement prématuré des tissus.

Enfin, dernier point important : malgré leur richesse en nutriments, oligo-éléments, les graines restent très digestes: en effet, la germination rend les graines et les nutriments plus facilement assimilables par l’organisme. De plus, elles  possèdent déjà en elles des enzymes favorisant le processus de digestion, un peut comme si elles étaient déjà « prédigérées », elles facilitent donc le job de nos estomacs.

Mieux encore, les graines germées agissent un peu comme des copines sympas en aidant à la digestion des autres aliments qui, eux, ne possèdent pas leurs super-pouvoirs.

Les ajouter à nos salades ou tartines c’est donner un petit coup de pouce amical à notre système digestif afin qu’il assimile mieux les aliments dépourvus d’enzymes!

Mon best of  :

Certaines jeunes pousses comme les poireaux, les graines de moutarde, le radis, ont un goût prononcé qui peut surprendre lorsque l’on n’est pas habitué, voire même nous fâcher à tout jamais avec ces petites merveilles…Ce serait dommage, c’est la raison pour laquelle je préfère :

  • L’Alfalfa, qui possède un petit goût tout doux, elle est riche en vitamines A, B1, B2, B3, C, D, E, K et U, sels minéraux (calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium, sodium, soufre), oligo-éléments (cobalt, iode, manganèse, zinc).  Elle possède des vertus antioxydantes et contient les 8 acides aminés essentiels pour notre santé. L’Alfalfa est riche en protéines végétales de haute qualité, elle contient des acides gras essentiels qui aident à lutter contre le cholestérol. Elle est aussi appréciée pour ses vertus reminéralisantes, régénérantes, tonifiantes, détoxifiantes et anti-stress. On la conseille aussi dans les troubles de la ménopause et pour lutter contre l’ostéoporose. Par sa concentration en minéraux alcalinisants, elle aide à régulariser l’équilibre acido-basique.

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  • La graine de haricot mungo, qui possède une saveur discrète proche des pois.  Riche en protéines végétales (24 %) et en lipides (dont la lécithine), elle contient des vitamines (A, B1, B2, B3, B6, C, E, H, K), des sels minéraux (fer, potassium, calcium, magnésium, phosphore). Ses germes peuvent se consommer crus en salade, ou être sautés au wok ou à la poêle.

    Ils contribuent à la régulation de l’insuline, font baisser la tension et le cholestérol, sont également connus pour leur très grande richesse en phyto-oestrogènes et améliorent l’état des cheveux et les ongles. Une petite graine faite pour nous, les filles 😉

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  • La graine de tournesol, qui possède un goût très agréable. On peut la consommer dès que le germe pointe, ou attendre l’arrivée des jeunes pousses en 3 jours environ. La tige est plus consistante que l’alfalfa par exemple, on peut donc en faire une petite salade à elle seule.
    Riche en vitamines B1, B3, B6, B12, D, en protéines végétales, elle est très facile à cultiver et à accommoder.

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J’en fais quoi de mes graines germées ?

C’est la question récurrente, on veut bien consommer des graines germées, mais on ne sait pas vraiment où les poser pour que le résultat soit beau et bon. Et bien, moi je pense qu’il ne faut pas se prendre la tête, et qu’il faut tenter toutes les associations…Par exemple, sur une tartine de purée d’avocat 😉

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Pour cela il suffit de mixer :

  • 1 avocat
  • 1cm de gingembre
  • 1cc de tahini (ou plus selon les goûts)
  • 2 feuilles de menthe
  • un trait de lait de coco (+ou- en fonction de la consistance désirée)
  • sel, poivre

On tartine généreusement des tranches de pain avec ou sans gluten, légèrement toastées, et on parsème copieusement :

  • de nos graines chouchou
  • de rondelles de radis rose

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Et avec le reste de purée d’avocat, je prépare une petite soupe froide en allongeant la préparation avec du lait de coco ou du bouillon de légumes refroidi.

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Et pour Nadine qui n’est pas très copine avec l’avocat, voici un plan B, une petite poêlée « green » aux graines germées 😉

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Pour cela il te suffit de réunir, dans une poêle contenant une cs d’huile de coco et après les avoir émincés :

  • un poireau
  • 2 courgettes
  • 1 grande branche de choux Kale (juste les feuilles)
  • des herbes du potager (estragon, persil, ciboulette, coriandre…)
  • sel, poivre, gingembre râpé

Les légumes doivent rester croquants.

Pour la version Thermomix, on programmera 30 minutes à 60 degrés en ayant ajouté un peu d’eau, pour obtenir une cuisson à basse température qui conservera la couleur, la saveur et les vertus nutritionnelles des légumes.

Pour le crunchy quelques noix du Brésil concassées et nos lovely graines …

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Voilà, les filles, il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans la culture intensive des graines germées, ce n’est que du bonheur vous verrez 😉