Le bar à « energy balls » est ouvert…

 

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Pas de doutes le froid est là, et avec lui on assiste impuissants à une sorte de perte incontrôlée d’énergie, comme si nos réserves étaient calquées sur le thermomètre et la chute vertigineuse de ses températures…

Sans parler des petites tensions émotionnelles qui en découlent et qui forcément impactent nos ressources, grignotent toutes nos bonnes résolutions et soufflent discrètement sur notre petite flamme intérieure, rendant plus vulnérable notre immunité et notre équilibre …

Et pourtant s’il y a bien un mois où il ne faut pas flancher, un mois où chaque jour réserve son lot de jolies surprises et de joyeuses corvées, c’est bien décembre, l’interminable, festif jusqu’à sa dernière seconde, pour accueillir comme il se doit la nouvelle année…

Alors croyez-moi les filles, il va nous en falloir de l’énergie et de la bonne humeur pour survivre dans les files d’attente des grands magasins, dans les parkings, dans les embouteillages, sans parler des épidémies malveillantes qui nous guettent au moindre nez qui coule, à la moindre petite baisse de tonus…

La solution ? Une sélection rigoureuse de tout ce que nous intériorisons, tant au niveau physique qu’émotionnel.

Car, c’est évident, notre nourriture compte autant que les pensées que nous cultivons, et il ne faut pas laisser s’installer la mauvaise herbe émotionnelle, sous peine de la laisser polluer nos jolis massifs en fleurs…

C’est la raison pour laquelle on priorisera surtout des aliments énergisants mais sains, des calories qui vont nous reconstruire plutôt que de nous plomber, exit donc les sucres raffinés, et les mauvaises graisses…

On mettra en place quelques petites routines anti-blues, des guirlandes lumineuses de bonheur, des bougies réconfortantes, un feu de cheminée qui crépite, un bon thé chaud aux épices partagé avec une amie de coeur, bref tout ce qui peut nous aider à créer un cocon chaleureux dans lequel on aura plaisir à s’abandonner, mettant ainsi le curseur « happy » de notre mental au maxi, malgré le froid, les journées sans fin et les petits tracas du quotidien.

Alors pour commencer les filles, quoi de mieux que quelques petites douceurs healthy, énergisantes et absolument délicieuses?

Avec celles que l’on nomme « energy balls » dont les vertus bien connues outre Atlantique ne sont plus à prouver, on fait le bon choix à coup sûr.

Elles débarquent maintenant chez nous pour impacter joyeusement notre moral, notre métabolisme, et notre système immunitaire tout entier.

Et d’ailleurs, croyez-vous qu’il s’agisse d’un hasard si on les nomme aussi « bliss balls »? Bliss signifiant félicité, bonheur absolu…

A l’origine, c’est un pur produit de la médecine Ayurvédique, utilisé pour stimuler la digestion et les fonctions dépuratives de l’organisme, tout en apportant un carburant de qualité, et un moment plaisir.

Les yogis en sont addict, car leur énergie parfaitement dosée convient très bien pour un encas à consommer 2 heures avant une pratique intense.

Si vous n’y avez jamais goûté, il s’agit le plus souvent d’une pâte de dattes, à laquelle on ajoute des amandes ou autres oléagineux broyés, des épices, le tout étant ensuite modelé en forme de petites balles puis roulé dans de la coco, des graines de sésame, de la poudre de cacao cru, des baies de goji…bref tout ce qui vous fera plaisir et vous permettra de vous donner envie de quitter votre canapé, pour une petite marche en forêt ou au bord de l’océan, une séance de Pilates ou de Yoga…un tête à tête avec …le Père Noël 😉

Les spécialistes de l’ayurvéda y rajoutent des graines d’épices digestives comme le cumin, la cardamome ou le fenouil pour équilibrer l’organisme.

Vous en conviendrez, le concept est super easy, et à la portée de tout placard normalement constitué.

Le topping peut paraître totalement déjanté, mais il pose, en réalité, la promesse de super pouvoirs à la clef grâce à des ingrédients dûment sélectionnés pour leurs  qualités nutritives et leurs effets positifs sur notre organisme et notre moral.

En plus, ces petites gourmandises, ne contiennent aucun  sucre raffiné grâce à l’usage des fruits secs et plus particulièrement d’un fruit miraculeux : la datte.

Débordante de vitamines, sels minéraux, oligo-éléments, cuivre, zinc et magnésium, la datte possède un vrai pouvoir énergisant. Recommandée pour combattre le mauvais cholestérol, ce fruit apporte moins de 23 calories à l’unité, ainsi que tous les nutriments dont notre corps à besoin.

Et ce qui ne gâche rien, c’est son pouvoir sucrant sans pareil, sa texture onctueuse, son goût caramel à tomber, avec les energy balls, c’est sûr l’hiver vous paraîtra moins long!

Alors, je ne sais pas vous, mais moi je suis impatiente d’essayer  😉

Ce qu’il me faut pour une dizaine de petites boules de bonheur :

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  • 50 g de flocons d’avoine (sans gluten en ce qui me concerne)
  • 50 g de purée d’oléagineux (amandes, noix de cajou…)
  • 8 à 10 dattes
  • 2 cc d’épices (cannelle, cardamome, badiane, gingembre…)

En option :

  • 2 cs de poudre de cacao cru
  • 1 cc de thé matcha
  • 2cs de baies de goji
  • 1 cs de poudre de maca…

Pour le topping, au choix :

  • noix de coco râpée
  • baies de goji
  • noix, noisettes, amandes, pistaches, noix de cajou concassées
  • poudre de cacao cru
  • pollen
  • graines de chanvre
  • graines de sésame grillé
  • kasha ou kacha 😉

C’est parti !

  1. Je commence par réduire les flocons d’avoine en une poudre très fine, puis j’ajoute la purée d’oléagineux, les dates dénoyautées coupées en petits morceaux et les épices.
  2. Je mixe le tout jusqu’à obtenir un pâte collante mais ferme.

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Je peux en rester là ou bien ajouter de la poudre de cacao cru, ou tout autre ingrédient listé en option.

Puis arrive le moment le plus ludique!

Je forme de jolies boules bien rondes que je vais rouler dans le topping de mes rêves.

C’est délicieusement régressif, et me rappelle la pâte à modeler…

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Laissez libre cours à votre imagination, et surtout écoutez les besoins de votre corps.

Ainsi en choisissant le pollen, par exemple, on obtiendra de véritables gourmandises thérapeutiques qui renforceront notre immunité.

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Ses vertus ne sont plus à prouver, il stimule les systèmes nerveux et endocriniens, et participe à la désintoxication du système digestif et urinaire, ainsi qu’à la minéralisation des os et des tissus. Il permet d’entretenir la flore intestinale. D’une manière générale, il est très intéressant pour:

  • les états de fatigue physique, nerveuse et mentale.
  • le vieillissement prématuré avec des carences en vitamines et minéraux (stress oxydatif, ostéoporose, problèmes de vision…)
  • il régule aussi le pH sanguin
  • les problèmes digestifs
  • les problèmes endocriniens relatifs au pancréas
  • la baisse de l’immunité et la prévention des maladies cardio-vasculaires
  • la croissance des enfants

Donc il vous suffit, pour terminer, de rouler joyeusement vos petites balles dans l’ingrédient choisi, et de stocker toute votre petite production dans une boîte hermétique que vous conserverez au réfrigérateur.

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Côté conservation c’est une huitaine de jours, mais entre nous, vous aurez beaucoup de mal à attendre jusque là…

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Très pratiques à déposer dans votre lunch box ou votre sac de sport, ou pourquoi pas comme gourmandise à offrir ou recevoir dans un calendrier de l’avent…

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Deepak Chopra, le Pape de la médecine alternative et de l’ayurveda explique que les bliss balls au sésame favorisent une digestion saine et purifient le corps et l’esprit…

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Vous pouvez parfaitement, si vous n’aimez pas les dattes, utiliser des raisins secs, ou  des baies de goji, environ une tasse, que vous aurez préalablement trempé dans de l’eau.

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Alors cette année à Noël, c’est décidé, moins de chocolats qui engorgent le foie, et plus de « bliss balls » pour détoxifier notre corps, et « allumer le feu » …digestif, car il est l’essentiel de la vie…

Il nettoie le corps et le mental, tout en permettant de digérer les événements de la vie quotidienne, pour nous apporter lumière et joie intérieure…

 

 

Noix de St Jacques, poireaux et kasha en habits de fête…

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Les soirs de fête approchent à grands pas, et il faut bien l’avouer, l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous…Chaque année c’est la même chose, il faut cultiver l’art d’être originale, efficace, créative, mais sans perdre la raison, car les agapes vont s’installer, puis se succéder, et si l’on veut tenir la distance, tout en restant au top de sa forme, mieux vaut se ménager….

Il existe un aliment qui n’a pas son pareil pour donner un petit air de fête à nos tables, tout en restant super healthy, un mets de saison, fin et raffiné, la noix de Saint Jacques.

Tout comme l’huître, la coquille Saint Jacques est un mollusque filtreur, ce qui signifie qu’elle ne se nourrit que de plancton végétal.
Côté calories, elle affiche seulement 80 Kcal/100g, autant dire qu’elle ne sera pas la première à être incriminée en cas de prise de poids inopinée. On ne peut pas en dire autant des beurres blancs et autres sauces béchamel, qui cherchent à la « gratiner » à tout prix, histoire de la faire basculer du côté obscur de la force !

Mais entre nous, la noix de Saint Jacques est un produit d’une telle finesse et d’une telle fraîcheur qu’un simple filet de très bonne huile vierge, et la compagnie de quelques légumes « intelligents » suffiront à la sublimer…

  • Excellente source de protéines : avec plus de 15g aux 100g, la coquille Saint Jacques est, comme l’ensemble des produits de la mer, source de « bonnes » protéines indispensables aux muscles.
  • Riche en Oméga 3 : pourtant pauvre en lipides, ce mollusque contient des acides aminés essentiels à notre organisme. Des Oméga3  favorisant le bon fonctionnement circulatoire, hormonal et immunitaire, lui confèrent un effet protecteur contre les maladies cardio-vasculaires et inflammatoires.
  • Excellente source de vitamine B12 : une portion de 100gr suffit à couvrir 60% des apports journaliers recommandés. Cette vitamine est très importante pour la fabrication des cellules et des globules rouges. Grande absente des tables végétariennes, c’est donc l’occasion ou jamais d’en faire le plein.
  • Une mine de sélénium : ce puissant antioxydant aide à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire prématuré. Il est aussi reconnu pour sa contribution au bon fonctionnement de la thyroïde, et possède une action anti-toxique, c’est à dire qu’il a la faculté de neutraliser les métaux lourds absorbés par l’organisme et  à éloigner certaines affections virales.
  • Phosphore et iode : ce mollusque bivalve offre des quantités importantes de phosphore, le 2ème minéral le plus présent dans le corps après le calcium. Formation des os, des dents, croissance des tissus, ce constituant cellulaire est indispensable à notre organisme. L’iode, nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes, est aussi bien présente dans la coquille Saint Jacques.
  • Source de fer, le coquillage renferme pas moins de 3,5mg aux 100gr et de magnésium, 40 mg pour 100gr.

Côté légumes, et pour un effet détox , on invitera volontiers le poireau, qui aidera à lutter contre la rétention d’eau. Très riche en sels minéraux il contient :

  • du fer pour les globules rouges ,
  • du magnésium contre le stress,
  • du soufre contre les fermentations intestinales,
  • de la silice pour la souplesse des os et de la peau,
  • du manganèse pour une bonne digestion,
  • de l’acide phosphorique tonique du système nerveux,
  • du calcium pour le système osseux et le métabolisme général.

Bien pourvu en azote c’est un bon constructeur et régénérateur. Il renferme également de la vitamine B et C.

Grâce au mucilage et à la cellulose qu’il contient, il exercera une action bénéfique sur l’intestin qu’il nettoiera et lubrifiera. Intéressant en ces périodes d’orgies alimentaires, non ?

Mais ce n’est pas tout, il semblerait que ce petit légume possède aussi des vertus « good mood » dues à l’action d’un flavonoïde, le kaempferol, un anti-oxydant qui permet de maintenir stable le taux de sérotonine et de dopamine, deux neurotransmetteurs importants au niveau du cerveau pour lutter contre le stress et procurer une sensation de bien-être.

Et pour finir, on va ajouter du kasha ou sarrasin torréfié, pour son petit goût de noisette et son crunchy sans pareil, vous allez voir qu’il a, lui aussi tout pour plaire.

Ce n’est pas un hasard si les asiatiques ne jurent que par lui.

Elles le dégustent sous forme de « sobacha », c’est à dire en infusion, pour son petit goût noisette et parce qu’il renferme d’avantage d’antioxydants que le thé vert.

Le sarrasin n’est pas comme on pourrait le penser une céréale, mais il fait partie de la famille de la rhubarbe et de l’oseille. Il est donc dépourvu de gluten malgré son surnom de « blé noir », et c’est une bombe anti-oxydante !

Le kasha est riche en :

  • protéines dotées des acides aminés essentiels,
  • glucides,
  • composés antioxydants,
  • fer,
  • minéraux (magnésium, potassium, phosphore…)
  • vitamines du groupe B et fibres.
  • il renferme aussi de la rutine, un antioxydant de la famille des flavonoïdes, qui possède également des propriétés vasoprotectrices, bénéfiques en cas d’insuffisance veineuse.

Maintenant que tout le monde est présent, que pensez-vous d’une petite répétition générale, en costumes, et avec les décors, histoire d’être prête pour le grand lever de rideau ?

Ce qu’il me faut pour 4  :

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  • Une douzaine de noix de Saint Jacques (à adapter en fonction de l’appétit)
  • 1 betterave Chioggia
  • 1 betterave jaune
  • 3 blancs de poireaux
  • 2 courgettes
  • 1 cs de purée de noix de cajou
  • 1 boite de haricots blancs cuits
  • huile d’olive/sel/poivre
  • 2 cm de gingembre
  • 1 tige de citronnelle
  • 1 gousse d’ail
  • 3 graines de cardamome
  • des graines de sarrasin grillées (kasha)
  • 1 cc de crème de sésame noir.

C’est parti !

  • Je commence par détailler les poireaux en biseau avant de les faire cuire à la vapeur environ 20 minutes.
  • Pendant ce temps, je taille à la mandoline mes betteraves crues, les dispose sur un plat allant au four doublé d’une feuille de papier cuisson, et après les avoir fait briller avec un filet d’huile d’olive, je les fais dorer au four, 15 à 20 minutes, à 180°.

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  • Je nettoie soigneusement les Saint Jacques, en prenant soin d’ôter le petit boyau noir, le même que l’on retrouve sur le dos des crevettes, et je les rince à grande eau.

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  • Je prépare ensuite une petite marinade pour mes noix de Saint Jacques en mélangeant le gingembre et la citronnelle râpés, une pincée de sel, la gousse d’ail écrasée, les graines de cardamome. Je dispose les petits mollusques dans ce joli bain, les couvre et les oublie quelques heures au frais.

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  • Il est temps de réaliser les purées. Je mixe d’abord les courgettes préalablement cuites à la vapeur, avec un filet d’huile d’olive et un peu de sel. Puis c’est au tour des haricots blancs, de se joindre à la crème de noix de cajou, pour une séquence mixage. Après quoi, un dernier petit effort, j’opte pour un passage au tamis de la purée histoire d’avoir un onctueux absolument parfait.

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  • Je réserve ensuite la purée de courgettes dans un petit bol et remplis une poche à douille avec celle de haricots.
  • Je récupère mes petits légumes cuits au four tout dorés tout jolis !
  • Et c’est parti pour la cuisson des Saints Jacques. Je les égoutte soigneusement et les  snacke légèrement 2 à 3 minutes dans une poêle bien chaude. Il est important que l’intérieur reste bien moelleux.
  • C’est parti pour le dressage, le moment que je préfère! Je dispose mes jolies petites noix, sur une coulée de purée de courgettes, parsemée de tronçons de poireaux, et de fleurs de betteraves.
  • A l’aide de la poche à douille je dispose de la crème de haricots-cajou sur les Saint Jacques.
  • Pour finir, je parsème de graines de Kasha et de petites pointes de crème de sésame noir.

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Et voilà un joli plat, délicieux, et léger.

L’avantage de cette farandole, c’est qu’elle équilibre des protéines de grande qualité avec justesse et légèreté, des légumineuses pour les fibres, des betteraves pour les vitamines, du poireau pour anticiper la détox, et éliminer l’eau retenue dans nos tissus, et du sarrasin pour son côté « pseudo-céréale », son goût noisette et son croustillant à tomber!

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Cette recette peut très bien servir d’entrée, ou de plat principal, selon les appétits, et/ou le nombre de noix de Saint Jacques dont on dispose.

Encore un bel exemple d’association judicieuse, saine et savoureuse pour un vrai moment plaisir, qui apporte la preuve, s’il en fallait, que se l’on peut manger « healthy » tout en se régalant.

Il ne vous reste plus qu’à trouver la petite robe qui va bien, pour briller de mille feux le fameux soir, et passer un moment délicieux et inoubliable avec ceux que vous aimez…

 

Mes petits yaourts vegan homemade…

 

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L’onctuosité est une texture que l’on chérit quand le froid s’installe. L’envie de douceur se pose alors comme une évidence, un petit moment égoïste et réconfortant…

Adoucir, réhydrater, apaiser, réparer notre corps tout entier fragilisé par les températures hivernales.

Pour nous énergiser et nous reconstruire de l’intérieur place aux aliments « doudou », simples mais riches, à la texture douce, soyeuse, pour un effet calmant immédiat.

Mais attention, ce n’est pas parce que le maillot de bain est soigneusement replié au fond du tiroir, et qu’il ne ressortira pas avant de très longs mois, qu’il faut sauvagement se jeter sur n’importe quoi…Non!

Les aliments pourvoyeurs d’énergie, sont à privilégier…Mais pour éviter d’ébranler notre moral déjà fragilisé par la grisaille extérieure, et se retrouver en proie à des schémas de  culpabilité récurrents, mieux vaux zapper tous ceux qui risquent d’avoir un impact catastrophique sur nos hanches, si vous voyez ce que je veux dire…

En tête du classement de la « comfort healthy food », il y a bien sûr les soupes, veloutés, et autres douceurs fumantes, peu caloriques et hydratantes, qui diffusent lentement leur chaleur en nous, mais pas que…

La douceur laiteuse d’un bon yaourt, peut aussi ravir nos sens.

Chaque cuillère devient  très vite bonheur, douceur et volupté, grâce à un crémeux sans égal, une  texture à fondre de plaisir et un topping gourmand, tel qu’une petite coulée de miel par ci, ou une compote épicée par là…

Le lait de vache n’étant pas toléré par tous les estomacs, il est intéressant de piocher parmi l’offre « green » proposée par les laits végétaux.

Ces boissons n’ont de lait que le nom, car en réalité elles sont réalisées à partir de céréales, plantes, oléagineux ou fruits, et ont tous les atouts de leur côté :

  • absence de lactose,
  • 100% green et vegan,
  • pas de graisses animales,
  • booster d’énergie grâce aux nombreuses vitamines et minéraux qu’elles renferment.

Et le lait de coco arrive en tête du box office, avec certes un taux de lipides plus élevé qu’un yaourt au lait de vache, mais c’est justement ce bon « gras » qui va nous apaiser, nous régaler, et combler la demande affective d’un organisme en prise avec une météo capricieuse.

Il n’a que des avantages, jugez plutôt :

  • une teneur très intéressante en magnésium, anti grisaille émotionnelle, utile au fur et à mesure que la lumière  décline…
  • du potassium, très alcalinisant pout lutter contre l’acidose parfois installée par une consommation excessive de viande rouge, charcuterie, fromages…
  • du fer anti-fatigue,
  • du sélénium et du manganèse, antioxydants efficaces,
  • de la vitamine E pour un effet bonne mine,
  • de l’acide laurique pour un effet anti-infectieux
  • une teneur exceptionnelle en omégas 3 et 6 qui manquent cruellement dans l’alimentation quotidienne.

Bref, ce n’est pas un hasard s’il est invité VIP aux tables vegan!

Si vous n’avez jamais goûté de yaourt à la coco, imaginez un yaourt à la grecque enrichi de crème, une légère pointe d’acidité, contre balancée par une petite note coco…Frais, doux et soyeux à la fois.

Bref, à tomber !

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La bonne nouvelle, c’est qu’il ne contient ni lactose, ni cholestérol, et ses graisses, des acides gras à chaînes moyennes, ne sont pas stockées mais utilisées directement pour fournir de l’énergie, utile pour affronter le froid et nos journées sans fin.

Enfin, comme son cousin le yaourt classique, il renferme de « bonnes bactéries » qui favorisent un fonctionnement optimum de la flore intestinale (S. thermophilus et L. bulgaricus), ce sont elles qui donnent au yaourt son goût acidulé si particulier, mais aussi son intérêt nutritionnel, en l’enrichissant de probiotiques, ces micro-organismes vivants qui soignent nos intestins.

Résultat, une digestion facilitée et surtout une immunité imparable, et en cette période où les virus se ramassent à la pelle, on est preneuses, non ?

Bon, je ne sais pas vous, mais tout ça me donne très envie de ressortir ma bonne vieille yaourtière 😉

En plus vous ferez de sérieuses économies car les yaourts à la coco du commerce, et les yaourts aux laits végétaux en général, sont relativement chers. Les fabriquer soi-même, est un vrai jeux d’enfants et le résultat est gratifiant.

Pour faire de jolis yaourts, crémeux et qui tiennent leurs promesses, mieux vaut utiliser du lait de coco, grâce à sa teneur en bonnes graisses, ou du lait de soja, dont le taux élevé en protéines permettra une bonne fermentation.

Cela ne veut pas dire, pour autant, que vous ne pourrez pas fabriquer des « yaourts » au lait d’amande, de riz, ou de chanvre. C’est juste qu’il vous faudra fournir un petit coup de pouce à votre mixture au moyen d’agents épaississants (fécule, arrow root..) ou gélifiants (agar-agar), voire les deux, car ces boissons végétales ne peuvent fermenter. Du coup, ces petits desserts s’apparenteront d’avantage à des crèmes qu’à des yaourts, les ferments lactiques en plus…

Pour ma part, j’ai opté pour une version minimaliste et simplifiée, la plus proche du vrai yaourt, c’est à dire à base de lait (végétal), ferments, et c’est tout !

1) Yaourt au coco :

Le secret du yaourt au coco, réside dans le choix du lait.

Plus il sera concentré en coco et donc en graisses, plus le résultat sera optimal.

Regardez les étiquettes, il faut que le taux soit supérieur à 60%, c’est le cas notamment du lait de coco conditionné en boites de conserves, vous remarquerez en l’ouvrant que le lait est  presque solidifié à l’intérieur. Bannissez les boissons à base de coco, et l’eau de coco.

Ce qu’il me faut pour 4 petits pots environ :

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  • 400 ml de lait de coco à plus de 60% d’extrait de coco
  • 1g de ferments lactiques

Vous pourrez trouver le lait de coco et les ferments lactiques soit en magasins bio soit directement en supermarché.

C’est parti !

D’abord je me précipite à la cave ressortir ma bonne vieille yaourtière, qui n’a pas pris une ride, juste quelques grammes…de poussière.

  • Je mélange le lait de coco et les ferments
  • Je verse la préparation dans des pots et les place dans la yaourtière pendant 12h

DSC_0008.JPGPetite astuce, je branche ma yaourtière après dîner et je la laisse faire tranquillement son travail de petite fée toute la nuit…

  • Le lendemain matin, c’est magique, les yaourts sont prêts, fermes à souhait, il ne me reste plus qu’à les réfrigérer au moins 2H avant de pouvoir y goûter…

Si votre yaourt présente un léger dépôt d’eau au fond du pot ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal.

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Ces yaourts sont de véritables petites gourmandises, qui pourront agrémenter un brunch ou un petit déjeuner en y ajoutant du muesli, des myrtilles fraiches ou tout autre fruits, des copeaux de noix de coco fraîchement râpée, des coulis, ou des éclats de raw chocolate..
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 Mais vous pouvez aussi les ajouter à un curry de légumes ou de lentilles pour donner une petite note d’onctuosité acidulée à votre plat…
2) Les yaourts au lait de soja :
Le lait de soja est celui qui se prête le mieux à la fabrication de jolis yaourts onctueux à souhait, sans autre ajout que de ferments lactiques. Il est moins gras et calorique que le lait de coco, vous pourrez donc en consommer plus souvent.
Vous pouvez même utiliser à la place des ferments lactiques, l’un de vos yaourts ou un yaourt que vous aurez acheté, sans dépasser 5 tournées.
Ce qu’il me faut pour environ 8 yaourts :
– 1l de lait de soja nature ou aromatisé
– 1 sachet de ferments lactiques (ou un yaourt)
Mélanger le lait de soja aux ferments lactiques à l’aide d’un fouet. Vous pouvez ajouter le contenu d’une gousse de vanille ou bien utiliser un lait de soja déjà aromatisé (vanille, chocolat, matcha…) vous pouvez aussi ajouter une boite de lait de coco au lait de soja, pour une version « soja-coco » très savoureuse…
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Répartissez ensuite la préparation dans des petits pots et déposez-les pour au moins 8 heures dans votre yaourtière.

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Je fais comment si je n’ai pas de yaourtière ?

Pas de panique, les filles, vous pouvez quand même déguster de délicieux yaourts  maison, même sans yaourtière…

J’ai un auto-cuiseur ou une cocote minute !

Il suffit de mettre quelques centimètres d’eau au fond, de porter cette eau à une température juste chaude (environ 45°C), et de placer les pots de yaourts dans l’eau comme au bain marie.

Fermez l’autocuiseur et laissez pendant 5 h. minimum, sans cuisson bien sûr, dans une pièce de préférence chaude ou près d’un radiateur, puis rangez les pots au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

J’ai un Thermomix !

Je verse de l’eau bouillante dans le bol du Thermomix, et j’installe les petits pots de yaourt dans le panier Varoma, je referme le couvercle, et pour éviter que la chaleur ne s’échappe je pose une serviette de toilette pour bloquer les issues.

Je programme  5 min/100°C/Vit 1 et j’abandonne mes petits pots toute la nuit, pour le lendemain matin les réfrigérer au moins 2h avant la dégustation!

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Le résultat est vraiment top, on obtient des yaourts vraiment consistants, et délicieux…

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Pour un prix dérisoire, et avec très peu d’ingrédients et d’efforts, il faut l’avouer !